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  • Vers une victoire judiciaire de Geert Wilders

    Le procureur a requis l’acquittement de Geert Wilders, en ce qui concerne l’accusation d'avoir insulté les musulmans en tant que groupe pour avoir comparé l'islam au nazisme.

    « Les propos de Wilders étaient dirigés contre la religion musulmane. Selon le procureur, la loi néerlandaise dit que ce n'est pas punissable », dit le parquet (qui ne voulait pas le poursuivre).

    Geert Wilders est également poursuivi pour incitation à la haine et à la discrimination envers les musulmans. Le parquet doit encore se prononcer sur ces chefs d'inculpation et présenter vendredi son réquisitoire final.

    Mais on a vu au cours du procès qu’il tournait en faveur de Geert Wilders. Au point que les avocats de l’accusation avaient écrit au tribunal pour demander que les charges soient étendues à de précédentes déclarations, ce qui fut refusé.

    (Le site qui suit au plus près le procès est Gates of Vienna.)

  • Attention à la sorcellerie maorie…

    Nous vivons dans un monde rationnel qui a évacué toutes les superstitions et a relégué les religions dans le domaine privé, pour ceux qui croient encore à ces fadaises. La preuve :

    Un musée national en Nouvelle-Zélande déconseille vivement aux femmes enceintes ou ayant leur règles de visiter une exposition sur les croyances maories, afin de les protéger d'éventuels mauvais sorts.

    AFP

  • Trois Messes d'Action de grâce pour le Lépante du 7 octobre 2010

    Au sanctuaire pro-vie St Joseph du St Sauveur, à Chantemerle les Blés, Drôme : les dimanches 31 octobre (pour conclure le mois du Rosaire), 7 novembre et 5 décembre, à 10h.

  • Le pape pense aux Croates de Bosnie

    Les communiqués publiés par le Saint-Siège après la visite d’un chef d’Etat sont généralement brefs et d’un laconisme diplomatique. Aussi chaque mot compte et a son importance, surtout quand il est question d’un pays tiers...

    Samedi dernier, Benoît XVI a reçu le nouveau président croate, Ivo Josipovic. Le communiqué dit ceci :

    « Les échanges cordiaux ont permis un échange fructueux d'opinions sur des thèmes attenant à la conjoncture actuelle de la région, avec une référence spécifique à la situation des Croates en Bosnie et Herzégovine. »

    Le 13 mars, le pape avait reçu le Premier ministre croate, et le communiqué disait de même qu’on avait particulièrement évoqué « la condition de la communauté croate en Bosnie et Herzégovine ».

    Il s’agit des catholiques de Bosnie-Herzégovine, ceux dont on parle le moins. Sauf au Vatican.

    (Les communiqués font allusion à la « Fédération de Bosnie et Herzégovine », qui rassemble les Musulmans et les Croates, l’autre « entité » étant la « République serbe de Bosnie ». NB. Les Musulmans se font appeler aujourd’hui Bosniaques, les habitants de Bosnie-Herzégovine étant, en théorie, les Bosniens.)

  • Benoît XVI, la Maternité divine, et la chute des dieux

    Une fois de plus, Benoît XVI a fait une référence appuyée au calendrier de l’ancienne liturgie, et de façon particulièrement solennelle, puisque c’était dans son allocution à l’ouverture du synode sur le Proche-Orient.

    Il a souligné qu’on était le 11 octobre, et que le concile Vatican II s’était également ouvert un 11 octobre, de par la volonté de Jean XXIII, parce que c’était la fête de la Maternité Divine de la Sainte Vierge. Et de poursuivre : « Nous aussi, nous voulons confier ce Synode, avec tous les problèmes, avec tous les défis, avec toutes les espérances, au cœur maternel de la Vierge Marie, Mère de Dieu. » Et de rappeler que cette fête avait été instituée pour le 16e centenaire du concile d’Ephèse, et d’embrayer sur une réflexion de haute volée théologique sur le mot “Theotokos”.

    A partir du chapitre 12 de l’Apocalypse et du psaume 81, il parle ensuite de la « chute des dieux ». Un processus qui n’est jamais fini, dit-il, évoquant les dieux actuels :

    « Pensons aux grandes puissances de l’histoire d’aujourd’hui, pensons aux capitaux anonymes qui réduisent l’homme en esclavage, qui ne sont plus chose de l’homme, mais constituent un pouvoir anonyme que les hommes servent, par lequel les hommes sont tourmentés et même massacrés. Il s’agit d’un pouvoir destructif, qui menace le monde. Pensons ensuite au pouvoir des idéologies terroristes. La violence est apparemment pratiquée au nom de Dieu, mais ce n’est pas Dieu: ce sont de fausses divinités qui doivent être démasquées, qui ne sont pas Dieu. Pensons ensuite à la drogue, ce pouvoir qui, telle une bête vorace, étend ses mains sur toutes les parties de la terre et détruit: c’est une divinité mais une fausse divinité qui doit tomber. Pensons encore à la manière de vivre répandue par l’opinion publique: aujourd’hui, on fait comme ça, le mariage ne compte plus, la chasteté n’est plus une vertu, et ainsi de suite. Ces idéologies dominantes, qui s’imposent avec force, sont des divinités. Et dans la douleur des saints, dans la douleur des croyants, de la Mère Église dont nous faisons partie, doivent tomber ces divinités, doit se réaliser ce que disent les Épîtres aux Colossiens et aux Éphésiens: les dominations, les pouvoirs tombent et deviennent sujets de l’unique Seigneur Jésus Christ. »

    C’est un grand texte de Benoît XVI, même si je ne souscris pas au paragraphe concernant les « problèmes climatiques ».

    Mais c’est avec une certaine irritation que l’on constate qu’il y a des fautes dans la version française donnée par le Vatican : une fois de plus, il y a une confusion entre le martyre et le martyr, et il suffit que le pape fasse une citation en latin pour qu’on la défigure…

    D’autre part je m’étonne de la citation que fait Benoît XVI du psaume 118, verset 130 : « La foi des simples est la vraie sagesse ».

    Le psautier traditionnel dit :

    Declaratio sermonum tuorum illuminat, et intellectum dat parvulis.

    La nouvelle Vulgate dit la même chose.

    Le psautier de saint Augustin dit la même chose de façon légèrement différente :

    Manifestatio verborum tuorum illuminat, et intellegere facit parvulos. (Ce qui est la traduction absolument littérale du texte grec.)

    La traduction de l'hébreu par saint Jérôme dit :

    Declaratio verborum tuorum illuminat, docet inexpertos.

    Et dans la nouvelle liturgie en français, c’est :

    Déchiffrer ta parole illumine et les simples comprennent.

    Je ne vois pas où Benoît XVI a trouvé son étrange traduction. Google ne m’est d’aucun secours. Quelqu’un aurait-il une idée ?

  • Le bienheureux Charles de Blois

    En Bretagne, ce jour, on célèbre la fête de Charles de Blois, béatifié en 1904.

    "Sa foi était vive ; une foi du moyen âge d'ailleurs. Il aimait ouïr plusieurs messes chaque matin et chanter les heures canoniales. Il visitait longuement le Saint Sacrement ; il fréquentait les moines qui avaient l'esprit de leur état. Il accueillait volontiers les humbles et les petits ; il leur parlait affectueusement, les conseillait avec sagesse, les défendait avec fermeté. Il distribuait aux pauvres de larges aumônes ; il les servait fréquemment à table. De lui, non moins que de saint Louis, le chroniqueur aurait pu dire qu'il bailla plus d'une fois à manger de ses doigts aux aveugles et aux paralytiques. Son amour du prochain avait sa racine dans l'amour de Dieu. De Dieu, il s'entretenait aussi souvent qu'il pouvait. Il révérait son nom. Mêlé à une chevalerie croyante, mais turbulente et habituée à tous les excès du blasphème, jamais on ne trouva sur ses lèvres une parole que la conscience la plus scrupuleuse pût reprendre. S'approchait-il de la sainte communion ? Sa gravité devenait imposante. Plus d'une fois on le vit arroser de ses larmes la croix de Jésus-Christ. Sa pénitence était extrême. Il jeûnait plusieurs fois par semaine, en dehors même des Carêmes et des Avents prescrits par l'Eglise. Il battait son corps de rudes disciplines. Il portait habituellement un cilice. Son innocence de vie, au milieu d'un siècle très dissolu, alors que ce sang barbare possède encore toute son âcre verdeur, fut remarquée. Sa fermeté d'âme dans l'adversité fut inébranlable. Général vaincu, prisonnier durement traité, il ne laissa jamais échapper une plainte. Il faut en convenir, ces vertus sont l'apanage de tous les saints. Mais voici ce qui est bien propre à Charles : ces vertus, il les pratiqua parmi les camps, leur tumulte, leurs dépravations, leur sauvage férocité. Il a passé plus de la moitié de son existence en batailles, en captivités, en sièges, en assauts, en incursions de guerre. Et il est demeuré un chrétien héroïque, intègre, loyal, pur."

    Mgr Stanislas Touchet, évêque d’Orléans, 1905.