Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Minya : trois églises et cinq écoles attaquées

    Hier, lors des rassemblements pro-Morsi :

    En tout, ce n’est pas moins de cinq écoles coptes et trois églises  qui ont été prises à partie par les Frères Musulmans en les incendiant. Du côté des institutions et établissements coptes, une source proche nous a indiqué qu’ils étaient pour la plupart détruit, saccagés, pillés ou même incendiés.

    Depuis mercredi, c’est 80 églises chrétiennes qui ont été attaquées par les partisans de M. Morsi.

  • Les Féroé contre-attaquent

    Le gouvernement des îles Féroé (50.000 habitants) a déféré hier l’Union européenne devant un tribunal arbitral de l’ONU au titre de l’annexe VII de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

    L’UE a décidé, le 31 juillet, d’interdire toute importation de harengs, et aussi de maquereaux, pêchés par les Féroé, alors qu’une réunion des Etats côtiers (ceux de l’UE ainsi que l’Islande, la Norvège et la Russie) était prévue les 2 et 3 septembre sur la question des stocks de harengs, et que les maquereaux sont plutôt en surpopulation.

    Le gouvernement des Féroé demande donc au tribunal ad hoc de l’Onu de condamner l’UE pour violation de ses obligations internationales concernant le droit de la mer, et à annuler ses sanctions.

    Ce qui est peu banal est que les Féroé, qui dépendent de la couronne de Danemark, demandent la condamnation de l’UE dont fait partie le Danemark qui soutient les Féroé…

     

  • La Corée du Nord toujours plus ubuesque

    La presse coréenne (du sud) et chinoise fait état de modifications apportées aux « 10 principes pour l’instauration du système d’idéologie unique » qui régissent tout en Corée du Nord. Ces 10 principes du « parti des travailleurs » ne sont guère que dix variations sur l’obéissance absolue que tout Coréen doit au grand chef Kim Il-sung. Mais ils se déclinent en 65 clauses qui définissent concrètement cette obéissance.

    Les 10 principes avaient été modifiés lors de l’accession au pouvoir de Kim Jong-il, en 1994 : on avait ajouté son nom à celui du grand chef Kim Il-sung, devenu président éternel.

    Il fallait donc aussi que le nouveau chef, Kim Jong-un, modifie le texte à son tour. Il n’ajoute pas son nom à celui de son père et de son grand-père : il instaure officiellement un pouvoir héréditaire : la deuxième clause de l’article 10 dit désormais que le parti et la révolution seront « éternellement » portés par « la lignée de Paektu ». Paektu (ou Baekdu) est le nom de la plus haute montagne de Corée, où est né le peuple coréen, « en 2333 » avant Jésus-Christ. C’est au sommet de cette montagne que Kim Il-sung a élaboré son idéologie. C’est au sommet de cette montagne qu’est né Kim Jong-il, « envoyé par le ciel », et même « né du ciel », et donc appelé « Etoile brillante du Mont Paektu ». A la mort de Kim Jong-il (en 2011), a rapporté la presse de Corée du Nord, la glace du lac Chon, sur le Mont Paektu, s’est brisée dans un bruit assourdissant, déclenchant une terrible tempête de neige. Puis la tempête s’est arrêtée brusquement, laissant le soleil levant illuminer le sommet enneigé. Alors « la signature de Kim Jong-il est apparue sur la montagne, indiquant “Mont Paektu, montagne sacrée de la révolution” ». Kim Jong-un est lui aussi un « envoyé du ciel », et il est né au pied du Mont Paektu. La lignée de Paektu est donc la famille Kim.

    D’autre part, toute référence au socialisme et au communisme a été supprimée, comme cela avait déjà été fait dans la Constitution en 2009. Car la seule référence idéologique doit être coréenne : c’est la pensée du président éternel Kim Il-sung, autrement dit l’idéologie Juche (Djoutché), qui n’est rien d’autre que le marxisme-léninisme auquel s’ajoutent l’autarcie, un militarisme exacerbé, et le culte de la famille Kim.

    Les 65 clauses des 10 Principes ont été réduites à 60. Il y en a toutefois une nouvelle : la « force nucléaire » est « la colonne vertébrale du pouvoir militaire et de la solidarité économique de la nation ».

    Ce qui n’est pas rassurant, surtout après les rodomontades du printemps dernier sur ce chapitre.

    En outre, l’une des clauses dénonce désormais « les bourgeois qui trafiquent en devises étrangères », ainsi que « le factionnalisme, le régionalisme et le familisme » (étant donné que selon l’idéologie officielle la Corée du Nord est « une seule famille »).

    Ci-après les "10 Principes".

    Lire la suite

  • Saint Hyacinthe

    Hyacinthe, issu de la famille silésienne des Odrowaz (prononcer Odrovonj, selon la prononciation actuelle du polonais, mais le mot était retranscrit Odrowantz en allemand), était parent de l’évêque de Cracovie, qui le fit chanoine, puis l’envoya étudier à Paris et à Bologne. Puis il l’emmena, avec un autre jeune homme de la même famille, et deux autres, à Rome, où ils rencontrèrent saint Dominique. L’évêque demanda à Dominique d’envoyer des frères prêcheurs en Pologne ; celui-ci lui répondit qu’il n’en avait pas assez, mais qu’il était prêt à former des Polonais. Les quatre jeunes gens qui accompagnaient l’évêque décidèrent aussitôt de rester avec saint Dominique. Puis ils retournèrent en Pologne et fondèrent, en 1222, le couvent de Cracovie. Hyacinthe avait une vingtaine d’années. En 1225-26 il alla vers le nord, et fonda un nouveau couvent à Gdansk. Dès la Pentecôte 1228, lors du chapitre dominicain tenu à Paris sous la présidence du bienheureux Jourdain de Saxe, était établie la province dominicaine de Pologne. Hyacinthe organisa ensuite des missions à Kiev et en Prusse. Puis il resta au couvent de Cracovie, sans jamais en être le prieur, sans jamais non plus être provincial des dominicains polonais. Il mourut le jour de l’Assomption 1257.

    On lui prête un très grand nombre de miracles, dont une vingtaine de résurrections.

    Un jour qu’il était impossible de traverser la Vistule en raison des crues, il y étendit son manteau, monta dessus et donna l’ordre à ses frères de venir sur le manteau avec lui ; et ils traversèrent ainsi le fleuve.

    Les Tatars envahissant sa mission en Ukraine, il prit le ciboire pour empêcher la profanation des hosties. Alors qu’il s’enfuyait, il entendit une voix qui venait de la statue de la Sainte Vierge : « Hyacinthe, tu as pris mon fils, et moi, tu veux me laisser ? » Or cette grande statue de marbre ne pouvait pas être déplacée par un homme seul. Saint Hyacinthe la prit sans y penser, traversa le Dniepr en marchant sur les eaux, et l’emporta jusqu’à Cracovie comme si elle ne pesait rien.

    Saint Hyacinthe est le saint patron de Cracovie. En polonais, il s’appelle Jacek (prononcer Yatçèk).