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  • Espèce protégée

    Un studio photographique du Nouveau Mexique (Etats-Unis) a été condamné à près de 7.000 dollars de dommages parce qu’un de ses photographes avait refusé de couvrir la cérémonie de « mariage » d’une paire homosexuelle.

    Le studio avait demandé si un photographe noir (euh, afro-américain, puisque le mot « noir » est interdit aux Etats-Unis pour désigner les noirs) devrait couvrir un meeting du Ku Klux Klan. La cour a répondu : « Le Ku Klux Klan n'est pas une catégorie protégée. L'orientation sexuelle, au contraire, est protégée. »

  • Amoureuse de Judas

    Alors que Lady Gaga chantait à Auckland son tube Judas (le refrain dit : « Je suis amoureuse de Judas »), une barre métallique lui est tombée sur la tête. Sur les images du concert, on la voit chanceler puis reprendre le spectacle.

  • La photo du président

    Sur Polemia, une excellente analyse de la photo officielle de François Hollande en président de la République. Extrait :

    On voit d’abord un homme dans un parc, vêtu d’un complet sombre.

    L’Elysée étant pris sous un angle inhabituel, on ne sait pas au premier regard que l’on a affaire au premier personnage de l’Etat. On voit au loin deux vagues bâtisses et, à gauche, des étoffes qui pendent : trois couleurs et quelque chose de moins identifiable à côté (c’est, semble-t-il, le drapeau de l’Union européenne).

    Est-ce le château de Moulinsart ? Est-ce une publicité pour le catalogue de Relais et Châteaux ? On ne sait pas bien. Tout est flou et loin. Fuyant même.

    Et le parc en arrière plan est désert : pas de fleurs, pas d’animaux, pas d’enfants qui courent, pas de garden-party. Rien que de l’herbe. Un ennui sidéral se dégage de ce parc. (…)

    C’est un Français banal, mais qui habite dans un château et qui doit s’enquiquiner toute la journée dans son grand parc désert ; un milliardaire qui s’ennuie, comme le dessinateur Sempé savait les croquer. On comprend qu’il n’ait pas envie de rire, surtout s’il pense aux impôts et aux charges qu’il va devoir bientôt payer.

     

  • Pour le second tour

    Les instituts de sondage nous promettent une majorité absolue pour la gauche.

    Quand je vois ce qui s’est passé chez moi je veux bien le croire. En 1997, mon député UMP avait été élu au premier tour, pour la troisième fois. Cette fois-ci, il n’obtient que 36,27% des voix, et si l’on ajoute l’ensemble des voix recueillies par les autres candidats de droite, y compris le FN, il n’arrive qu’à 48%...

    La seule chance de faire mentir les pronostics est que les abstentionnistes aillent voter pour la droite. Mais les chefs de l’UMP n’ont vraiment rien fait jusqu’ici qui puisse inciter les gens à aller voter pour leur parti. Ils font comme si c’était normal qu’ils perdent les législatives puisque Sarkozy a perdu la présidentielle. De fait c’est une attitude chiraquienne, puisque c’est Chirac qui avait institué le quinquennat, afin que les citoyens donnent une majorité au président…

    Et les Français avaient voté à 73% pour le quinquennat…

    A propos, en allant voter pour tenter de sauver mon député sortant, je n’oublierai pas que c’est cette droite-là, et non la gauche, qui a légalisé l’avortement…

  • Les perles du premier tour

    D’abord Mélenchon, bien sûr, auquel les électeurs d’Hénin-Beaumont ont fermé le clapet : il est arrivé troisième, et avec moins de 12,5% des inscrits : il ne peut même pas jouer la scène généreuse du désistement républicain…

    Et puis, juste après (mais là ce n’est pas fini), Ségolène Royal, talonnée par le PS dissident mais candidat socialiste du cru, Olivier Falorni, face à la parachutée, tandis que l’UMP est éliminé. Et, malgré les appels éplorés ou menaçants de tout l’état major du PS, Olivier Falorni se maintient. Et sera sans doute élu. Et Ségolène qui se voyait déjà à la présidence de l’Assemblée nationale va recevoir une nouvelle claque, bien retentissante.

    Et encore Rama Yade, insupportable petite donneuse de leçons qui n’a pas les moyens de ses ambitions mais a réussi grâce à son joli minois et à son culot à se faire nommer vice-présidente de ce qui reste du parti radical… et qui est éliminée avec 14% des voix.

    On constate aussi la chute de Christian Vanneste. Je l’ai connu député UMP triomphant qui méprisait le FN dont il savait capter les voix (bien avant Sarkozy), élu et réélu au premier tour… Le voilà en quatrième position… derrière le FN…

    Et ce scrutin est une nouvelle illustration de la décadence de la démocratie : le taux d’abstention (42,77%) est un nouveau record. Et il monte à 66% chez les jeunes.

  • Saint Barnabé

    Le saint appartient au cercle des Apôtres de second rang. Mais, dès l’antiquité chrétienne, on lui donnait le titre honorifique d’Apôtre*. Il s’appelait Joseph et était surnommé Barnabé, c’est-à-dire le fils de la consolation. Il était issu de la tribu de Lévi. C’était un Helléniste, c’est-à-dire un Juif parlant grec et demeurant en dehors de la Palestine ; il était originaire de Chypre. Il se convertit peu de temps après la mort du Christ et fut membre de la communauté primitive de Jérusalem. Un de ses principaux mérites fut de prendre la défense de Paul converti, alors que les disciples n’avaient pas abandonné toute défiance contre l’ancien persécuteur des chrétiens. Il le conduisit aux Apôtres. Il rendit un plus grand service encore à l’Église universelle en reconnaissant, le premier, l’importance de Paul pour la cause de l’Évangile, et en allant le chercher à Tarse pour l’amener à Antioche. Ils firent ensemble le premier voyage de mission (vers 45-48 après J.-C.). Il semble bien que, tout au moins dans la première partie du voyage, Barnabé fut le chef (Act. , chap. 13-14). Barnabé était d’une stature imposante ; c’est pourquoi les habitants de Lystres voulurent voir en lui Jupiter. A l’assemblée dite concile de Jérusalem, Barnabé était présent avec Paul, (vers 50). Avant le second voyage de mission ; les deux Apôtres se séparèrent par suite de différence d’avis (au sujet de Marc) et s’en allèrent prêcher l’Évangile chacun de son côté. Barnabé s’en alla avec l’évangéliste Marc vers Chypre. Avec ce voyage, Barnabé disparaît de l’histoire apostolique et même de l’histoire en général. Tout ce que nous dit encore la Sainte Écriture, c’est que, comme Paul, il vivait du travail de ses mains (1 Cor., IX, 5-6). On ne sait rien de certain sur le lieu et la date de sa mort**. Le corps du saint aurait été découvert à Salamine, vers 488. Au Canon, son nom est cité depuis l’antiquité.

    Dom Pius Parsch

    * Le titre d'apôtre lui est donné dans les Actes des apôtres, au même rang que saint Paul, et c'est pourquoi la liturgie l'honore également de ce titre. Au point que l'on célèbre l'office des apôtres, et une messe des apôtres (note YD).

    ** Néanmoins la tradition, reconnue par l'Eglise et donnée dans la leçon des matines, dit que Barnabé subit le martyre le troisième jour avant les ides de juin (le 11 juin), vers la septième année du règne de Néron. Et aussi que lorsqu'on retrouva son corps, il y avait sur sa poitrine l'Evangile de saint Matthieu, recopié de sa main (note YD).