Le député Jean-Charles Taugourdeau a déposé plus de 120.000 amendements au projet de loi sur la soi-disant moralisation de la vie publique. Mais la forêt des amendements (120.000 exactement) sur les seuils qui obligent les maires à déclarer leur patrimoine a caché l’amendement qui devrait attirer l’attention sur ce scandale que constitue le fait que la maîtresse du président de la République bénéficie de l’argent public (notamment près de 20.000 € par mois pour payer ses « collaborateurs » à l’Elysée).
L’amendement en question vise donc à soumettre à l’obligation de déclaration de patrimoine et d’intérêts « l’ami ou amie, le copain ou la copine, le compagnon ou la compagne du président de la République appelés Première dame ou Premier homme ».
Le député commente : « Valérie Trierweiler bénéficie notamment d'un certain nombre d'avantages payés par le contribuable français et dont il n'a d'ailleurs pas connaissance. A ce jour, l'Etat engage ainsi des dépenses pour une personne dont le statut n'est pas déterminé et qui d'ailleurs n'a aucun lien ni juridique, ni légal avec le chef de l'Etat. Il est urgent de régulariser cette situation. »
On nous dit que l’amendement « n'a évidemment aucune chance d'être adopté ».
Pourquoi ? Parce que le sujet est tabou ? Parce qu’il est de tradition républicaine que les sujets doivent entretenir les maîtresses du monarque ?
Et l’on ne nous donne toujours pas la moindre raison qui permette à une femme qui n'a aucun lien juridique ou légal avec le chef de l'Etat de bénéficier des avantages consentis à l’épouse du chef de l’Etat.