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  • Grèce : la chute des clans

    Jusqu’ici la Grèce était alternativement gouvernée par deux clans, pour ne pas dire deux mafias : le clan Papandreou (alias les « socialistes » du Pasok), et le clan Karamanlis (alias les « conservateurs » de Nouvelle Démocratie). Et tout récemment par les deux ensemble… Tous les deux se sont effondrés aux législatives. Nouvelle Démocratie est néanmoins en tête mais avec seulement 18,8% des voix, tandis que le Pasok dégringole à 13,2%. En deuxième position on trouve le parti de gauche Syrisa, qui fait 16,5%. Parmi les autres partis qui remportent des sièges il y a encore un autre parti de gauche (des dissidents du Pasok), et le parti communiste, et un parti de dissidents de Nouvelle Démocratie, et l’extrême droite d’Aube dorée (revendiquant l’héritage du fascisme grec de Ioannis Metaxas), qui obtient 6,9% et 21 sièges.

    Les partis hostiles aux plans de sauvetage européens ont 151 sièges, contre 149 pour les partis du système Pasok-conservateurs. Mais les premiers sont une nébuleuse allant de l’extrême gauche à l’extrême droite, et les seconds, qui n’ont même plus la majorité à eux deux, n’avaient pas l’intention de se remarier…

  • C’est la faute à Sarko

    Si Sarko est par terre c’est pas la faute à Voltaire, si Sarko a le nez dans le ruisseau c’est pas la faute à Rousseau : c’est la faute à Sarko.

    Même face à l’ectoplasme euh-euh de gauche euh, même avec l’aide des malgré-nous du moindre pire, il n’y avait guère de chance qu’il réussisse à passer. Il avait depuis si longtemps une cote de popularité au ras du bitume. Avec une arrogance sans précédent, il s’était fait élire en faisant des promesses séduisant ceux qui trouvent qu’il y a trop d’immigration, qui veulent défendre l’identité de la France et les valeurs qui vont avec, et en se targuant de devenir le président du pouvoir d’achat. Entre les promesses qu’il n’avait aucunement l’intention de tenir, et celles qu’il n’a pas pu tenir, il s’est politiquement suicidé. Et en reprenant les mêmes promesses, en y ajoutant celles d’un nouveau don quichotte face aux moulins de Bruxelles, il a achevé de se discréditer.

    Il n’était pas possible de le rattraper. Il s’est écrasé.

    Et l’on se retrouve avec le flan de gauche. L’impossible suppléant de l’international séducteur musclé des palaces. Celui que la presse anglo-saxonne appelle « Monsieur Normal », pour dire qu’il n’y a rien à en dire. Toutefois c’est la première fois qu’on aura à l’Elysée un président avec concubine. Et cela en tout cas ce n’est pas normal. Comme ne sont pas normales quelques autres des anti-valeurs de l’autre nom du fromage qui a réussi à se trouver le fromage suprême.

    Il reste maintenant aux Français qui ne partagent pas ces anti-valeurs d’essayer de trouver une Assemblée nationale qui s’y oppose.

    P.S. Un truc amusant. Dans mon village, Nicolas Sarkozy a obtenu une voix de plus que François Hollande. Si ma femme et moi n’avions pas voté, Hollande aurait eu une voix de plus que Sarkozy. Dommage que mon village ne soit pas la France.

  • Saint Stanislas

    Le souvenir du ministère de saint Stanislas sur le siège de Cracovie, qui dura à peine sept ans, et en particulier le souvenir de sa mort, accompagna sans cesse, au cours des siècles, l’histoire de la nation et de l’Église qui est en Pologne. Et dans cette mémoire collective, le saint Évêque de Cracovie resta présent comme le Patron de l’Ordre moral et de l’ordre social dans notre patrie.

    En tant qu’évêque et pasteur, il annonça à nos ancêtres la foi en Dieu, il greffa en eux, à travers le saint Baptême, la Confirmation, la Pénitence et l’Eucharistie, la puissance salvifique de la Passion et de la Résurrection de Jésus Christ. Il enseigna l’ordre moral dans la famille fondée sur le mariage sacramentel. Il enseigna l’ordre moral au sein de l’État, rappelant même au roi que dans son action, il devait garder à l’esprit la loi immuable de Dieu. Il défendit la liberté, qui est le droit fondamental de chaque homme et qu’aucun pouvoir, sans violer l’ordre établi par Dieu lui-même, ne peut ôter à personne sans raison. A l’aube de notre histoire, Dieu, Père des peuples et des nations, nous manifesta à travers ce saint Patron que l’ordre moral, le respect de la loi de Dieu et des justes droits de chaque homme, est la condition fondamentale de l’existence et du développement de chaque société.

    L’histoire fit également de Stanislas le Patron de l’unité nationale. Lorsqu’en 1253 arriva pour les Polonais l’heure de la canonisation du premier fils de leur terre, la Pologne vivait l’expérience douloureuse de la division en duchés régionaux. Et ce fut précisément cette canonisation qui éveilla chez les Princes de la dynastie des Piast, qui était au pouvoir, le besoin de se réunir à Cracovie, afin de partager, auprès de la tombe de saint Stanislas et sur le lieu de son martyre, la joie commune pour l’élévation de l’un de leurs compatriotes à la gloire des autels dans l’Église universelle. Tous virent en lui leur patron et leur intercesseur auprès de Dieu. Ils lui associèrent les espérances d’un avenir meilleur pour leur patrie. De la pieuse tradition qui rapporte que le corps de Stanislas, assassiné et découpé en morceau, se serait à nouveau recomposé, naissait l’espérance que la Pologne des Piast réussirait à surmonter la division dynastique et serait redevenue un État à l’unité durable. Dans la perspective de cette espérance, dès la canonisation, le saint Évêque de Cracovie fut élu comme le Patron principal de la Pologne et le Père de la Patrie.

    Ses reliques, déposées dans la cathédrale de Wawel, étaient l’objet de la vénération religieuse de la part de toute la nation. Cette vénération acquit une nouvelle signification au cours de la période des divisions, lorsque venant de l’autre côté des frontières, en particulier de la Silésie, des Polonais arrivaient ici, désirant venir auprès de ces reliques qui rappelaient le passé chrétien de la Pologne indépendante. Son martyre devint le témoignage de la maturité spirituelle de nos ancêtres et acquit une éloquence particulière dans l’histoire de la nation. Sa figure était le symbole de l’unité qui désormais était édifiée non sur la base du territoire d’un État indépendant, mais sur celle des valeurs éternelles et de la tradition spirituelle, qui constituaient le fondement de l’identité nationale.

    Jean-Paul II