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  • A propos de Mgr Aubertin

    Je suis ahuri de voir comment certains blogs prétendent que l’archevêque de Tours s’oppose au projet de la « Femme Loire ». Pour cela, ils ne citent que ses « réserves », et cachent le reste (que je mets en gras). Voici l’intégralité de ses propos. A chacun de juger.

     Quelle est votre position sur le projet de la Femme-Loire à Marmoutier ?

    « On m'a fait parler sans que je m'exprime directement sur ce sujet. Il y a eu beaucoup d'amalgames. Tout d'abord, il faut dire que Marmoutier est un lieu extrêmement fort. Quand je parle de Tours à l'étranger, on me parle de saint Martin. Les lieux martiniens sont plus que sensibles. Et pas seulement pour des cathos attardés. Concernant Marmoutier, je crois qu'il y a beaucoup à faire pour la conservation et la présentation de ce lieu dans la fidélité à l'histoire. J'ai pour le moins des réserves vis-à-vis du projet de Michel Audiard. Je ne juge pas la qualité architecturale. J'ai eu l'occasion de le dire au maire de Tours de manière informelle. A chacun de prendre ses responsabilités. Ce n'est pas à moi de porter l'étendard d'une quelconque opposition. »

    Vous considérez qu'il s'agit d'une provocation pour l'église ?

    « Je ne dirais pas ça. Il est dommageable de vouloir déterrer la hache de guerre. Je ne veux pas rentrer dans ce jeu-là. De la même manière, j'ai du mal à comprendre ceux qui veulent voir dans ce dossier l'illustration d'un déclin de l'église catholique. Tout cela me paraît primaire. »

  • Messes de Noël interdites à Chypre-Nord

    A Rizokarpaso, dans la zone de Chypre occupée par les Turcs, au matin de Noël, le P. Zacharias commençait à célébrer les matines dans l’église Saint-Synesius, lorsque l’armée turque est entrée dans l’église. Elle a contraint le prêtre à ôter ses ornements et a chassé les fidèles. Puis elle a scellé les portes de l’église. La même chose est arrivée à l’église de la Sainte Trinité.

    On attend les protestations indignées de l’Union européenne…

    (via Bivouac-ID)

  • Sainte Catherine de Bologne

    Conclusion de la catéchèse de Benoît XVI, hier :

    Chers amis, sainte Catherine de Bologne, à travers ses paroles et sa vie, constitue une puissante invitation à nous laisser toujours guider par Dieu, à accomplir quotidiennement sa volonté, même si souvent elle ne correspond pas à nos projets, à avoir confiance dans sa providence qui ne nous laisse jamais seuls. Dans cette perspective, sainte Catherine nous parle, à travers les nombreux siècles, elle est, toutefois, très moderne et parle à notre vie. Comme nous elle souffre de la tentation, elle souffre des tentations de l’incrédulité, de la sensualité, d’un combat difficile, spirituel. Elle se sent abandonnée par Dieu, elle se trouve dans l’obscurité de la foi. Mais dans toutes ces situations, elle tient toujours la main du Seigneur, elle ne le lâche pas, elle ne l’abandonne pas. Et marchant main dans la main avec le Seigneur, elle marche sur la juste voie et trouve la voie de la lumière. Ainsi elle nous dit : courage, même dans la nuit de la foi, même malgré les nombreux doutes que l’on peut rencontrer, ne lâche pas la main du Seigneur, marche main dans sa main, crois dans la bonté de Dieu ; voilà ce que signifie aller sur la juste voie ! Et je voudrais souligner un autre aspect, celui de sa grande humilité : c’est une personne qui ne veut pas être quelqu’un ou quelque chose ; elle ne veut pas apparaître ; elle ne veut pas gouverner. Elle veut servir, faire la volonté de Dieu, être au service des autres. C’est précisément pour cela que Catherine était crédible dans son autorité, parce que l’on pouvait voir que pour elle l’autorité était précisément de servir les autres. Demandons à Dieu, par l’intercession de notre sainte, le don de réaliser le projet qu’Il a pour nous, avec courage et générosité, pour que  Lui seul soit le roc solide sur lequel notre vie est édifiée.

  • Sixième jour après la Nativité

    R. O magnum mysterium, et admirabile sacramentum, ut animalia viderent Dominum natum, jacentem in praesepio: * Beata Virgo, cujus viscera meruerunt portare Dominum Christum.
    V. Ave Maria, gratia plena: Dominus tecum.
    R. Beata Virgo, cujus viscera meruerunt portare Dominum Christum.

    O grand mystère ! Admirable merveille ! Des animaux ont vu, couché dans une crèche, le Seigneur nouveau-né : Heureuse est la Vierge dont le sein a mérité de porter le Christ, le Seigneur. Nous vous saluons, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.

    Considérons, dans ce sixième jour de la Naissance de notre Emmanuel, le divin Enfant étendu dans la crèche d’une étable, et réchauffé par l’haleine de deux animaux. Isaïe l’avait annoncé : Le bœuf, avait-il dit, connaîtra son maître, et l’âne la crèche de son seigneur ; Israël ne me connaîtra pas. Telle est l’entrée en ce monde du grand Dieu qui a fait ce monde. L’habitation des hommes lui est fermée par leur dureté et leur mépris : une étable lui offre seule un abri hospitalier, et il vient au jour dans la compagnie des êtres dépourvus de raison. Mais ces animaux sont son ouvrage. (…) Le bœuf, symbole prophétique qui figure auprès du trône de Dieu dans le ciel, comme nous l’apprennent à la fois Ézéchiel et saint Jean, est ici l’emblème des sacrifices de la Loi. Sur l’autel du Temple, le sang des taureaux a coulé par torrents ; hostie incomplète et grossière, que le monde offrait dans l’attente de la vraie victime. Dans la crèche, Jésus s’adresse à son Père et dit : Les holocaustes des taureaux et des agneaux ne vous ont point apaisé ; me voici (psaume 39). Un autre Prophète annonçant le triomphe pacifique du Roi plein de douceur, le montrait faisant son entrée dans Sion sur l’âne et le fils de l’ânesse. Un jour cet oracle s’accomplira comme les autres ; en attendant, le Père céleste place son Fils entre l’instrument de son pacifique triomphe et le symbole de son sacrifice sanglant.

    Dom Guéranger