Le site « identitaire » Projet Apache s’élève contre des stylistes qui « n’ont pas hésité à récupérer le vocabulaire et l’imagerie de la Commune pour lancer une marque de vêtements de luxe (45 euros le tshirt, 165 euros la chemise !) à destination des petits bourgeois en tous genres, descendants directs et dignes successeurs des fusilleurs versaillais ».
Insulte, outrage, cynisme mercantile, marchands du temple, etc. Ils « assassinent une seconde fois les communards ». Et le texte conclut :
« La Commune ne sera jamais un folklore pour « créatifs » en manque d’inspiration, c’est un état d’esprit communautaire, patriote et social qui rejette la dictature mercantile ! »
On rappellera à ces identitaires que la Commune, première révolution communiste dans la mythologie marxiste-léniniste, fut célébrée par Karl Marx, dont le livre “La guerre civile en France” servit au scénario du film soviétique “La nouvelle Babylone” – qui est de la propagande tellement au premier degré (et avec des erreurs tellement grossières) qu’il en est hilarant.
Quant à la Commune et l’identité chrétienne de la France, ce petit résumé pris sur wikipedia en dit suffisamment :
« Le 2 avril, la Commune décrète la séparation de l'Église (catholique) et de l'État, la suppression du budget des cultes, la sécularisation des biens des congrégations religieuses. Les religieux des couvents de Picpus, des Dames-Blanches et d'Arcueil sont inquiétés ou arrêtés sous divers prétextes. L'église Saint-Laurent et l'église Notre Dame des Victoires sont perquisitionnées. L'archevêque de Paris, Georges Darboy, est arrêté comme otage le 2 avril. La demande d'échange avec Auguste Blanqui, détenu par le gouvernement Thiers, est repoussée le 12 avril puis le 14 mai par Adolphe Thiers. Le prélat est exécuté par les Communards avec quatre autres ecclésiastiques en représailles de l'avance des troupes versaillaises. »
Oui, la répression de la Commune fut atroce. Non, la Commune n'est en rien emblématique de l'identité française.