Comment le Conseil européen a-t-il pu mettre en place un gigantesque plan de secours financier alors que, comme on nous le répétait il n'y a pas si longtemps, le traité européen interdit tout plan de secours financier ?
On croirait une blague, mais c'est vrai : ils ont pris comme base légale l'article 122-2 du traité de Lisbonne : celui qui permet d'envoyer une aide à un pays victime d'une catastrophe naturelle...
« Ce qui est vraiment choquant dans cet accord, commente Bruno Waterfield (le chroniqueur européen du Telegraph), est que le fait d'utiliser une clause juridique conçue pour des séismes ou de potentielles circonstances imprévues extrêmes menaçant l'existence d'un Etat membre, et cela pour sauver la peau de la classe politique de l'UE, est profondément malhonnête - mis à part le fait que c'est juridiquement louche. »
Ce qui est encore plus guignolesque est que cet article 122-2 est celui qui précède immédiatement celui qui stipule :
"Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres."
-
-
Elena Kagan
« Une femme de plus à la Cour suprême », titre l'Associated Press.
On s'en moque complètement, qu'il y ait une femme de plus ou de moins à la Cour suprême des Etats-Unis, et qu'elle ait été la « première femme à devenir doyen de l'école de Droit d'Harvard, puis première avocate de l'administration auprès de la Cour suprême ».
Ce qui nous intéresse, et qui est de très mauvais augure (mais c'est dans la ligne d'Obama) est qu'Elena Kagan est pour l'avortement, pour le financement public de l'avortement, contre les groupes religieux dans les centres de conseil sur la grossesse, pour les droits des homosexuels, etc.
La vraie « première » est qu'elle est le premier juge homosexuel à la Cour suprême.
(Voir son portrait sur Américatho) -
Laura Chinchilla
AFP : « Laura Chinchilla est devenue samedi la première femme à exercer la présidence au Costa Rica, où elle a été élue avec une très large majorité le 7 février à la succession d'Oscar Arias. »
On s'en moque complètement, que ce soit « la première femme ».
En revanche, ce qui nous intéresse est que cette fervente catholique soit « opposée à l'avortement, à la pilule du lendemain, aux droits des homosexuels et à la laïcisation de l'État », comme le résume Wikipedia. -
Houria Bouteldja mise en examen pour racisme
Communiqué de Bernard Antony, président de l'AGRIF
Sur plainte de l'AGRIF devant le tribunal de Toulouse, Madame Houria Bouteldja, présidente de l'association dénommée « Indigènes de la République », a été mise en examen pour avoir proféré une injure raciale à l'égard des Français. Il s'agissait de l'emploi très méprisant et péjoratif du terme « souchiens ».
Le juge d'instruction de Toulouse a fait signifier sa mise en examen à Madame Bouteldja par son collègue compétent territorialement, c'est-à-dire celui de son lieu de domicile.
Elle sera très probablement jugée par le tribunal correctionnel de Toulouse.
Par ailleurs, la procédure contre le livre « Nique la France » édité par l'association de Madame Bouteldja dans la même veine de haine anti-française est en cours.
[Rappelons que le propos de Houria Bouteldja était oral, et que « souchien » peut aussi s'écrire « sous-chiens ».] -
En la fête de saint Pie V à Sainte Marie Majeure
Lu sur Summorum Pontificum :
Le 5 mai dernier, en la fête de saint Pie V, une messe selon la forme extraordinaire a été célébrée en l'archibasilique Sainte-Marie Majeure par le R.P. Vincenzo Nuara, O.P., membre de la Commission Ecclesia Dei, assisté comme diacre par le P. Mark Withoos, membre de la Congrégation pour le Culte divin, et comme sous-diacre par don Gonzales Chavez, membre de la Congrégation pour les évêques. Le cérémoniaire était l'abbé Almiro De Andreade, de la Fraternité Saint-Pierre et membre de la Commission Ecclesia Dei. Le service liturgique et le chœur étaient assurés par les Franciscains de l'Immaculée.
-
Lundi des Rogations
Les Rogations s'étendirent rapidement des Gaules dans toute l'Eglise d'Occident. Elles étaient déjà établies en Espagne au VII° siècle, et elles ne tardèrent pas à s'introduire en Angleterre, et plus tard dans les nouvelles Eglises de la Germanie, à mesure qu'elles étaient fondées. Rome elle môme les adopta à la fin du VIII° siècle, sous le pontificat de saint Léon III. (...) Mais l'Eglise romaine, sans blâmer la dévotion des Eglises des Gaules qui avaient cru devoir introduire dans le Temps pascal trois journées d'observance quadragésimale, n'adopta pas cette rigueur. Il lui répugnait d'attrister par le jeûne la joyeuse quarantaine que Jésus ressuscité accorde encore à ses disciples ; elle s'est donc bornée à prescrire l'abstinence de la viande durant ces trois jours. (...)
Il faut donc, pour être dans cette véritable mesure dont l'Eglise romaine ne se départ jamais, envisager les Rogations comme une institution sainte qui vient tempérer nos joies pascales et non les anéantir. La couleur violette employée à la Procession et à la Messe de la Station n'a pas pour but de nous indiquer encore la fuite de l'Epoux ; mais elle nous avertit que son départ est proche ; et l'abstinence qui nous est imposée, bien qu'elle ne soit pas accompagnée du jeûne, est déjà comme un témoignage anticipé de nos regrets pour cette chère présence de notre Rédempteur qui va nous être sitôt ravi.
En écrivant ces lignes destinées à expliquer aux fidèles les motifs d'une institution que l'Eglise a sanctionnée par ses ordonnances, il nous vient en mémoire que, dans ces dernières années, l'abaissement des mœurs chrétiennes est venu à tel point parmi nous, que plusieurs Evêques ont cru devoir solliciter du Siège apostolique la remise de l'abstinence en ces trois jours, après tant de siècles, et dans cette même France qui, par son exemple, avait imposé à toute la chrétienté la solennité des Rogations. C'est donc une expiation de moins, une intercession de moins, un secours de moins, en un siècle déjà si appauvri des moyens par lesquels la vie chrétienne se conserve, par lesquels le ciel est fléchi, les grâces de salut obtenues. Puissent les vrais fidèles en conclure que l'assistance aux Processions de ces trois jours est devenue plus opportune que jamais, et qu'il est urgent de compenser, en s'unissant à la prière liturgique, l'abolition d'une loi salutaire qui datait de si loin, et qui, dans ses exigences, pesait si légèrement sur notre mollesse !
Dom Guéranger