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  • Le Pen n’ira pas à Versailles

    Jean-Marie Le Pen a annoncé hier sur son blog vidéo qu'il n'ira pas écouter lundi Nicolas Sarkozy devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, bien qu'il ait été invité par le président de l'Assemblée nationale comme tous les députés européens (ainsi que les anciens Premiers ministres et les anciens présidents de la République.

    « J'ai décliné l'invitation que m'avait faite, très courtoisement, le président Accoyer d'assister à cette séance du Congrès. C'est dans la ligne de la prise de distance que je souhaite à l'égard des autorités politiques du pays. J'estime qu'elles ne font pas respecter les règles les plus élémentaires de la démocratie."

    Pour la même raison, Jean-Marie Le Pen avait décliné l'invitation que Nicolas Sarkozy lui avait faite, comme aux autres dirigeants de partis politiques, de venir à l'Elysée après les élection européennes.

  • Le P. Gumpel s’énerve

    Dans une interview à l'agence de presse italienne Ansa, le père Gumpel, rapporteur de la cause de béatification de Pie XII, a déclaré hier que Benoît XVI n'a toujours pas pris de décision à ce sujet de crainte de nuire aux relations entre l'Eglise et la communauté juive. Le pape a été "frappé" par les propos de membres de la communauté juive qu'il a récemment rencontrés, dit-il. "Ils lui ont clairement dit que s'il faisait quelque chose en faveur de Pie XII, les relations entre l'Eglise catholique et les juifs seraient irrémédiablement compromises".

    Le service de presse du Vatican a aussitôt réagi : la décision de béatifier ou non le pape Pie XII est de la "compétence exclusive" de Benoît XVI qui doit être laissé "tout à fait libre" de ses choix. "Si le pape pense qu'il faut poursuivre l'examen de la cause de béatification de Pie XII, sa position doit être respectée, sans interférences et sans déclarations inopportunes ou injustifiées."

  • Benoît XVI et les chrétiens d’Irak

    Dans le discours du pape (en français) au patriarche d'Antioche des Syriens, S. B. Ignace Youssef III Younan :

    « Je prie constamment pour la paix au Moyen-Orient, en particulier pour les chrétiens qui vivent dans la bien-aimée nation irakienne, dont je présente chaque jour au Seigneur les souffrances au cours du Sacrifice eucharistique. »

  • Le Cœur

    Magnifique homélie de Benoît XVI, hier, aux vêpres de la fête du Sacré-Cœur, pour l'ouverture de l'année sacerdotale et le 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (traduction Zenit).

    Dans l'antienne du Magnificat, nous chanterons d'ici peu : «Le Seigneur nous a accueillis dans son cœur - Susceptit nos Dominus in sinum et cor suum». Dans l'Ancien Testament, il est question 26 fois du cœur de Dieu, considéré comme l'organe de sa volonté : c'est par rapport au cœur de Dieu que l'homme est jugé. A cause de la douleur que son cœur éprouve pour les péchés de l'homme, Dieu décide le déluge, mais s'émeut ensuite face à la faiblesse humaine et pardonne. Il y a ensuite un passage vétérotestamentaire dans lequel le thème du cœur de Dieu est exprimé de façon absolument claire : c'est dans le chapitre 11 du livre du prophète Osée, où les premiers versets décrivent la dimension de l'amour avec lequel le Seigneur s'est adressé à Israël à l'aube de son histoire : «Quand Israël était jeune, je l'aimais, et d'Egypte j'appelai mon fils» (v. 1). En vérité, à l'inlassable prédilection divine, Israël répond avec indifférence et même ingratitude. «Mais plus je les appelais - est obligé de constater le Seigneur - plus ils s'écartaient de moi» (v. 2). Toutefois, Il n'abandonne jamais Israël aux mains des ennemis, lit-on au verset 8 car «mon cœur - observe le Créateur de l'univers - en moi est bouleversé, toutes mes entrailles frémissent».

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  • Et Hevam transfunderet in Mariam

    Il est un homme et une femme qui nous ont fait énormément de mal ; mais grâce à Dieu, il y eut aussi un homme et une femme pour tout réparer et même avec un grand gain de grâces ; il n'en est point du don comme de la faute, et la grandeur du bienfait que nous avons reçu dépasse de beaucoup la perte que nous avions faite. En effet, dans sa prudence et clémence extrêmes, l'ouvrier qui nous a faits n'a point achevé de rompre le vase déjà fêlé, mais il le répara complètement, si bien, que de l'ancien Adam, il nous en fit un nouveau, et transvasa Eve dans Marie.

    (Lecture des matines : début de l'homélie de saint Bernard pour le dimanche dans l'octave de l'Assomption)