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  • Ne pas regarder TF1 hier au soir…

    Communiqué de Bernard Antony, président de l’Institut du Pays Libre

    Ne pas regarder TF1 hier au soir, c’était bien sûr une réaction de bon goût, mais plus encore une affirmation de liberté, un devoir de résistance à un insupportable conditionnement médiatique !

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  • Empire ottoman, le retour

    Début d’un article d’un journal tunisien :

    La venue parmi nous du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan était un moment attendu. Et la conférence de presse qui a eu lieu hier, en fin de matinée, se ressentait de ce sentiment général. Les deux drapeaux, tunisien et turc, dans leur si grande ressemblance, mis côte à côte, sans doute à dessein par les organisateurs, portaient en eux-mêmes l’espoir d’un nouveau rapprochement entre les deux pays : espoir que les deux Premiers ministres, tunisien et turc, ont relayé par leurs déclarations.

    On souligne que les drapeaux se ressemblent, et on les met côte à côte à dessein… Le drapeau turc – on l’oublie souvent - est celui de l’empire ottoman. Quant au drapeau tunisien, c’est celui du bey de Tunis, qui était un vassal de l’empire ottoman… (Mais le journaliste tunisien fait sans doute allusion au fait que les Tunisiens ont ensuite interprété le rouge de leur drapeau comme le sang des martyrs de la résistance contre l'empire ottoman... Il y aurait donc une réconciliation...)

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  • McGuinness président ?

    Martin McGuinness a été désigné candidat du Sinn Fein pour l’élection présidentielle irlandaise.

    Mais si le Sinn Fein est le deuxième parti en Irlande du Nord, où Martin McGuinness est vice-Premier ministre, il n’a pas atteint les 10% aux dernières législatives dans la république.

    Ce serait pourtant un flamboyant symbole, qu’un Irlandais du Nord, ancien commandant de l’IRA, artisan du processus de paix en Irlande du Nord, devienne président de la république d’Irlande…

    N.B. Grâce à l’accord du vendredi saint, négocié par Martin McGuinness, les Irlandais du Nord peuvent choisir la nationalité britannique, la nationalité irlandaise, ou les deux.

  • Le Liechtenstein a voté contre l'avortement

    52,3 % des votants ont rejeté l’ « initiative populaire » qui visait à dépénaliser l’avortement. L’initiative était malignement intitulée « Aider plutôt que punir ». Mais les Liechtensteinois n’ont pas succombé à cette sirène : ils savent que « aider », ici, veut dire tuer, et que « punir » ne veut rien dire puisqu’il n’y a pas eu de condamnations depuis des années.

    Les Liechtensteinois ont ainsi résisté aux pressions internationales, notamment de l’ONU.

    Le prince régent, le gouvernement, et le parlement, s’étaient déjà prononcés contre le texte.

  • Pressentir quelque chose de Dieu

    Fin du message de Benoît XVI diffusé samedi soir par l’ARD, en prélude à son voyage en Allemagne :

    Peut-être me demanderez-vous : « Mais Dieu, existe-t-il ? Et s’il existe, s’occupe-t-il vraiment de nous ? Pouvons-nous arriver jusqu’à Lui ? ». Bien sûr, c’est vrai : nous ne pouvons pas mettre Dieu sur la table, nous ne pouvons pas le toucher comme un ustensile ou le prendre en main comme n’importe quel objet. Nous devons de nouveau développer la capacité de perception de Dieu, capacité qui existe en nous. Nous pouvons pressentir quelque chose de la grandeur de Dieu dans la grandeur du cosmos. Nous pouvons utiliser le monde à travers la technique, parce qu’il est construit de manière rationnelle. Dans la grande rationalité du monde, nous pouvons pressentir l’esprit créateur duquel il provient, et dans la beauté de la création, nous pouvons pressentir quelque chose de la beauté, de la grandeur et de la bonté de Dieu. Dans la Parole des Saintes Ecritures, nous pouvons entendre des paroles de vie éternelle qui ne viennent pas simplement d’hommes mais qui viennent de Lui, et dans celles-ci, nous entendons sa voix. Et enfin, nous voyons presque Dieu aussi, dans la rencontre avec les personnes qui ont été touchées par Lui. Je ne pense pas seulement aux grands : de Paul à François d’Assise jusqu’à Mère Teresa ; mais je pense aux si nombreuses personnes simples dont personne ne parle. Et pourtant, quand nous les rencontrons, il y a de la bonté, de la sincérité, de la joie qui émane d’eux et nous savons que Dieu est là et qu’il nous touche aussi. C’est pourquoi, durant ces journées, nous voulons nous engager à revoir Dieu, pour redevenir des personnes par lesquelles une lumière de l’espérance entre dans le monde, cette lumière qui vient de Dieu et qui nous aide à vivre.

  • Saint Janvier

    Alors que Dioclétien et Maximien sévissaient contre les Chrétiens, Janvier, Évêque de Bénévent, conduit à Nole, comparut devant Timothée, préfet de la Campanie, comme faisant profession de la foi chrétienne, Dans cette ville, on soumit sa constance à diverses épreuves : jeté dans une fournaise ardente, il en sortit si bien préservé que, ni ses vêtements ni même ses cheveux, ne ressentirent aucune atteinte des flammes. A cette vue, le préfet, enflammé de colère, ordonna d’écarteler le corps du Martyr, jusqu’à disjoindre les articulations des nerfs et des membres. Pendant ce temps, son Diacre Festus et le Lecteur Didier furent pris, enchaînés et traînés à Pouzzoles, devant le char du préfet, conjointement avec leur Évêque. Tous les trois furent jetés dans une prison où l’on détenait Sosie de Misène et le diacre Procule de Pouzzoles, Eutiche et Acute, laïques, tous condamnés aux bêtes.

    Le lendemain on les exposa tous aux bêtes dans l’amphithéâtre, mais celles-ci, oubliant leur férocité naturelle, vinrent se prosterner aux pieds de Janvier. Timothée, attribuant ce miracle à des enchantements, prononça la sentence capitale contre les Martyrs du Christ. Au même instant il devint aveugle, mais il recouvra bientôt la vue à la prière du bienheureux Janvier. A la suite de ce miracle, cinq mille hommes environ crurent en Jésus-Christ. Quant au juge ingrat, le bienfait ne l’adoucit point : furieux de voir une aussi grande multitude se convertir, et fanatique observateur des décrets impériaux, il ordonna que le saint Évêque et ses compagnons fussent frappés du glaive.

    Les villes voisines, chacune suivant son désir d’adopter tel ou tel d’entre ces Martyrs pour protecteur auprès de Dieu, prirent soin d’ensevelir leurs corps. Sur l’avis du ciel, les Napolitains enlevèrent celui de Janvier. Ce corps fut transporté d’abord à Bénévent, puis au monastère de Monte-Vergine, et enfin à Naples, où, placé dans la plus vaste église, il y fut glorifié par de nombreux miracles, il faut citer celui-ci en premier lieu : il éteignit les tourbillons enflammés qui sortaient du mont Vésuve et répandaient la crainte et la dévastation, non seulement dans les régions voisines, mais même dans celles qui étaient plus éloignées. C’est aussi un fait bien connu que son sang desséché, conservé dans des fioles de verre, se liquéfie et bouillonne miraculeusement, comme s’il venait d’être récemment répandu, aussitôt qu’on le met en présence du chef de ce même Martyr. Ce miracle se voit encore de nos jours.

    (bréviaire)