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  • L’Evangile de la miséricorde

    L’agence Zenit publie une traduction du discours que le pape Benoît XVI a adressé samedi 5 avril aux participants au congrès organisé par l'Institut Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Extrait.

    Oui, l'Evangile de l'amour et de la vie est toujours également l'Evangile de la Miséricorde, qui s'adresse à l'homme concret et pécheur que nous sommes, pour le relever après toutes ses chutes, pour le guérir de toutes ses plaies. Mon bien-aimé prédécesseur, le serviteur de Dieu Jean-PauI Il, dont nous venons de célébrer le troisième anniversaire de la mort, dit à l'occasion de l'inauguration du nouveau sanctuaire de la divine miséricorde à Cracovie : «Il n'existe pas pour l'homme d'autre source d'espérance en dehors de la miséricorde de Dieu » (17 août 2002). A partir de cette miséricorde l'Eglise nourrit une confiance énorme dans l'homme et dans sa capacité à se relever. Elle sait que, avec l'aide de la grâce, la liberté humaine est capable du don de soi définitif et fidèle, qui rend possible le mariage d'un homme et d'une femme comme pacte indissoluble, que la liberté humaine, même dans les circonstances les plus difficiles, est capable de gestes extraordinaires de sacrifice et de solidarité pour accueillir la vie d'un nouvel être humain. On peut ainsi voir que les « non » que l'Eglise prononce dans ses indications morales et sur lesquels l'attention de l'opinion publique s'arrête de façon unilatérale, sont en réalité des grands « oui » à la dignité de la personne humaine, à sa vie et à sa capacité d'aimer. Ils sont l'expression de la confiance constante que, malgré leur faiblesse, les êtres humains sont en mesure de répondre à la vocation la plus haute pour laquelle ils ont été créés : celle d'aimer.

  • Les « autorités somaliennes » ?

    On entend en boucle depuis hier, sur les radios et les télévisions, que l’armée française a libéré les otages des pirates de la mer par une opération menée « en accord avec les autorités somaliennes ». On affirme cela sans rire. Et personne ne demande : où ça, des « autorités » somaliennes ?

    Voici quelques extraits d’un texte officiel du Quai d’Orsay (donc dans le style "diplomatique") sur la Somalie.

    « Début janvier 2007, le Gouvernement Fédéral de transition (GFT) s’installe dans la capitale pour la première fois depuis 1991. 8 mois après, la situation sécuritaire à Mogadiscio demeure très dégradée. L’insurrection, composée d’anciens membres des Tribunaux islamiques alliés principalement à des membres du sous clan Hawiye/Haber Gidir/Eyr (principal clan s’opposant à celui du Président Yussuf, le clan Darod/Majerteen), est menée aujourd’hui par la milice islamiste radicale Hezb al Shabaab. Parallèlement, au niveau régional, les luttes inter-claniques pour des questions d’accès au pouvoir politique (postes de gouverneurs locaux) et aux ressources économiques (puits, terres) ont repris de plus belle.

    « La piraterie aux larges des côtes somaliennes, à laquelle les Tribunaux islamiques avaient mis en terme en reprenant le contrôle des villages de pirates, prospère à nouveau depuis janvier 2007. Elle est devenue une entrave importante à la liberté maritime dans la région, et menace plus particulièrement l’approvisionnement en aide humanitaire de la Somalie. Dans ce contexte, la France a mis en place une opération d’escorte des navires affrétés par le Programme Alimentaire Mondial délivrant l’aide en Somalie.

    « La conférence de réconciliation, reportée à trois reprises, s’est tenue à Mogadiscio entre le 15 juillet et le 30 août 2007. Mal engagée du fait de son manque d’inclusivité et de l’instabilité régnant dans la capitale somalienne, elle a toutefois permis de mettre en route un timide processus politique.

    « (…) Le processus politique est aujourd’hui dans l’impasse. »

  • Le procès Alexandre Simonnot

    Présent rend compte dans son numéro d’aujourd’hui de l’audience du procès Simonnot. L’article de Caroline Parmentier, qui était présente et citée comme témoin, est en lecture libre aujourd'hui et demain sur le site du quotidien. En voici quelques extraits.

    Rappelons qu’Alexandre Simonnot, conseiller municipal FN de Taverny, comparaissait pour avoir crevé avec sa clef de voiture un préservatif de 10 mètres de haut érigé sur un obélisque.

    Alexandre Simonnot a expliqué avoir déchiré cette obscénité pornographique, qui constituait un attentat à la pudeur, afin de protéger les enfants de cette agression insupportable.

    Le premier témoin, Jacques Trémolet de Villers, a rappelé que le préservatif étant destiné aux ébats les plus intimes, toute exposition au public de ces ébats intimes ou de leurs accessoires était au sens propre une obscénité. « Quand cette provocation est le fait d’une collectivité publique, qu’elle est financée par l’argent des contribuables, elle devient carrément délictuelle. L’acte d’Alexandre Simonnot est donc un acte juste, exempt de toute qualification pénale, tandis que l’exposition, par la municipalité d’un préservatif géant aux frais du contribuable serait justiciable de poursuites pour détournement de fonds publics. »

    Caroline Parmentier a soutenu qu’il avait en effet protégé nos enfants en agissant tel qu’il l’avait fait. Et elle a souligné qu’il y a « un lien entre la dérive à caractère pornographique de ce que l’on montre dans notre société – avec tout l’effet que cela peut produire sur des esprits simples, malades ou pervers – et l’explosion des crimes à caractère sexuel ».

    L’avocate de la commune de Taverny a accusé Alexandre Simonnot de « lâcheté », sous prétexte qu’il a agi à 22 h, de nuit (alors que simplement il passait par là à cette heure-là). Et bien entendu elle a fait un couplet sur la nécessité du préservatif pour lutter contre le sida…

    Elle a demandé la condamnation d’Alexandre Simonnot à un euro symbolique au titre du « préjudice moral »…

    Me Wallerand de Saint-Just a contesté la qualification du préservatif rose géant du maire de Taverny de « bien public, destiné à l’utilité publique ou à la décoration publique ». S’appuyant notamment sur le témoignage de Dominique Morin, qui dénonce le mensonge du préservatif qui protège, Me de Saint-Just a relevé l’absence d’utilité publique.

    Le procureur a réclamé la condamnation d’Alexandre Simonnot à 1.000 euros d’amende, pour avoir « choisi d’agir en délinquant » au lieu d’utiliser les moyens légaux.
    Jugement le 29 mai.

  • Regina cæli

    Regina cæli, lætare, alleluia, quia quem meruisti portare, alleluia, resurrexit, sicut dixit, alleluia, ora pro nobis Deum, alleluia.

    Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia, parce que celui que tu as mérité de porter, alléluia, est ressuscité, comme il l’avait dit, alléluia, prie Dieu pour nous, alléluia.

    Le grand cri de joie mariale qui remplace l’Angelus au temps pascal est aussi l’antienne du Benedictus et du Magnificat dans l’office de la Sainte Vierge le samedi.