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  • L’Espagne catholique contre l’avortement

    Plus d'un million d'Espagnols ont manifesté samedi à Madrid contre le projet de libéralisation de l'avortement du gouvernement socialiste aux cris de "l'avortement non! la vie oui"

    La manifestation a été convoquée par le Forum de la famille, qui avait fait descendre des centaines de milliers de manifestants dans la rue en 2005 pour protester contre la loi autorisant le mariage homosexuel. "Elle ne vise pas qu'à réclamer le retrait de la nouvelle loi, le message de fond est que le débat ne sera pas clos tant qu'il y aura un seul avortement en Espagne", a déclaré son président, Benigro Blanco, dans un entretien au quotidien ABC.

    Selon un sondage publié le 5 octobre par La Vanguardia, 46 % des Espagnols désapprouvent la nouvelle législation, contre 44 % qui y sont favorables. Un an plus tôt, les "pour" étaient près de 60 %.

    Il faut lire l'article du Figaro intitulé « La Navarre catholique, enclave antiavortement en Espagne », qui est à la fois un pamphlet contre les manifestants de la vie et un manifeste pour le « droit » à l'avortement. C'est un exemple parfait de ce qu'est devenu Le Figaro, le « journal personnel de Nicolas Sarkozy », comme dit Jean-Marie Le Pen.

  • Italie: l'Eglise contre l'enseignement de l'islam à l'école

    Le vice-ministre au Développement économique Adolfo Urso a proposé d'introduire dans les écoles publiques et privées une heure de religion musulmane, facultative et alternative à l'heure de religion catholique, pour éviter de laisser les élèves musulmans "dans les ghettos des écoles islamiques intégristes".

    Réaction du cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, dans un entretien publié dimanche par le Corriere della Sera :

    "L'heure de religion catholique se justifie par le fait qu'elle fait partie de notre histoire et de notre culture. La connaissance du fait religieux catholique est indispensable pour la compréhension de notre culture. Il ne me semble pas que l'heure de religion envisagée corresponde à cette motivation raisonnable et reconnue."

    Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés, désormais aligné sur le politiquement correct dans sa version extrême, a qualifié l'initiative d'Adolfo Urso de "bon sens élémentaire qui va dans l'intérêt national de la cohésion sociale". Sic.

    La Ligue du Nord a qualifié le projet de "provocation".

  • Le dimanche des missions

    Début de l'allocution de Benoît XVI à l'Angélus d'hier :

    Aujourd'hui, en ce troisième dimanche d'octobre, on célèbre la Journée mondiale des missions, qui constitue pour chaque communauté ecclésiale et pour chaque chrétien un rappel fort de l'engagement à annoncer l'Evangile à tous, en particulier à ceux qui ne le connaissent pas encore, et à lui rendre témoignage. Dans le Message que j'ai écrit pour cette occasion, je me suis inspiré d'une expression du Livre de l'Apocalypse, qui à son tour fait écho à une prophétie d'Isaïe : « Les Nations marcheront à sa lumière » (Ap 21, 24). La lumière dont on parle est celle de Dieu, révélée par le Messie et reflétée sur le visage de l'Eglise, représentée comme une nouvelle Jérusalem, la ville merveilleuse où resplendit en plénitude la gloire de Dieu. C'est la lumière de l'Evangile, qui oriente le chemin des peuples et les guide vers la réalisation d'une grande famille, dans la justice et dans la paix, sous la paternité de l'unique Dieu bon et miséricordieux. L'Eglise existe pour annoncer ce message d'espérance à toute l'humanité, qui à notre époque, « connaît des conquêtes admirables mais semble avoir perdu le sens des réalités ultimes et de son existence même (Jean-Paul II, Enc. Redemptoris missio, 2).

  • Saint Pierre d’Alcantara

    Il faut se rappeler que cette communication avec Dieu étant une chose pleine de douceur et de délices, comme le dit le Sage, il en résulte que plusieurs personnes attirées par la force de cette merveilleuse suavité, qui surpasse tout ce que l'on en peut dire, s'approchent de Dieu et s'adonnent à tous les exercices spirituels, à la lecture des bons livres, à l'oraison, à l'usage des sacrements, à cause du goût extraordinaire qu'elles y trouvent ; de telle sorte que la principale fin qui les porte à ces exercices est le désir de cette merveilleuse suavité. Or, c'est là une très grande erreur, dans laquelle malheureusement l'on voit tomber un grand nombre de personnes. La fin principale de toutes nos œuvres devant être d'aimer Dieu et de chercher Dieu, ces âmes montrent par leur conduite qu'elles s'aiment et se cherchent elles-mêmes plutôt que Dieu, c'est-à-dire qu'elles cherchent leur propre goût et leur contentement, ce qui est la fin que les philosophes se proposaient dans leur contemplation. Cette conduite, comme dit un docteur, est une espèce d'avarice, d'incontinence, et de gourmandise spirituelle, qui n'est pas moins dangereuse que celle des sens.

    Ce qui est encore plus grave, c'est que de cette erreur il en suit une autre qui n'est pas moindre, et qui fait que l'homme juge de lui-même et des autres par ces goûts et par ces sentiments, croyant que chacun a plus ou moins de perfection, selon qu'il a plus ou moins de goût de Dieu, ce qui est se tromper de la manière la plus grossière. Or, contre ces deux erreurs, un remède efficace sera cet avis et cette règle générale : Que chacun comprenne bien que la fin de tous ces exercices, et de toute la vie spirituelle, est l'obéissance aux commandements de Dieu, et l'accomplissement de la divine volonté ; et que pour cela, il est nécessaire que la volonté propre, qui lui est si contraire, meure, afin que de cette manière la volonté divine vive et règne en nous.

    (Traité de la dévotion, V)