Le président de la Banque centrale polonaise, Slawomir Skrzypek, mort dans l'accident de Smolensk, venait d'envoyer un article au Financial Times, intitulé « Ne nous pressons pas de rejoindre l'euro ». Il écrivait notamment : « Une décennie d'histoire des membres périphériques de la zone euro, perdant leur compétitivité de façon drastique, est une leçon salutaire. Une autre conclusion, à propos de l'imbroglio grec, est que rien ne peut remplacer les efforts propres de chaque pays pour augmenter sa compétitivité, renforcer sa discipline fiscale et accroître la flexibilité du travail et du marché. »
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« Marseille on the move »
La ville de Marseille a décidé de se doter d'une marque baptisée "Marseille on the move" pour valoriser son attrait touristique national et international, a déclaré Dominique Vlasto, adjointe au tourisme, lors d'une conférence de presse.
Et il n'y a aucune procédure engagée à propos de cet affreux attentat contre la langue française et contre la Provence. -
Benoît XVI rend de nouveau hommage à Pie XII
Vendredi dernier, le Pape a assisté à Castelgandolfo à la projection du film sur Pie XI, intitulé Sous le ciel de Rome. Il ensuite remercié d'avoir pu assister à la première projection de ce film "qui présente le rôle fondamental joué par Pie XII dans le salut de Rome et de nombreux persécutés entre 1943 et 1944". Ce genre d'œuvre, a-t-il précisé, a "une valeur particulière surtout pour les nouvelles générations. Pour celui qui, à l'école, a étudié certains événements, et peut-être en a entendu parler, des films comme celui-là peuvent être utiles et stimulants et peuvent aider à connaître une période qui n'est pas si loin, mais que les évènements incessants de l'histoire récente et une culture fragmentée peuvent faire oublier".
Benoît XVI a souligné que Pie XII, "par son riche enseignement a su parler aux hommes de son époque en leur indiquant le chemin de la vérité et, dans sa grande sagesse, a su orienter l'Eglise dans l'optique du troisième millénaire. Cependant - a-t-il ajouté - j'aimerais particulièrement souligner combien Pie XII a été le Pape qui, comme père de tous, a présidé à la charité à Rome et dans le monde, surtout à l'époque difficile de la seconde guerre mondial. Le primat de la charité, de l'amour, qui est le commandement du Seigneur Jésus, est le commencement et la clef de lecture de toute l'œuvre de l'Eglise, et d'abord de son Pasteur universel. La charité est la raison de toute action, de toute intervention. Elle est la raison globale qui met en mouvement la pensée et les gestes concrets, et je me réjouis que ce principe unificateur ressorte de ce film. Je me permets de suggérer cette clef de lecture, à la lumière du témoignage authentique de ce grand maître de foi, d'espérance et de charité qu'a été le Pape Pie XII".
(VIS)
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Saint Herménégilde
Le roi Herménégilde, fils de Léovigilde, roi des Visigoths, fut converti de l'hérésie arienne à la foi catholique par les instructions du vénérable Léandre, évêque de Séville, avec lequel je suis lié depuis longtemps d'une étroite amitié. Son père demeuré arien fit tout son possible, par caresses et par menaces, pour le faire retomber dans l'hérésie. Mais Herménégilde ayant répondu avec constance que jamais il n'abandonnerait la vraie foi qu'il avait enfin connue, son père irrité le priva de ses droits au trône, et le dépouilla de tous ses biens. Le jeune roi conçut alors un grand dégoût du royaume terrestre, et se mit à désirer ardemment celui du ciel. Déjà chargé de chaînes, il se couvrit d'un cilice ; il demanda au Dieu tout-puissant la force qui lui était nécessaire, et il regarda désormais les pompes de ce monde qui passe avec d'autant plus de mépris, qu'il reconnaissait par sa captivité même le néant d'une gloire qui avait pu lui être ravie.
La fête de Pâques étant survenue, son perfide père lui envoya, durant le silence de la nuit, un évêque arien, afin qu'il reçût des mains de cet évêque la communion eucharistique, que celui-ci ne pouvait lui conférer que par un sacrilège, et qu'il rentrât ainsi dans les bonnes grâces du roi. Mais Herménégilde, tout dévoué à Dieu, voyant venir l'évêque arien, lui parla comme il devait, et repoussa par de justes reproches la perfidie qu'il venait lui proposer; car quoique étendu par terre sous le poids de ses chaînes, il n'en conservait pas moins tout le calme et toute l'élévation de son âme.
L'évêque étant retourné auprès du père, ce prince arien frémit de rage, et envoya sur le champ quelques-uns de ses officiers chargés de faire périr ce très fidèle confesseur de Dieu dans sa prison: ce qui fut exécuté. Etant entrés, ils lui fendirent la tête d'un coup de hache; mais en lui ôtant ainsi la vie du corps, ils ne purent atteindre en lui que ce qu'il avait lui-même méprisé. Bientôt des miracles célestes éclatèrent pour manifester la véritable gloire dont il jouissait; car le silence de la nuit fut tout à coup interrompu par des chants harmonieux qui retentissaient près du corps de ce roi martyr, d'autant plus véritablement roi qu'il était martyr. Quelques-uns rapportent que des lampes allumées parurent aussi durant la nuit autour du corps ; ce qui porta tous les fidèles à le révérer comme celui d'un martyr.
Le père infidèle et parricide se sentit enfin touché de repentir, et regretta sa faute ; mais ce regret n'alla pas jusqu'à lui faire obtenir le salut. Il reconnut que la foi catholique était la véritable ; mais la crainte que lui inspirait sa nation l'empêcha de la professer. Une maladie lui étant survenue, et se trouvant réduit à l'extrémité, il recommanda à l'évêque Léandre, qu'il avait vivement persécuté autrefois, le roi Reccarède son fils qu'il laissait dans son hérésie, afin que par ses instructions il rendit à ce prince le même service qu'à son frère. Après avoir fait cette recommandation, Léovigilde mourut : et après sa mort, le roi Reccarède voulant imiter, non son père infidèle, mais son frère le martyr, se convertit de l'hérésie arienne, et ramena si complètement à la vraie foi toute la nation des Visigoths qu'il refusa d'admettre dans ses armées quiconque oserait se déclarer ennemi de Dieu en professant l'hérésie. Il ne faut pas s'étonner qu'il soit devenu ainsi le prédicateur de la foi catholique, ce prince qui était le frère d'un martyr, par les mérites duquel il est aidé en ce moment même pour ramener tant d'âmes au sein du Dieu tout-puissant.
Saint Grégoire le Grand