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  • L’Egypte à la dérive

    Depuis le 4 mars s’étend dans toute l’Egypte une grève des policiers, qui protestent contre la « politisation » de la police, c’est-à-dire la nomination, à tous les postes de commandements, de fidèles des Frères musulmans. Et contre le fait qu’on leur demande de protéger en priorité, non les honnêtes citoyens, mais les dirigeants du parti islamiste.

    Des manifestations ont eu lieu en divers endroits, notamment au Caire, à Assiout, à Louqsor, ou même devant la résidence du président Morsi.

  • Des femmes cardinales ?

    Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon, a affirmé ne pas être opposé à ce que des femmes soient ordonnées cardinal, vendredi au cours d'une interview diffusée par la radio catholique RCF et la chaîne de télévision lyonnaise TLM.

    « Je ne vois pas pourquoi une femme ne pourrait pas être cardinal », a déclaré Mgr Jean-Pierre Batut, évêque auxiliaire de Lyon, sur RCF et TLM, ajoutant : « C'est une fonction qui n'est pas nécessairement masculine. » Et expliquant : « Il y a des femmes extrêmement compétentes... des théologiennes, des femmes qui ont toutes les compétences pour siéger dans les organismes du Saint Siège même à un très haut niveau. »

    Ces propos montrent que même un évêque ne sait plus ce qu’est un cardinal. Ce n’est pas de sa faute, mais celle des papes successifs qui ont peu à peu laisser se diluer puis quasiment disparaître la notion originelle du cardinalat.

    Un cardinal est à l’origine un des évêques « suburbicaires » (des évêchés qui entourent Rome), ou un curé d’une paroisse romaine, ou un diacre d’une paroisse romaine (d’où les titres qui existent toujours de cardinal-évêque, cardinal-prêtre et cardinal-diacre). Il s’agit donc du clergé de Rome, qui conseille le pape et qui élit son successeur. Aujourd’hui les cardinaux sont toujours titulaires d’un évêché suburbicaire ou d’une paroisse de Rome, mais c’est devenu (récemment) purement symbolique. Et pour achever de brouiller la situation, Paul VI a fait cardinaux les patriarches des Eglises orientales, sans leur attribuer, évidemment, de paroisses romaines. Personnellement je serais d'avis que les cardinaux deviennent effectivement les curés des paroisses dont ils ont le titre. Ce qui éviterait aussi de parler du "cardinal de Paris" ou du "cardinal de Berlin", expressions qui n'ont aucun sens.

    Quoi qu’il en soit de cette évolution, il est clair qu’un cardinal est forcément un homme. D’autant que Jean XXIII a décidé que les cardinaux devaient être évêques. Ce qui est très discutable, car cela n’a pas de sens de sacrer évêque un théologien de 80 ans (c’est en général de quoi il s’agit), surtout après le beau texte de Vatican II sur le sacrement de l’épiscopat… Mais enfin c’est ainsi.

    Créer des cardinaux femmes ne serait pas stupidement « moderne », ce serait une régression au temps où l’on faisait des cardinaux laïcs (Mazarin), de même qu’on faisait des évêques laïcs et des abbés de monastères laïcs, toutes choses vraiment monstrueuses.

    Mgr Batut dit qu’il y a « des femmes qui ont toutes les compétences pour siéger dans les organismes du Saint Siège même à un très haut niveau ». Mais cela n’a rien à voir avec le fait d’être cardinal ou non. Il y a dans la Curie à un très haut niveau des hommes qui ne sont pas cardinaux, et il y a, justement, des femmes. Il y a aujourd’hui deux femmes qui sont sous-secrétaires de congrégation : une religieuse, et une laïque. Il y en aura certainement d’autres. Mais se focaliser sur le sexe du personnel de la curie est plus un souci mondain qu’un souci catholique.

  • De la foudre à la comète

    Le 11 février, jour où Benoît XVI a annoncé sa renonciation, la foudre a frappé, trois fois, le Vatican. Le phénomène était tellement spectaculaire que sa réalité a été aussitôt contestée. Mais il est incontestable, comme le prouvent les photos prises par des photographes de l’AFP et de l’ANSA, respectivement les principales agences de presse français et italienne, et la vidéo tournée par la BBC.

    Mardi, quand commencera le conclave, on pourra commencer à voir en Europe, à l’œil nu, la comète C/2011 L4 Panstarrs

  • Samedi de la troisième semaine de carême

    La scène de Susanne, décrite aujourd’hui avec tant de vie et de réalisme dans le texte sacré (Daniel, XIII, 1-62), était très familière aux anciens, qui la voyaient souvent représentée dans les cubicula des catacombes. Elle était un symbole des conditions de l’Église, persécutée et calomniée principalement par les Juifs, par les hérétiques et par les païens. Quand vient à manquer toute autre espérance humaine de salut, c’est alors le moment de Dieu. Susanne prie, et elle est sauvée. En général, l’histoire de Susanne nous apprend à ne rien craindre plus que le péché, et à mettre notre confiance en Dieu. Le choix de l’histoire de Susanne a été suggéré par l’homonymie avec la martyre titulaire de la basilique.

    (…)

    L’histoire de Susanne, qui était si familière à nos pères, et apparaît si souvent dans les peintures cimitériales, doit répandre dans notre âme une suave confiance. Susanne préfère succomber à la vengeance de ses accusateurs, plutôt que de se rendre coupable devant Dieu. Elle met sa confiance dans le Seigneur, et sa prière la sauve.

    Bienheureux cardinal Schuster