Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Jean Leonetti a compris…

    Ce matin, Jean Leonetti a dit que sortir de l’euro, c’est sortir de « l’Europe ». (Encore un effort, et il fera la distinction entre l’Europe et l’Union européenne, car si la Grèce sortait de l’UE, ce n’est pas pour autant qu’elle deviendrait asiatique.)

    Sans doute a-t-il suivi la conférence de presse du nouveau président de la BCE, Mario Draghi, qui a en effet martelé, en réponse aux journalistes qui lui parlaient de l’éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, que le traité européen ne le permettait pas, et qu’on ne pouvait pas passer outre, car c’est un point important.

  • Circulez, y a rien à voir

    Selon le rapport de Conseil national des droits de l’homme, en Egypte, aucune des balles trouvées sur le lieu du massacre des manifestants coptes le 9 octobre n’était une balle de l’armée. Ces balles mystérieuses ont été tirées par des « groupes non identifiés ». D'autre part, le rapport n'évoque pas les manifestants horriblement écrasés par des véhicules de l'armée...

    NB. Le Conseil national des droits de l’homme avait été créé par Moubarak pour montrer que son régime respectait parfaitement les droits de l’homme. Il est donc aujourd’hui aux ordres de l’armée.

  • Chrétiens du Pakistan

    Amanat Masih avait été arrêté pour blasphème, et relaxé par une cour d’appel qui avait constaté que les accusations portées contre lui étaient fausses. Des musulmans, sous la direction d’un imam, ont enlevé son fils Shahzad et son épouse Rukhsana, les prenant en otages afin de faire sortir Amanat Masih de sa clandestinité (puisqu’il doit se cacher depuis qu’il a été relaxé…). Les haut-parleurs de la mosquée ont annoncé que Shahzad et Rukhsana s’étaient convertis à l’islam.

    Mais l’ONG « World Vision in Progress » qui assiste Amanat Masih a réussi à faire échouer la manœuvre et à faire libérer le couple.

    Selon World Vision in Progress il y a eu 24 cas de conversions forcées de jeunes filles chrétiennes à l’islam au Pendjab ces trois derniers mois.

    (Fides)

     

  • Boubakeur et le droit canon

    On sait comment Dalil Boubakeur fait protestation permanente d’être un adepte de la démocratie et de la laïcité à la française. Mais il n’y a pas besoin de le pousser pour qu’il réagisse en vrai musulman, c’est-à-dire en musulman incapable d’imaginer qu’il puisse y avoir une autre vision du monde que le totalitarisme islamique.

    Ainsi a-t-il déclaré, à propos de l’incendie de Charlie Hebdo, que le mot charia « fait frémir la presse et l’Occident » mais que les gens qui l’utilisent ne savent pas ce qu’il signifie. Or il s’agit, explique-t-il, du « système des règles qui régissent notre vie quotidienne ». Et si l’on veut trouver un équivalent dans le monde catholique, « il y a un droit très clair, qui s’appelle le droit canon ».

    Sauf que le droit canon, justement, n’est pas du tout le système des règles qui régissent la vie quotidienne des catholiques. Car le Fondateur de l'Eglise a inventé la laïcité, la distinction entre le religieux et le profane, et le droit canon ne concerne que les affaires proprement religieuses.

  • Nouvel affront du gouvernement irlandais à l’Eglise

    Le gouvernement irlandais a décidé de fermer son ambassade auprès du Saint-Siège, parce qu’il est obligé de faire des économies tous azimuts, et que les relations avec le Saint-Siège ne sont pas économiquement rentables…

    Malgré le laborieux contre-feu du P. Lombardi (« Ce qui est important, ce sont les rapports diplomatiques entre le Saint-Siège et les Etats, et pour ce qui est de l’Irlande, ils ne sont pas remis en question »), il est clair qu’il s’agit d’une nouvelle attaque du gouvernement irlandais contre l’Eglise, dans la ligne de la violente charge du Premier ministre en juillet dernier.

    J’imagine que cette décision doit provoquer une certaine émotion dans le pays…

    Sur le site de l’ambassade, on peut lire un historique de la villa Spada, siège de l’ambassade, qui « apparaît aujourd’hui comme un symbole de la longue et fructueuse relation de l’Irlande avec le Saint-Siège »…

  • Saint Charles Borromée

    Secrétaire d’État de Pie IV, saint Charles se trouva aux côtés du Pontife à l’une des époques les plus décisives pour l’histoire de la papauté. Il s’agissait de savoir si le Saint-Siège s’engagerait enfin d’une manière résolue dans la voie de la réforme ecclésiastique, si longtemps et si universellement réclamée ; ou bien s’il ajournerait encore cette difficile entreprise, se contentant, comme malheureusement quelques-uns des Pontifes de ce siècle, de demi-mesures.

    Ce fut sous l’influence personnelle de saint Charles que Pie IV se décida pour la réforme ; et de ce jour le Saint, au nom et avec l’autorité de son oncle, marcha hardiment dans la voie ouverte, sans considérations humaines. On peut donc dire que, de Rome, il dirigea la dernière période du Concile de Trente, et ce qui est encore plus important, lorsque le Concile eut été approuvé par le Pape, saint Charles s’appliqua avec toute son énergie à en réaliser effectivement le plan de réforme.

    Ici commence la seconde partie de la vie de saint Charles. Pie IV étant mort, il se fixa définitivement dans son Église de Milan, où étaient à relever les ruines accumulées par de longues années de mauvais gouvernement, en l’absence des pasteurs légitimes.

    Saint Charles, pour sanctifier son troupeau, commença par se sanctifier lui-même. Comme Jésus avait voulu racheter le monde moins par sa prédication et ses miracles que par sa passion, ainsi saint Charles s’offrit-il comme une victime à Dieu pour son peuple par une vie très austère. Les âmes, disait-il, se gagnent à genoux, faisant ainsi allusion à ses longues prières au pied du Crucifix ou dans la crypte de l’église du Saint-Sépulcre à Milan.

    L’activité déployée par saint Charles en toute sorte de labeur pastoral est incroyable. Son champ d’action, à titre de métropolitain de Milan et de légat du Saint-Siège, était immense. Et pourtant il n’y eut pas de village des Alpes ou de pays perdu où saint Charles ne se rendît pour y faire la visite pastorale. Ses biographes nous disent qu’en moins de trois semaines il lui arriva de consacrer quinze églises.

    L’archevêque de Milan avait alors à résoudre d’importants et difficiles problèmes. L’hérésie, qui avait infecté les cantons suisses confinant au diocèse, menaçait de contaminer aussi celui-ci. Il fallait tout au moins en paralyser l’influence et saint Charles le fit. Il fallait en outre former des évêques et des prêtres inspirés par l’idéal le plus élevé : le Saint érige des collèges et des séminaires, rassemble des conciles, promulgue des canons, favorise l’ouverture de maisons religieuses pour l’éducation de la jeunesse.

    L’affaiblissement de l’esprit ecclésiastique dans le clergé est presque toujours favorisé par le pouvoir civil qui avilit en effet le prêtre pour pouvoir ensuite se l’assujettir plus aisément. Saint Charles fut le vengeur intrépide de l’autorité épiscopale ; aussi non seulement il eut à lutter contre les chanoines, les religieuses et les religieux qui s’étaient écartés de leur route primitive — par exemple les Humiliés qui allèrent jusqu’à tenter d’assassiner le Saint ! — mais il trouva des adversaires beaucoup plus redoutables dans les gouverneurs de Milan, trop jaloux des prétendues prérogatives de la couronne d’Espagne.

    Ainsi vécut, agit et combattit le grand saint Charles Borromée, qui se montra le digne champion de la lutte sacrée pour laquelle il s’immola. Usé avant le temps par les dures fatigues de sa vie pastorale, il mourut sur la brèche le 3 novembre 1584, âgé seulement de quarante-six ans.

    Bienheureux cardinal Schuster