Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Insupportable

Il y a longtemps qu’on a compris que François va abroger l’interdiction de la contraception, comme il a abrogé l’indissolubilité du mariage. La dernière étape en date est une conférence du professeur de théologie morale (sic) Maurizio Chiodi, un proche du pape, qui vient d’être nommé à l’Académie pontificale pour la vie et a publié en 2006 un livre qui soutient la licéité de la procréation artificielle. La conférence a été donnée le 14 décembre à l’Université pontificale grégorienne dans le cadre d’un cycle de rencontres sur Humane vitae à l’occasion du cinquantenaire de l’encyclique. Cette conférence, qui avait été dénoncée, notamment par LifeSite, a été publiée dimanche 28 janvier, dans le supplément « Nous, la famille et la vie » du quotidien de la Conférence épiscopale italienne Avvenire.

La thèse de Chiodi est que dans certaines circonstances l’utilisation de méthodes non naturelles pour la régulation des naissances est non seulement autorisée mais constitue une exigence morale.

Le noyau dirigeant des évêques italiens explique que la position de Chiodi est un « développement de la tradition », sous le titre : « Du pape Montini à François, développement dans la fidélité ».

Il s’agit du contraire de l’enseignement de Humanae vitae, et ils osent invoquer la fidélité et la tradition.

Il nous manque un Pascal. Parce que, pour ce qui est de l’hypocrisie, les jésuites du XVIIe siècle sont enfoncés.

Commentaires

  • « Cette position [de Chiodi] s’insère avec autorité dans le débat en cours et il ne faudrait pas la comprendre comme un dépassement ou une critique de ‘Humanae vitae’, il s’agit d’un texte qui est et qui demeure le fruit d’un choix prophétique et courageux pour l’époque et au vu de la situation historique dans laquelle le Pape Montini l’a élaborée, non sans tourments et non sans avoir clarifié qu’il s’agissait d’un magistère qui n’était ni infaillible ni irréformable. Dans cette perspective, il faut comprendre la réflexion de ce théologien comme une proposition qui entend représenter le développement d’une tradition. Et une tradition, pour être vivante et continuer à parler aux femmes et aux hommes de notre temps, de doit pas être sclérosée mais dynamisée, c’est-à-dire rendue cohérente avec une société qui est en pleine mutation. Don Chiodi a le courage de définir le problème qui se pose depuis des décennies aux théologiens et aux experts en pastorale. Les méthodes naturelles sont-elles vraiment la seule voie possible de planification des naissances ? ».
    Le texte a le culot de reprendre (pour le déformer) le beau concept de "tradition vivante".!!
    Ca n'a aucun rapport, mais depuis hier le blog de B Antony n'existe plus : sait-on pourquoi?

  • Une femme qui ne pratique aucune sorte de régulation des naissances peut facilement avoir dix enfants , n'ayant ainsi aucune possibilité de travailler. L'Eglise ne peut pas conseiller aux couples de laisser simplement faire la nature, à moins d'une situation sociale très privilégiée.
    Mais les méthodes de contraception que l'Eglise ne peut pas admettre, sous peine d'incohérence, sont celles :
    -qui sont crypto-abortives, au moins de façon aléatoire et non détectable (pilule et stérilet)
    -qui peuvent porter atteinte à la santé des femmes
    -qui contribuent à la pollution de l'environnement.
    On voit tout de suite que la pilule ( et tous les autres procédés hormonaux) et le stérilet entrent dans cette catégorie à bannir.
    Ceci dit, toutes les femmes ne peuvent pas utiliser des méthodes naturelles pour des raisons physiologiques propres (ex; cycles complètement anarchiques et/ou extrêmement longs)
    Pour le reste (qui n'est guère fiable), faut-il lier la licéité d'une méthode à son caractère naturel ou artificiel ?
    On voit que le débat qui essaie de poindre sous François ne peut porter que sur une frange très réduite de méthodes !

  • Les Jésuites du XVIIe étaient des saints et le libelle calomnieux de Pascal est à l'Index.
    Pour rappel, hein.

  • @AD. Merci pour ce salutaire rappel. Et s'ils n'avaient pas été un obstacle aux menées subversives des protestants et francs-maçons (pléonasme), ces derniers ne se seraient pas donné tant de mal pour les faire expulser au XVIIIe siècle de presque tous les pays d'Europe occidentale et condamner et liquider par le pape Clément XIV en 1773 (les FI et Bergoglio en comparaison, c'est de l'artisanat. Par contre le jansénisme, ce cancer d'origine puritaine, allié au gallicanisme a marqué pour des siècles les mentalités religieuses en France principalement. Pascal, je l'aime bien, mais il n'est pas blanc dans l'affaire..
    Faire le rapprochement avec les Jésuites actuels est très risqué.

  • Claudel observait que la Très Sainte Vierge n'est pas mentionnée une seule fois dans les Pensées.

  • Sans inutiles circonlocutions : Pascal était un hérétique, mais tartuffe. Point à la ligne.

    Ses "provinciales" contre les jésuites du XVIIe s. __ par conséquent contre la vraie Eglise catholique, à laquelle il substitue la peste janséniste sans l'avouer __ ses "provinciales", dis-je, sont hérétiques et ont été et restent objectivement condamnées. De ce point de vue, en matière de jugement, l'Eglise se contrefiche absolument du talent littéraire, lequel, le cas échéant, devient une prévarication d'un don de Dieu.

Écrire un commentaire

Optionnel