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  • Al Azhar à Lille

    L'institut musulman Avicenne des Sciences humaines (sic) de Lille ouvrira ses portes samedi prochain, fait savoir Mohamed Béchari, président de la Fédération nationale des musulmans de France (contrôlée par le Maroc).

    L'institut dispensera un enseignement supérieur en sciences humaines, avec un « intérêt tout particulier » pour la culture arabo-musulmane (histoire de l'islam contemporain, langue et civilisation arabe, droit, sociologie de l'islam...), dans le cadre d'un cursus LMD (licence-mastère-doctorat).

    Ainsi aura-t-on des diplômés en charia islamique, dûment estampillés par la République, sous couvert des « sciences humaines ». Mais où a-t-on vu que la charia islamique était humaine ? Et à quoi serviront des docteurs en charia, sinon à expliquer comment il faut l’appliquer dans les territoires musulmans en voie de constitution dans notre pays ?

    L'institut Avicenne abritera également, bien entendu, une « faculté de théologie ».

    Bref, c’est une université islamique qui se met en place en France. Avec l’aval officiel de la République laïque, totalement inconsciente de ce que cela représente.

  • Du droit des enfants au droit des homos

    Ce jour est paraît-il la journée du droit des enfants. Non seulement il n’y est pas question une seconde du premier de ces droits, qui est le droit à la vie, mais le rapport remis au président de la République par la « défenseure » des enfants, Dominique Versini, vise à donner aux homosexuels des droits sur les enfants qui leur seraient confiés. Il faut, ne craint-elle pas d’affirmer, que nous « fassions fi de tout jugement ou de tout regard moral pour se dire que l'intérêt de l'enfant, c'est de préserver cet amour qui lui est donné ». Sic. Pour faire passer cette nouvelle ignominie, on la déguise en  « statut des "tiers", beau-parent, grand-parent, frère et soeur, personne de confiance, qui partagent ou ont partagé la vie d'un enfant ». La « défenseure » assure que ses propositions ont eu un « écho très favorable » auprès de Jacques Chirac qui, selon elle, compte « demander au ministre chargé de la Famille et au garde des Sceaux d'étudier comment on pourrait leur donner une réalité législative ». Et c’est parti pour une nouvelle étape de destruction de la notion même de famille.

    Comme sur tous les sujets liés à la subversion des valeurs fondamentales de la société, il n’y a guère de différence entre la droite et la gauche. A ceci près que la gauche prône ouvertement la prétendue « homoparentalité », tandis que la droite va dans le même sens en se cachant sous une immonde hypocrisie.

  • Le degré zéro de la politique

    Le Journal du Dimanche a publié un sondage Ipsos, selon lequel, à la question « Qu'est-ce qui vous attire le plus dans la candidature de Ségolène Royal ? », 37% des sondés répondent « c'est une femme », tandis que 21% estiment qu'elle « incarne le renouveau de la gauche » et 18% qu'elle est « la seule capable de battre Nicolas Sarkozy au deuxième tour ». Chez les sympathisants socialistes, les réponses arrivent dans le même ordre, 41% d'entre eux répondant que c'est d'abord parce qu'elle est une femme, 33% qu'elle incarne le renouveau de la gauche et 30% qu'elle est la seule capable de battre Sarkozy.

  • Le Pen et la fonction publique

    Jean-Marie Le Pen a souligné hier que ce n’est pas par hasard s’il a choisi son déplacement en Lorraine, « patrie de Jeanne d’Arc dont le destin fut de servir », pour évoquer le service de l’Etat. Il a souligné que les missions régaliennes de l’Etat ne représentent plus aujourd’hui qu’à peine 30 % des dépenses publiques, et que l’Etat, se dilatant dans des missions multiples, est devenu « boursouflé, obèse, inefficace ».

    « Pesant de plus en plus lourd dans nos équilibres économiques, il exige sans cesse plus d’impôts, produit toujours plus de réglementations, absurdes pour la plupart, réduisant nos espaces de liberté comme peau de chagrin. Écrasant le secteur productif par les prélèvements fiscaux, il l’alourdit dans la compétition internationale en l’enserrant dans une réglementation étouffante, impossible à respecter. »
    Il n’en demeure pas moins que « service public, fonction publique, incarnent les valeurs de fraternité française que je défends depuis si longtemps, depuis trop longtemps, cette égalité entre tous nos compatriotes aujourd’hui livrés pour les plus démunis d’entre nous à la loi des marchands », et que 59 % des fonctionnaires souhaitent une réforme de la fonction publique.
    Et Jean-Marie Le Pen a brossé les grandes ligne de la réforme qu’il propose :
    - restauration de la condition de nationalité à l’embauche, et préférence à ceux qui se seront portés volontaires pour le service militaire de 6 mois que nous voulons instaurer.
    - garantie de la neutralité de la fonction publique, par l’incompatibilité entre un emploi public et une fonction politique. « La fonction publique ne peut être le refuge alimentaire des recalés du suffrage universel. »
    - politique d’ouverture du service public sur la société civile : « Nous favoriserons le recrutement de salariés du privé ou de professions libérales, qui après 45 ans par concours ou sur titre viendront confronter leurs expériences à celles des agents publics. » « Parallèlement nous durcirons les conditions du pantouflage qui permettent aux hauts fonctionnaires après une formation payée par l’Etat de vendre leur réseau de relations aux grandes entreprises en constituant ainsi une des poutres du Système. »
    - réorganisation en trois corps : « Il existe près de 900 corps différents d’agents publics aux statuts variés et souvent inadaptés à leurs missions d’aujourd’hui. Avec les organisations représentatives, nous organiserons la Fonction publique en trois corps : un corps civil, un corps militaire et un corps de police pour prendre en compte la spécificité des missions. » Cela permettra une meilleure mobilité des fonctionnaires selon les besoins géographiques ou en fonction des priorités.
    Jean-Marie Le Pen a également dénoncé la réduction « à l’aveugle » du nombre des fonctionnaires, soulignant qu’il n’y a pas plus aujourd’hui de magistrats que sous Napoléon III alors que le contentieux judiciaire a explosé, et que dans les cinq ans à venir la moitié des policiers va prendre sa retraite. Ce n’est donc « qu’après un audit des missions et des moyens qui leur sont affectés que nous réduirons le nombre des agents publics par le non-remplacement d’une partie à déterminer des départs en retraite ».
    Le texte intégral du discours se trouve sur le site du Front national.

  • Saint Félix de Valois

    « Ordonné prêtre, il célébra sa première Messe avec grande ferveur et gagna peu après le désert où il vécut en grande abstinence, réconforté par l'abondance des grâces du ciel. Il y fut trouvé par saint Jean de Matha, docteur de Paris, qu'une inspiration divine avait poussé à sa recherche. Tous deux vécurent là très saintement quelques années, jusqu'à ce qu'un Ange les avertît de la part de Dieu qu'ils eussent à se rendre à Rome pour obtenir du Souverain Pontife une règle de vie. C'était alors Innocent III, lequel pendant la Messe solennelle eut révélation du nouvel Ordre et institut qu'ils devaient fonder pour la rédemption des captifs. Le Pape revêtit lui-même Félix et Jean du vêtement blanc avec la croix rouge et bleue sous lequel l’Ange était apparu, et il voulut que leur famille religieuse, en raison de ces trois couleurs de son habit, fût honorée du nom de la très sainte Trinité. » (Il s’agit de l’Ordre trinitaire pour le rachat des captifs des musulmans, fondé en 1198.) (extrait du texte du martyrologe, dans l'Année liturgique de dom Guéranger).