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Salvatore Cordileone vs Nancy Pelosi

Il a osé. Mgr Salvatore Cordileone, l’excellent archevêque de San Francisco, a interdit à Nancy Pelosi (qui habite dans le diocèse) d’accéder à la sainte communion tant qu’elle se dirait favorable à l’avortement. Il rappelle qu’il a averti plusieurs fois la présidente de la chambre des députés et qu’il a dû prendre cette décision en raison « de la faute grave qu’elle est en train de perpétrer, du scandale qu’elle est en train de causer et du danger qu’elle est en train de prendre pour sa propre âme ». Dans sa notification à Nancy Pelosi, il rappelait : « Un législateur catholique qui soutient l’accès à l’avortement, après connaissance de l’enseignement de l’Eglise, commet un péché grave qui est la cause d’un très sérieux scandale pour les autres. En conséquence, le droit canonique universel prévoit que de telles personnes “ne sont pas admises à la Sainte Communion” (can. 915) ».

Une douzaine d’évêques des Etats-Unis ont aussitôt exprimé leur soutien à leur collègue de San Francisco. Ce qui va au-delà des quelques évêques connus pour leur militantisme pro-vie. Mais le document de l’épiscopat sur la « cohérence eucharistique » l’an dernier avait été adopté à une large majorité. Sans conséquences, toutefois, jusqu’à la décision de Mgr Cordileone.

Le conseil éditorial du San Francisco Examiner demande à François de destituer Mgr Cordileone et de le remplacer « par un dirigeant qui unit au lieu de diviser ».

On attend bien sûr avec intérêt la réaction de François envoyant paître les journalistes.

La lettre de l’archevêque à Nancy Pelosi est de vendredi dernier. L’approbation du pape m’a échappé.

Commentaires

  • C'est très bien ce que fait Mgr. Cordileone. Mais on peut s'étonner, avec Michael Voris, le fondateur de Church Militant, qu'il lui ait fallu 10 ans pour interdire à Pelosi de communier...

    Et avant que Mgr. Cordileone prenne ses fonctions, ses prédécesseurs n'avaient pas bronché devant les sacrilèges à répétition de la Pelosi qui continuait à communier !!! Et moi qui croyait que les partisans actifs de l'avortement sont ipso facto excommuniés...

    Et cette mascarade a été tolérée pendant 35 ans par les évêques successifs de San Francisco, soit la durée de la vie politique de cette dame à ce jour. Trente-cinq ans de sacrilèges sans que la digestion desdits évêques en soit troublée...

    Cela dit, merci quand même à Cordileone, il n'est jamais trop tard pour bien faire... Et que Dieu pardonne aux autres le péché mortel qu'ils ont commis en laissant faire...

  • La luciférienne Pelosi s'est empressée de communier quelques jours après des mains du curé d'une paroisse "à la pointe". Et mon petit doigt me dit que Bergoglio el Demonio va soutenir la luciférienne, comme il fait des mamours à Jobidon qui continue à recevoir la communion de braves jésuites "ouverts" aux "hommes de foi" (comme Jobidon, bien entendu)
    Cela fait des années que Mgr Cordileone prévient Pelosi. Celle-ci étant excommuniée "latae sententiae" et sa faute étant publique, tous les prêtres catholiques qui croient encore en la Présence Réelle, doivent lui refuser la communion.

  • Il faudrait que notre expert en droit canon, le Père Manganate (évêque in partibus de Potassium), daignât nous éclairer sur ce point obscur : où commence et où s'arrête le refus de la communion par un officiant à un pécheur public ou qu'il juge tel ? C'est un point très délicat sur lequel l'Eglise a, depuis toujours, n'en doutons pas, un jugement aussi subtil que nuancé.
    Je pense qu'un curé de paroisse a juridiction sur ses paroissiens et qu'un évêque a juridiction sur son diocèse et que ni l'un ni l'autre ne sont habilités à refuser la communion à un péquin qui vient assister à la messe sans être de la paroisse ou du diocèse.
    Je dois vous avouer, confidentiellement, qu'il y a eu une longue époque, dans ma vie (vers l'adolescence, ça ne vous étonnera pas, mais encore bien au-delà), où j'étais en révolte contre le Dieu dans lequel on m'a baptisé. J'ai été à des messes de Pâques, de Noël, en famille, des enterrements, le genre de trucs où ça faisait vraiment mauvais genre de ne jamais communier. Mais je ne communiais pas et c'est pourquoi le Bon Dieu m'a un peu relevé, pas complètement mais un peu.
    C'est quand même d'abord une affaire très intime de communier ou non. Je ne dis pas subjective, je dis intime.

  • Saint-Simon raconte qu'à la Pâques 1722 il s'efforça de persuader le Régent, son ami, de s'éloigner du Palais-Royal, où il devait résider à l'époque, pour aller ne point faire ses Pâques, mais avec humilité et en un lieu obscur, loin de Paris. Le Régent ne l'écouta pas et alla communier publiquement, au scandale de la populace, dans je ne sais plus quelle église parisienne.
    Constat de cette cette immense méchante plume de Saint-Simon, dont je ne jurerais pas du salut éternel : "Ce fut la dernière communion de ce malheureux prince."

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