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  • Popieluszko arrive à point nommé

    L'Office des cérémonies pontificales publie une liste de 7 béatifications approuvées par le Saint-Père. On y trouve :

    - Jerzy Popieluszko, prêtre martyr polonais, dimanche 6 juin Place Pilsudski à Varsovie (Pologne).

  • La Pologne divisée ?

    Titre d'une dépêche de l'AFP :

    « La Pologne soudain divisée après le choix du Wawel pour enterrer Kaczynski »

    Non, ce n'est pas la Pologne qui est divisée, mais son intelligentsia. Le journal de l'aile gauche (gauche polonaise...) de Solidarité, Gazeta Wyborcza, prend position contre l'inhumation de Lech Kaczynski au Wawel. Il le fait en termes mesurés (cf. les propos d'Adam Michnik qui défrisent Jean Quatremer) : c'est une décision "hâtive et émotionnelle", "une inhumation au Wawel devrait être le résultat d'une discussion nationale", "ce serait alors démocratique et digne". Et le journal publie une lettre d'Andrzej Wajda, qui appelle les autorités ecclésiastiques à "retirer cette décision hautement déplacée, prise à la hâte, au moment du deuil". "Le président Lech Kaczynski fut un homme modeste et bon, mais il n'y a aucune raison pour qu'il repose au Wawel, parmi les rois de Pologne et le maréchal Jozef Pilsudski", écrit-il.

    Sur le plan politique, Wajda a raison. Lech Kaczynski n'est ni un roi ni un héros de l'indépendance polonaise. Mais il y a chez le cinéaste une myopie spirituelle, que j'avais déjà remarquée (mais pas dans ses films...). La mort de Kaczynski près de Katyn est un événement historique, notamment quant aux relations entre la Pologne et la Russie. Cette dimension a quelque chose de prophétique et dépasse de très loin le côté émotionnel dû au deuil. Ce sont des symboles qui sont inhumés au Wawel. Et Lech Kaczynski est devenu, malgré lui, un symbole.

    On signalera aussi que l'autorisation d'inhumer une personnalité au Wawel revient à l'archevêque de Cracovie. Qui est le cardinal Dziwisz, l'ancien secrétaire de Jean-Paul II. Et il n'est pas extravagant de penser que le cardinal Dziwisz ait vu un signe dans le fait que le drame ait eu lieu le jour liturgique du 5e anniversaire de la mort de Jean-Paul II, la veille du 10e anniversaire de la fête de la Divine Miséricorde, ce qui illumine le côté prophétique de l'événement.

  • L’européisme démasqué

    Si l'on a besoin de se persuader que l'européisme est un avatar du communisme, on aura une belle preuve dans le texte de pure haine bolchevique que publie Jean Quatremer sur Lech Kaczynski, intitulé « Mort d'un nationaliste réactionnaire ».
    Le président polonais était « réactionnaire, sectaire, eurosceptique, brutal », il a « donné une image terrifiante de la Pologne ». Quand son frère était Premier ministre, ils « ont gouverné avec la Ligue des familles, un petit parti antisémite, xénophobe et violemment réactionnaire qu'ils ont protégé. Autoritaires, peu soucieux de libertés publiques, ils ont pourri la vie de centaines de personnes en se livrant à une chasse fantasmatique aux anciens communistes ». « Il aura finalement été le dernier représentant d'une certaine Pologne rancie, crispée, réactionnaire (rejet de l'avortement, refus de reconnaître des droits aux homosexuels, etc.). »

    Il aura été « le pire président que la Pologne n'ait jamais eu ». Pire que Bierut, Gomulka, Gierek. Pire que Jaruzelski. Au moins c'est clair.

    Et Jean Quatremer s'étrangle, comme sa consoeur du Monde, en lisant qu'Adam Michnik, opposant déclaré des Kaczynski, salue, dans son éditorial de Gazeta Wiborcza, « le patriotisme » de Lech Kaczynski, « cet homme « droit » et « sympathique » qui a « servi l'indépendance de la Pologne » et choisi la liberté contre la dictature ».

    N'en déplaise à Jean Quatremer, les Polonais n'ont aucune nostalgie des dictateurs à la solde des Soviétiques. Et ils vont enterrer Lech Kaczynski et sa femme dans la crypte de la cathédrale du Wawel, à Cracovie, sous le tombeau de saint Stanislas, là où reposent les rois de Pologne. "La famille Kaczynski a voulu ainsi qu'il rejoigne les grands héros de notre nation polonaise. Il rejoindra ceux qui ont le mieux accompli leur devoir envers la nation", a dit le cardinal Stanislaw Dziwisz. Lech Kaczynski et sa femme Maria seront ainsi enterrés près du maréchal Pilsudski, le dernier chef d'Etat polonais qui ait eu les honneurs du Wawel. Jean Quatremer va pouvoir encore s'étrangler d'indignation. Mais les chiens aboient, la caravane passe...

  • Insupportable dérapage du cardinal Bertone

    En visite au Chili, il a dit qu'il faisait jour à midi.

    Cela a suscité une vague d'indignation planétaire.

    (Mais je ne vois nulle part l'explication par les lobbies homosexuels et leurs complices médiatiques que l'abus d'un garçon par un homme est un crime hétérosexuel. Et s'il faut vraiment répondre à cette absurdité, tout est .)

  • Abu Sayyaf attaque une église

    Un commando d'au moins 25 islamistes du groupe Abu Sayyaf a attaqué hier à la bombe et par armes à feu un bureau du gouvernement des Philippines et une église à Isabella, sur l'île de Basilan (dans la région de Mindanao dont Abu Sayyaf veut faire un Etat islamique).

    Il y a eu 15 morts, dont 5 terroristes qui ont apparemment explosé avec leur bombe, 6 civils, ainsi qu'un soldat et trois policiers tués au cours des affrontements qui ont suivi pendant trois heures (et se poursuivaient à 19h).

    (AFP, via ABC, via Bivouac)

  • Saint Justin

    Justin était né aux environs de l'an 100 près de l'antique Sichem, en Samarie, en Terre Sainte; il chercha longuement la vérité, se rendant en pèlerinage dans les diverses écoles de la tradition philosophique grecque. Finalement, - comme lui-même le raconte dans les premiers chapitres de son Dialogue avec Tryphon - un mystérieux personnage, un vieillard rencontré sur la plage de la mer, provoqua d'abord en lui une crise, en lui démontrant l'incapacité de l'homme à satisfaire par ses seules forces l'aspiration au divin. Puis il lui indiqua dans les anciens prophètes les personnes vers lesquelles se tourner pour trouver la voie de Dieu et la "véritable philosophie". En le quittant, le vieillard l'exhorta à la prière, afin que lui soient ouvertes les portes de la lumière. Le récit reflète l'épisode crucial de la vie de Justin:  au terme d'un long itinéraire philosophique de recherche de la vérité, il parvint à la foi chrétienne. Il fonda une école à Rome, où il initiait gratuitement les élèves à la nouvelle religion, considérée comme la véritable philosophie. En celle-ci, en effet, il avait trouvé la vérité et donc l'art de vivre de façon droite. Il fut dénoncé pour cette raison et fut décapité vers 165, sous le règne de Marc Aurèle, l'empereur philosophe auquel Justin lui-même avait adressé l'une de ses Apologies.

    Benoît XVI, le 21 mars 2007. On peut lire la suite ici.