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  • Obama avait menti

    Seymour Hersh affirme qu’Obama mentait quand il affirmait que Assad avait utilisé du gaz sarin contre des civils. Ce n’est pas une révélation, mais une confirmation, étayée par des arguments en béton puisées aux meilleures sources du renseignement américain et britannique. Notamment les roquettes étaient des engins artisanaux ne correspondant à aucune arme de l’armée syrienne. Seymour Hersh conclut que l’on était exactement dans la même configuration que pour l’attaque de l’Irak. Ce qui était évident pour quiconque a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Sauf que cette fois la Russie a fait échouer la manœuvre.

     

  • Il s’appelle Samir

    Un tweet appelait à violer la militante anti-raciste Rokhaya Diallo, en juin dernier.

    Concert de condamnations de cet immonde racisme d’extrême droite. Et bien sûr Rokhaya Diallo portait plainte, et cela allait « calmer les fachos »…

    Manque de chance… L’énergumène s’appelle Samir, et il n’a vraiment rien d’un « facho »…

    (Si racisme il y avait, il serait à chercher d’un autre côté : Samir est un prénom arabe, Rokhaya Diallo est noire. Mais ce racisme-là n’indigne personne, et personne n'ose même l'imaginer…)

  • Bien sûr…

    La nouvelle Miss France est franco-béninoise. Elle se dit « très fière de représenter une France cosmopolite ». Et elle souligne elle-même : « Mon métissage est important. »

    N.B. - Je n'ai rien contre le fait que Miss France soit noire, jaune, arabe, métis ou blanche. Il serait toutefois préférable qu'elle soit... française. Le problème est surtout cette obsession du métissage et du cosmopolitisme, cette dictature de la pensée unique dite "antiraciste", et l'instrumentalisation de Miss France dans ce combat politique et idéologique.

  • La préface de l’Avent

    Aujourd’hui il n’y a pas de messe célébrant un saint, et hier c’était l’Immaculée Conception, donc il est logique de célébrer la messe du 2e dimanche de l’Avent.

    Et peut-être de porter attention à la superbe préface de l’Avent. D’après le peu que je sais, il semble que cette préface était l’apanage du diocèse de Paris. Puis qu’elle fut admise peu à peu « dans certains diocèses », comme disent les livres des années 1950-60. Et dans la « forme extraordinaire » (le missel de 1962), elle est étendue "ad libitum".

    Il y aurait beaucoup à dire sur ce texte, mais je me contente ici d’attirer l’attention sur les oppositions du passage commençant par « cujus veritas » :

    Le Sauveur vient pour que sa vérité instruise les ignares, pour que sa sainteté justifie les impies, pour que sa force aide les infirmes.

    On note que le mot « virtus » veut dire « force », et non « vertu », conformément à l’usage de l’Ecriture, et particulièrement des psaumes. Ce qui vient encore plus clairement de l’Ecriture, et particulièrement des psaumes, est l’affirmation selon laquelle la sainteté du Seigneur justifie les impies. Car le contraire du juste, ce n’est pas tant l’injuste que « l’impie », comme on le voit dès le premier psaume : « Le Seigneur connaît la voie des justes, mais le chemin des impies périra. » Car la « justice » biblique dépasse de très loin ce que le droit, la société, ou même la philosophie, entend par justice. Dans cette préface il s’agit de la justice de Dieu, mais l’homme doit devenir juste à la manière de Dieu. Cette justice (la seule chose que demande l’oraison de prime pour toute la journée) est très proche de la sainteté. C’est pourquoi c’est la sainteté du Seigneur qui justifie les impies : qui rend justes, capables du Royaume, ceux qui étaient impies.

     

    … per Christum Dóminum nostrum.

    Quem pérdito hóminum géneri,
    Salvatórem miséricors et fidélis promisísti :

    cuius véritas instruéret ínscios,
    sánctitas iustificáret ímpios,
    virtus adiuváret infírmos.

    Dum ergo prope est ut véniat quem missúrus es,
    et dies affúlget liberatiónis nostræ,
    in hac promissiónum tuárum fide
    piis gáudiis exsultámus.

    Et ídeo cum Angelis et Archángelis…

     

    … par le Christ notre Seigneur.

    Lui qu’en votre miséricorde et votre fidélité
    vous avez promis comme Sauveur au genre humain en perdition :

    dont la vérité instruirait les ignorants,
    dont la sainteté justifierait les impies,
    dont la force soutiendrait les faibles.

    Maintenant donc qu’approche le moment où doit venir celui que vous allez envoyer
    et que luit déjà le jour de notre délivrance,
    confiants en vos promesses,
    nous exultons de saintes joies.

    C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges…