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  • Guéguerre au MoDem

    Didier Bariani, vice-président de l'UDF-MoDem en charge des questions statutaires, et président du groupe Modem au conseil de Paris, s'oppose à ce que l'UDF disparaisse au sein du Mouvement démocrate, préférant qu'elle demeure une composante distincte au sein du futur parti de François Bayrou. « L'UDF et le MoDem sont compatibles, mais est-ce que l'UDF est soluble dans le MoDem, je ne crois pas », a-t-il déclaré à l'AFP.

    Une fusion de l'UDF avec le MoDem risque de faire partir « un tas de militants et d'élus locaux, qui vont se trouver très dépaysés s'ils n'ont plus au sein du MoDem cette UDF de centre modéré qui les représente », a-t-il ajouté. Car « les gens qui ont adhéré en grand nombre au MoDem ont souvent des cultures différentes de celles de l'UDF ».

    Il regrette que « M. Bayrou et ses amis se gaussent beaucoup » de cette vision d'une UDF continuant à exister au sein du MoDem, et fustige « l'intolérance » et la « raillerie » manifestée à son encontre.

    « Je ne veux pas croire que l'on se dise que la transfusion sanguine (le renouvellement complet des militants et élus) est le meilleur choix », et que « plus il y en a qui partiront, mieux ça vaudra », dit-il encore, avertissant que seul un congrès des adhérents de l'UDF pourrait décider de fondre le parti au sein du MoDem, et qu'il inviterait le congrès à ne pas le faire…

    Le problème est que la création du MoDem a été approuvée début mai par un conseil national de l'UDF…

  • Dans la famille Dati…

    On demande le frère. Un autre. On connaissait Jamal, condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour trafic de stupéfiants, qui comparaîtra mardi en appel. Voici Omar, dont on apprend qu’il est sous contrôle judiciaire depuis 2005, pour un trafic de drogue « de moyenne importance ». Il doit comparaître bientôt devant le tribunal de Chalon-sur-Saône.

    Nicolas Sarkozy s’est rendu impromptu à la garden party du ministère de la Justice, hier, et s’est affiché avec Rachida Dati pour bien montrer qu’il la soutenait dans ses épreuves. Ou dans sa façon très spécifique de faire le ménage à la Chancellerie.

    Au risque de montrer qu’il est le seul à la défendre…

  • Saint Bonaventure

    Si l'on en croit le nouveau calendrier et d'autres sources, saint Bonaventure est mort un 15 juillet (d'autres ont dit le 14, jour de sa fête dans l'ancien calendrier, d'autres le 16...). Une curiosité est le texte du nouveau lectionnaire pour la fête de saint Bonaventure, donc le 15. Alors que la nouvelle liturgie a été fabriquée par des intellectuels utilitaristes (comme le disait à peu près un certain cardinal Ratzinger), il s’agit d’un texte (absolument sublime) qui explique que ce n’est pas par la spéculation intellectuelle qu’on peut pénétrer le mystère du Christ...

    Le Christ est le chemin et la porte, l'échelle et le véhicule ; il est le propitiatoire posé sur l'arche de Dieu et le mystère caché depuis le commencement.

    Celui qui tourne résolument et pleinement ses yeux vers le Christ en le regardant suspendu à la croix, avec foi, espérance et charité, dévotion, admiration, exultation, reconnaissance, louange et jubilation, celui-là célèbre la Pâque avec lui, c'est-à-dire qu’il se met en route pour traverser la mer Rouge grâce au bâton de la croix. Quittant l'Égypte, il entre au désert pour y goûter la manne cachée et reposer avec le Christ au tombeau, comme mort extérieurement mais expérimentant dans la mesure où le permet l'état de voyageur ce qui a été dit sur la croix au larron compagnon du Christ : « Aujourd'hui avec moi tu seras dans le paradis. »

    En cette traversée, si l'on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle. Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit », que nul ne reçoit sauf celui qui le désire, et que nul ne désire, sinon celui qui au plus profond est enflammé par l'Esprit Saint que le Christ a envoyé sur la terre. Et c'est pourquoi l'Apôtre dit que cette mystérieuse sagesse est révélée par l'Esprit Saint.

    Si tu cherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir, ton aspiration profonde et non pas ton intellect, le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture ; interroge l'Époux et non le professeur, Dieu et non l'homme, l'obscurité et non la clarté ; non point ce qui luit mais le feu qui embrase tout l'être et le transporte en Dieu avec une onction sublime et un élan plein d'ardeur. Ce feu est en réalité Dieu lui-même dont « la fournaise est à Jérusalem. » C'est le Christ qui l'a allumé dans la ferveur brûlante de sa Passion. Et seul peut le percevoir celui qui dit avec Job : « Mon âme a choisi le gibet, et mes os, la mort. » Celui qui aime cette mort de la croix peut voir Dieu ; car elle ne laisse aucun doute, cette parole de vérité : « L'homme ne peut me voir et vivre. »

    Mourons donc, entrons dans l'obscurité, imposons silence à nos soucis, à nos convoitises et à notre imagination. Passons avec le Christ crucifié de ce monde au Père. Et quand le Père se sera manifesté, disons avec Philippe : « Cela nous suffit » ; écoutons avec Paul : « Ma grâce te suffit » ; exultons en disant avec David : « Ma chair et mon cœur peuvent défaillir : le roc de mon cœur et mon héritage, c’est Dieu pour toujours. Béni soit le Seigneur pour l’éternité, et que tout le peuple réponde : Amen, amen ! »

    (Saint Bonaventure, Itinéraire de l'âme à Dieu, 7)