Extrait du discours du pape aux artistes, samedi :
Chers Artistes, au moment de conclure, je voudrais vous adresser, comme mon Prédécesseur, un appel cordial, amical et passionné. Vous êtes les gardiens de la beauté ; vous avez, grâce à votre talent, la possibilité de parler au cœur de l'humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espoirs, d'élargir les horizons de la connaissance et de l'engagement humain. Alors soyez reconnaissants des dons que vous avez reçus et pleinement conscients que vous avez la grande responsabilité de communiquer la beauté, de faire communiquer dans la beauté et à travers la beauté ! Soyez vous aussi, à travers votre art, annonciateurs et témoins d'espérance pour l'humanité ! Et n'ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent pèlerins, dans le monde et dans l'histoire, vers la Beauté infinie ! La foi n'enlève rien à votre génie, à votre art. Au contraire elle les exalte, les nourrit, les encourage à franchir le seuil et à contempler avec des yeux fascinés et émus le but ultime et définitif, le soleil sans crépuscule qui illumine et embellit le présent.
(N.B. Pour le moment, on ne trouve la traduction française de ce texte que sur Chiesa. Il y a une erreur dans la traduction de la citation de Dostoïevski. La phrase véritable, correctement citée par le pape en italien, dit ceci : « L'humanité peut vivre sans la science, sans pain ; il n'y a que sans la beauté qu'elle ne pourrait plus vivre, car il n'y aurait plus rien à faire au monde. »)
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Saint Clément Ier
Les grands ne peuvent être sans les petits, ni les petits sans les grands; il y a en toute espèce de chose un certain mélange, en quoi réside son utilité. Prenons (exemple de) notre corps : la tète sans les pieds n'est rien ; de même les pieds, rien sans la tête. Les moindres membres de notre corps sont nécessaires et utiles au corps entier ; ou plutôt tous conspirent et servent, par une subordination unanime, au salut du corps entier.
Qu'il soit donc conservé en son intégrité le corps que nous formons en Jésus-Christ ; que chacun se subordonne à son voisin, selon le charisme dont il a été investi. Que le fort prenne soin du faible, que le faible respecte le fort ; que le riche fournisse aide au pauvre, que le pauvre remercie Dieu de lui avoir donné quelqu'un pour suppléer à son indigence. Que le sage manifeste sa sagesse, non par des paroles mais par de bonnes actions ; que l'homme humble ne témoigne pas en sa propre faveur, mais qu'il laisse à un autre le soin de lui rendre témoignage. Que celui qui est chaste dans sa chair ne s'en vante pas, sachant que c'est un autre qui lui accorde (le don de) la continence. [U]Calculons donc, frères, de quelle matière nous avons été formés, quels nous étions et qui nous étions en entrant dans le monde, de quelle tombe, de quelles ténèbres, notre auteur et créateur nous a fait passer dans le monde qui est le sien, où il nous avait préparé ses bienfaits dès avant notre naissance. Puisque nous tenons tout de lui, nous avons le devoir de lui rendre grâces de toutes choses. A lui la gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
(Epître de saint Clément de Rome aux Corinthiens, 36-37)