Nicolas Sarkozy a affirmé hier aux députés UMP, selon les participants à la réunion :
« Mi-2011, on pourra dire qu'on a fait passer tout notre programme de réformes. Après, fin 2011, on ne fera que de la politique. »
Et chacun de se demander si cela veut dire ou non qu'il va se représenter en 2012.
Mais ce qui est frappant dans ce propos est que pour Nicolas Sarkozy, toutes ses « réformes » ne sont pas de la politique. Même la réforme des collectivités territoriales, et des élections cantonales et régionales, ce n'est pas de la politique...
La « politique », pour Sarkozy, c'est uniquement le petit jeu politicien à l'approche des élections nationales.
Et alors, ce qui a trait aux affaires de la cité, c'est quoi ?
C'est ce qui est susceptible de servir le jeu politicien. Mais, quand le moment est venu, on laisse tomber les affaires de la cité (le faire semblant de s'occuper de la cité) : on ne s'occupe plus que du jeu politicien.
On est vraiment à des années-lumière du souci du bien commun.
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Le « mariage » homosexuel en Argentine
La chambre des députés argentine a approuvé hier par 126 voix pour, 109 contre et 5 abstentions, le projet de loi autorisant le « mariage » (le texte dit bien « mariage ») entre personnes du même sexe.
« C'est une date historique en Amérique latine », s'est exclamé Esteban Paulon, secrétaire général de la fédération argentine de lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels. En effet. Mais une bien triste date.
La date de l'examen du texte par le Sénat n'est pas encore connue. -
Le mariage est vraiment un « instrument de salut »
Au terme de sa catéchèse d'hier, Benoît XVI a évoqué le Congrès de la famille qui se tiendra en Suède du 14 au 16 mai :
« Le mariage est un instrument du salut, non seulement pour les personnes mariées, mais pour toute la société. Comme tout objectif qui en vaut la peine, il est exigeant, il nous met au défi, il nous appelle à être prêts au sacrifice de nos propres intérêts pour le bien de l'autre. Il nous demande d'exercer la tolérance et d'offrir le pardon. Il nous invite à nourrir et à protéger le don d'une vie nouvelle. Ceux qui parmi nous ont la grande chance d'être nés dans une famille stable y découvrent la première et plus fondamentale école d'une vie vertueuse et des qualités d'une bonne citoyenneté. Votre message au monde est vraiment un message de joie, parce que le don que Dieu nous fait du mariage et de la vie de la famille nous permet de faire l'expérience de quelque chose de l'amour infini qui unit les trois personnes divines - le Père, le Fils et l'Esprit Saint. Les êtres humains, faits à l'image et à la ressemblance de Dieu, sont faits pour l'amour : en effet, au cœur de notre être nous aspirons à aimer et à être aimés en retour. Dieu seul peut satisfaire nos besoins les plus profonds, et pourtant, par l'amour entre mari et femme, l'amour des parents et des enfants, l'amour mutuel des frères et sœurs, il nous est offert un avant-goût de l'amour sans limite qui nous attend dans la vie à venir. »
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Benoît XVI et les devoirs du prêtre (II)
Dans sa catéchèse, Benoît XVI a évoqué hier le deuxième devoir du prêtre : « celui de sanctifier les hommes, en particulier à travers les sacrements et le culte de l'Eglise ». Extrait :
Au cours des dernières décennies, certaines tendances ont conduit à faire prévaloir, dans l'identité et la mission du prêtre, la dimension de l'annonce, en la détachant de celle de la sanctification ; on a souvent dit qu'il faudrait dépasser une pastorale purement sacramentelle. Mais est-il possible d'exercer authentiquement le ministère sacerdotal « en dépassant » la pastorale sacramentelle ? Qu'est-ce que cela signifie précisément pour les prêtres d'évangéliser, en quoi consiste ce que l'on appelle le primat de l'annonce ? Comme le rapportent les Evangiles, Jésus affirme que l'annonce du Royaume de Dieu est le but de sa mission ; cette annonce, toutefois, n'est pas seulement un « discours », mais elle inclut en même temps, sa propre action ; les signes, les miracles que Jésus accomplit indiquent que le Royaume vient comme une réalité présente et que celle-ci coïncide en fin de compte avec sa propre personne, avec le don de soi, comme nous l'avons entendu aujourd'hui dans la lecture de l'Evangile. Et il en est de même pour le ministre ordonné : celui-ci, le prêtre, représente le Christ, l'Envoyé du Père, il en continue sa mission, à travers la « parole » et le « sacrement », dans cette totalité de corps et d'âme, de signe et de parole. Saint Augustin, dans une lettre à l'évêque Honoré de Tiabe, en se référant aux prêtres, affirme : « Que les serviteurs du Christ, les ministres de Sa parole et de Son sacrement fassent donc ce qu'il commanda ou permit » (Epist. 228, 2). Il faut réfléchir si, dans certains cas, avoir sous-évalué l'exercice fidèle du munus sanctificandi, n'a pas représenté un affaiblissement de la foi elle-même dans l'efficacité salvifique des sacrements et, en définitive, dans l'œuvre actuelle du Christ et de son Esprit, à travers l'Eglise, dans le monde. -
Daoudal Hebdo N° 80
Dans ce numéro
Page 2
Le Canada a gagné !
Le procès du Téléthon
Pages 3 à 6
Le Conseil de l'Europe en pleine schizophrénie
Page 7
Une nouvelle église à Vaulx-en-Velin
Page 8
L'Ascension
Dimanche prochain... -
Ubi vera sunt gaudia
Deus, qui fidelium mentes unius efficis voluntatis: da populis tuis id amare quod praecipis, id desiderare quod promittis; ut inter mundanas varietates ibi nostra fixa sint corda, ubi vera sunt gaudia. Per Dominum...
Dieu, qui unissez les cœurs de vos fidèles dans un même vouloir, donnez à votre peuple d'aimer ce que vous commandez, de désirer ce que vous promettez, afin que, au milieu des fluctuations de ce monde, nos cœurs demeurent fixés là où sont les vraies joies.
Cette collecte du quatrième dimanche après Pâques (qui est donc aussi celle de tous les jours de cette semaine quand il n'y a pas de fête) est l'une des plus belles du missel, non seulement par sa signification, mais par son rythme latin et ses assonances, particulièrement les derniers mots :ibi nostra fixa sint corda
ubi vera sunt gaudia