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  • La mosquée flottante de Venise

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    Elle est ainsi présentée par son concepteur, Inter National Design (IND) :

    « Le patrimoine architectural vénitien est un héritage de l'architecture islamique. Cela a encouragé l’idée initiale et donné forme à la mosquée flottante comme un point de rencontre interculturel. Le processus de transformation de lieux comme Venise aujourd’hui a la capacité de souligner les changements emblématiques dans la société européenne actuelle. Basé sur la tradition classique des mosquées, avec une cour, le patio, et la structure du dôme sur une empreinte carrée avec son minaret, le projet nécessitait une transformation contemporaine pour souligner les changement de paradigme. Dans ce contexte, une installation culturelle faite de ballons de gymnastique, facilement disponibles sur le marché, qui seront distribués aux résidents de Venise après l’événement, signifie que tout le monde fait partie de l’installation. La réutilisation des ballons, par leur distribution aux gens, répond à l’aspect durable de cette installation. »

    On retrouve ici tout le baratin multiculturel, avec évidemment le volet « durable ». On remarque que pour ce cabinet d’architectes l’islamisation est un changement emblématique de la société actuelle, qu’il faut donc accompagner. On remarque surtout que pour ces architectes, « le patrimoine architectural vénitien est un héritage de l'architecture islamique », ce qui est une évidente contrevérité historique… et architecturale. Ce cabinet néerlandais fait donc ouvertement la promotion de l’islam en mettant en avant un mensonge historique (il s’agit d’un mensonge, et non d’une erreur, car on ne devient pas architecte sans avoir étudié l’histoire de l’architecture).

    Le site d’IND est indiqué comme « page malveillante » par Google, qui la bloque, parce que « sur les 2 pages testées sur ce site au cours des 90 derniers jours, 2 pages ont généré le téléchargement et l'installation de programmes malveillants » (qui ne sont pas du fait d’IND, dont la malveilance est ailleurs).

    On trouvera la présentation de la mosquée flottante sur le site Amush (architecture contemporaine au Maroc), qui avait traduit en français quelques passages de la présentation originale en anglais.

    Après des protestations d’internautes, ce site a modifié la traduction : « Le patrimoine architectural vénitien a le même héritage que l'architecture islamique », et a donné le texte originel anglais, que j’ai traduit, sans avoir donc besoin d’aller sur un site qui « risque d’endommager mon ordinateur ».

    (Via F. Desouche)

  • La mémoire

    Extrait de la sublime homélie de Benoît XVI (un grand merci à Benoît et moi pour la traduction) à la messe de Requiem pour Manuela Camagni :

    Saint Bonaventure dit que dans les profondeurs de notre être, il y a la mémoire du Créateur. Et justement parce que cette mémoire est inscrite dans notre être, nous pouvons reconnaître le Créateur dans sa création, nous pouvons nous le rappeler, voir ses traces dans cet univers créé par Lui. Saint Bonaventure dit aussi que cette mémoire du Créateur n'est pas seulement mémoire du passé, parce que l'origine est présente, c'est la mémoire de la présence du Seigneur, c'est aussi la mémoire du futur, parce qu'il est certain que nous venons de la bonté de Dieu et que nous sommes appelés à atteindre la bonté de Dieu. C'est pourquoi dans cette mémoire, l'élément de la joie est présent, notre origine dans la joie qui est Dieu et notre appel à atteindre la grande joie.

    Mais saint Bonaventure ajoute que notre mémoire, comme toute notre existence, est blessée par le péché; ainsi, la mémoire est obscurcie, elle est recouverte par d'autres mémoires superficielles, et nous ne pouvons pas aller au-delà de toutes ces autres mémoires superficielles, aller jusqu'au fond, jusqu'à la vraie mémoire qui soutient notre être. Et ainsi, à cause de cet oubli de Dieu, de cet oubli de la mémoire fondamentale, la joie elle aussi est recouverte, obscurcie. Oui, nous savons que nous sommes créés pour la joie, mais nous ne savons plus où est la joie, et nous la cherchons à différents endroits. Nous voyons aujourd'hui cette recherche désespérée de la joie qui s'éloigne de plus en plus de sa vraie source, de la vraie joie. Oubli de Dieu, oubli de notre vraie mémoire.

    Les Memores Domini savent que le Christ, à la veille de sa passion, a renouvelé, et même a élevé notre mémoire. "Faites ceci en mémoire de moi", a-t-il dit, et ainsi il nous a donné la mémoire de sa présence, la mémoire du don de soi, du don de son Corps et de son Sang, et dans ce don de son Corps et de son Sang, dans ce don de son amour infini, nous touchons de nouveau avec notre mémoire la présence plus forte de Dieu, son don de lui-même.

  • Saint François Xavier

    Le grand missionnaire naquit en 1506 au château de Xavier en Navarre ; en 1525 il fit la connaissance de saint Ignace et fut son second compagnon ; en 1542, il fut envoyé aux Indes ; de 1549 à 1551 son champ d’action fut le Japon. Il parcourut un nombre incalculable de régions, toujours à pied et souvent pieds nus. Il porta la foi au japon et dans six autres royaumes. Il convertit des centaines de mille d’infidèles au Christ ; dans l’Inde seule, il régénéra dans les eaux du baptême des princes puissants, des rois mêmes. Et malgré toutes les grandes œuvres qu’il avait accomplies pour Dieu, il était si humble, qu’il n’écrivait jamais qu’à genoux à son Supérieur saint Ignace. Dieu confirma son ardeur à répandre l’Évangile par des miracles nombreux et magnifiques. Il ressuscita quelques morts, entre autres quelqu’un qui avait été enterré la veille et qu’il ordonna de retirer du tombeau. Son unique passion était de gagner des âmes pour le ciel. “Donnez-moi des âmes, ô mon Dieu”, telle était sa prière continuelle.

    Dom Pius Parsch