Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Qui c’est qui décide ?

    L’AFP nous informe que les pays de l’UE, lors de la réunion des ministres de l’Intérieur des 27, lundi prochain à Bruxelles, vont donner leur aval à la levée de l'obligation de visas pour les Albanais et les Bosniens dans les 25 pays de l'espace Schengen, alors que de nombreux gouvernements ne sont pas d’accord (pour des raisons qu'il n'est pas besoin d'expliciter...).

    Les désaccords devraient être tus car "la décision est politique", elle veut avoir valeur de signal à l'égard des pays concernés, a souligné à l’AFP une source diplomatique.

    Autrement dit, la Commission européenne a décidé, et les 27 doivent obéir. Au nom de l’idéologie européiste.

    Mais on continuera de nous raconter que dans l’Union européenne les décisions sont prises par le Conseil européen, c’est-à-dire les gouvernements des 27…

  • Hypocrites

    Le fonds américain Starwood Capital, propriétaire du Crillon depuis 2005, revend cet hôtel de luxe parisien à des investisseurs saoudiens pour un montant d'environ 250 millions d'euros. Le Figaro précise : à des "proches de la famille royale" saoudienne. Mais tous les décideurs saoudiens sont des proches de la famille royale, et même le plus souvent des membres de la famille royale, c’est-à-dire de la tribu Al Saoud.

    On sait comment les Saoudiens arrivent à imposer un peu partout dans le monde la finance dite « islamique », qui fonctionne sans taux d’intérêt. (C’était la finance catholique, avant que l’Eglise, hélas, abandonne ce principe. Et aujourd’hui ce sont les musulmans qui montrent qu’il est parfaitement compatible avec une économie moderne.)

    Mais il est étonnant de voir comment ces fondamentalistes musulmans deviennent, sans sourciller, propriétaires d’un hôtel où l’on mange du porc et où l’on boit du vin…

    Précision, vue sur Novopress :

    Non loin du Crillon, le George V est détenu par le prince saoudien Al-Walid. Quant au Ritz, il est la propriété du milliardaire égyptien Mohamed Al-Fayed. Le Meurice, comme le Plaza-Athénée, appartiennent au sultan du Brunei. L’Arabie Saoudite rachète frénétiquement de nombreux hôtels particuliers parisiens depuis des années.

  • Non-événement (bis)

    Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a été réélu président de la Conférence des évêques de France pour un nouveau mandat de trois ans.

    Ses deux vice-présidents, Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, et Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, ont également été réélus pour trois ans.

  • La bienheureuse Françoise d’Amboise

    Fille de Louis d’Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, elle fut promise à l’âge de quatre ans à un fils du duc de Bretagne, Pierre, et fut élevée à la cour de Bretagne jusqu’à son mariage. Pierre devint le duc Pierre II en 1450, et Françoise devint « la bonne duchesse » : elle était déjà connue pour sa bonté, son souci des pauvres et des malades. Le duc lui avait alloué mille livres pour ses aumônes, mais on lui rapporta qu’elle dépensait beaucoup plus. Il ordonna qu’on lui donnât tout ce dont elle avait besoin. Pierre II était surnommé « le Simple », et il reconnaissait l’intelligence supérieure de Françoise qui prit une part active dans le gouvernement du duché, s’occupant de nommer des personnes honnêtes aux différentes charges, notamment ecclésiastiques. Elle est vraisemblablement à l’origine de la loi qui organisa l’assistance judiciaire (conformément à l’Ancienne Coutume), en 1451 (exactement 400 ans avant la loi française).

    A la mort de Pierre II en 1457, elle n’avait que 30 ans. Elle voulait devenir religieuse, mais sa famille voulait qu’elle se remarie. Louis XI aussi, qui lui avait trouvé un beau parti. Alors que le roi de France était à Nantes et que Françoise était censée aller lui rendre hommage, ses oncles avaient décidé d’organiser son enlèvement. Quelqu’un, qui avait eu vent du projet, s’écria : « On enlève la duchesse ! » Aussitôt, des milliers de Nantais descendirent dans la rue. Il fallut que Françoise paraisse en personne pour calmer l’émeute. Et elle ne fut pas enlevée.

    Sous l’influence du bienheureux Jean Soreth, prieur général des Carmes, elle fonda le premier couvent de carmélites en Bretagne, à Vannes, dont elle devint la prieure, puis trois autres. (Il n’y avait pas encore de carmélites en France. Jean Soreth avait fait venir des religieuses de Liège.) Elle mourut en 1477, au couvent de Nantes, en soignant une religieuse atteinte de la peste. « Adieu mes filles, dit-elle, je vais expérimenter à présent ce que c'est que d'aimer Dieu ; je me rends à lui ! »