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  • Grand Orient : la crise de la mixité…

    La justice du Grand Orient de France a annulé le vote du convent, le 4 septembre dernier, qui refusait la mixité des loges.

    Deux loges ont fait appel de ce vote devant la Chambre supérieure de justice maçonnique, au motif que le président du convent, qui n'est pas le Grand Maître, avait modifié l'intitulé de la question soumise au vote, sans passer par la commission des vœux et règlements.

    Le vote du convent est donc annulé et le Conseil de l'ordre du GODF doit décider de convoquer un convent exceptionnel ou de reporter le nouveau vote jusqu'au prochain convent annuel, en septembre 2010.

  • 100 %

    En février dernier, on apprenait que 7.800 vélos en libre service à Paris (Velib) avaient disparu et que 11.600 avaient été vandalisés.

    Comme on pouvait s'en douter, ça ne s'est pas arrangé. Désormais il est officiel que la totalité du parc, soit 20.600 vélos, a été volée ou vandalisée.

    Le coût est estimé à 8,5 millions d'euros.

  • Dans un état végétatif, qu’ils disaient

    En 1983, Rom Houben est victime d'un accident de voiture. Ce Belge de 20 ans est hospitalisé dans un coma profond. Selon les médecins sa conscience est « éteinte », il est dans un état végétatif.

    Sa mère ne veut pas le croire. Elle est même persuadée que son fils comprend ce qu'elle lui dit. Elle explique aux médecins que lorsqu'elle lui demande de bouger les yeux dans telle direction, il le fait. Les médecins lui répondent que c'est un tic nerveux.

    Il y a trois ans, elle s'adresse à un nouveau neurologue, le Dr Laureys de l'université de Liège. Celui-ci découvre que si Rom est paralysé, il est néanmoins parfaitement conscient de ce qui se passe autour de lui.

    Aujourd'hui, Rom vit dans un établissement spécialisé, et il peut communiquer en se servant d'un ordinateur. Son premier message : « Je m'appelle Rom. Je ne suis pas mort. » Et il a le sens de l'humour. Il explique que les infirmières qui s'occupaient de lui se racontaient à haute voix leurs aventures amoureuses, et qu'à force d'entendre leurs confidences il est devenu « expert en relations humaines ». Il dit aussi qu'il criait mais qu'on ne pouvait pas l'entendre. Et qu'il ne veut « blâmer personne », car « ça ne ferait pas de bien ». Mais il souligne qu'il doit la vie à sa famille, car « tous les autres avaient abandonné ».

    « Pendant tout ce temps [23 ans !], je rêvais d'une vie meilleure. La frustration est un mot trop faible pour décrire ce que je ressentais... Je n'oublierai jamais le jour où on a identifié mon problème. Cela a été comme une seconde naissance. »

    Le Dr Laureys, qui vient de faire connaître cette histoire en publiant un article sur le cas de Rom, considère que c'est loin d'être un cas isolé, et que de nombreux patients dont on considère l'état comme végétatif sont en fait mal diagnostiqués.

    Comme le souligne le Daily Mail qui a publié trois articles sur le sujet, cet événement pourrait [ou plutôt devrait] relancer le débat sur l'opportunité de mettre fin à la vie de personnes plongées dans le coma depuis des années et dont on estime qu'elles ne recouvreront jamais leurs facultés.

  • Saint Jean de la Croix

    Le feu matériel appliqué au bois commence par le dessécher, il en expulse l'humidité et lui fait pleurer toute se sève. C'est alors qu'il commence par le rendre peu à peu noir, obscur, vilain, il lui fait répandre même une mauvaise odeur ; il le dessèche insensiblement, il en tire tous les éléments grossiers et cachés qui sont opposés à l'action du feu. Finalement, quand il commence à l'enflammer à l'extérieur et à l'échauffer, il le transforme en lui-même et le rend aussi brillant que le feu. En cet état, le bois a déjà en lui les propriétés et les forces actives du feu. Il est sec et il dessèche ; il est chaud et il réchauffe ; il est lumineux et il répand sa clarté ; il est beaucoup plus léger qu'avant, et c'est le feu qui lui a communiqué ces propriétés et ses effets. (...)

    Nous devons raisonner de la même manière avec ce feu divin d 'amour de contemplation qui, avant de s'unir à l'âme et de la transformer en soi, la purifie d'abord de tous ses éléments contraires. Il en fait sortir toutes ses souillures, li la rend noire, obscure ; aussi apparaît-elle pire qu'avant, beaucoup plus laide et abominable qu'avant. Il lui semble évident que, non seulement elle est indigne du regard de Dieu mais qu'elle mérite qu'il l'ait en horreur. (...)

    Si le bois s'enflamme plus ou moins vite, selon qu'il est plus ou moins disposé à recevoir le feu, l'âme, de son côté, s'embrase de plus en plus d'amour au fur et à mesure qu'elle se dépouille et se purifie par le moyen de ce feu d'amour.

    (La nuit obscure)