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  • Ce que signifie être cardinal

    Voici de brefs extraits des propos du pape Benoît XVI lors de la cérémonie au cours de laquelle il a créé 23 nouveaux cardinaux :

    « Soyez des apôtres de Dieu qui est Amour et des témoins de l’espérance évangélique : voilà ce que le peuple chrétien attend de vous. Chacun de nos gestes et chacune de nos paroles doivent être caractérisés non pas par la recherche du pouvoir et du succès mais par l’humble don de soi pour le bien de l’Eglise. »

    « Lorsque vous entrez dans le Collège cardinalice, le Seigneur vous demande et vous confie le service de l’amour : l’amour pour Dieu, l’amour pour son Eglise, l’amour pour vos frères avec un don de soi maximum et inconditionné, usque ad sanguinis effusionem, selon la formule pour l’imposition de la barrette et comme le montre la couleur rouge des vêtements que vous portez. »

    « La vraie grandeur chrétienne, en effet, ne consiste pas dans le fait de dominer mais de servir. »

    « La plus grande révélation de Dieu possible en ce monde, se produit en Jésus crucifié, parce que Dieu est amour, et la mort de Jésus sur la croix est le plus grand acte d’amour de toute l’histoire. »

    Le pape a précisé que sur l’anneau remis aux nouveaux cardinaux « est précisément représentée la crucifixion » : « Ceci, chers frères nouveaux cardinaux, sera toujours pour vous une invitation à vous souvenir de quel Roi vous êtes les serviteurs, sur quel trône Il a été élevé et comment il a été fidèle jusqu’au bout pour vaincre le péché et la mort avec la force de la divine miséricorde. La mère Eglise, épouse du Christ, vous donne cette insigne comme mémoire de son Epoux, qui l’a aimée et s’est donné pour elle. Ainsi, le fait de porter l’anneau cardinalice est un constant rappel à donner votre vie pour l’Eglise. »

  • Saint Silvestre, abbé

    Silvestre naquit de race noble à Osimo, dans la Marche d'Ancône. La science des lettres et les bonnes mœurs avaient, dès l'enfance, merveilleusement brillé en lui. Son père l'envoya à Bologne, quand il fut plus grand, pour y étudier la jurisprudence. Mais, sur un avertissement divin, il s'adonna aux lettres sacrées et, de ce chef, encourut l'indignation paternelle qu'il supporta patiemment durant dix années. Son éminente vertu détermina les chanoines de l'église cathédrale d'Osimo à lui faire partager l'honneur de leur titre; il fut dans cet office le secours du peuple par ses oraisons, son exemple et ses prédications.

    Un jour qu'il assistait aux funérailles d'un de ses proches, noble personnage remarquable par sa beauté, il vit dans le cercueil ouvert l'affreux état du cadavre et dit : Je suis ce qu'il fut ; ce qu'il est, je le serai. Puis la parole du Seigneur lui vint en pensée : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Sans tarder, la cérémonie funèbre achevée, il se retira dans la solitude pour y travailler à sa perfection, se livrant aux veilles , aux prières , aux jeûnes, n'usant le plus souvent comme nourriture que d'herbes crues. Pour rester mieux caché aux hommes, il changea plusieurs fois d'asile, et arriva enfin au mont Fano. C'était alors, bien que proche de Fabriano, un lieu désert. Il y bâtit en l'honneur du très saint Père Benoît une église, et y jeta les fondements de la congrégation des Silvestrins, sous la règle et l'habit que, dans une vision, Benoît lui avait montrés.

    Cependant la jalousie de Satan s'efforçait de troubler ses moines, cherchant à les effrayer en diverses manières, donnant de nuit l'assaut aux portes du monastère. Mais l'homme de Dieu repoussa si bien l'attaque de l'ennemi, que les moines, connaissant la sainteté de leur père, s'en trouvèrent plus affermis encore en leur saint institut. L'esprit de prophétie et d'autres dons brillaient en lui. L'humilité toujours si profonde qu'il leur donnait pour garde excita à ce point l'envie du démon que, le précipitant par l'escalier de l'oratoire, il l'eût tué sans la très secourable assistance de la bienheureuse Vierge qui le releva sain et sauf. Il voua jusqu'au dernier soupir à sa bienfaitrice une piété singulière. Agé d'environ quatre-vingt-dix ans,  illustre par sa sainteté et ses miracles, il rendit son âme à Dieu l'an du salut mil deux cent soixante-sept, le six des calendes de décembre. Léon XIII, Souverain Pontife, a étendu son Office et sa Messe à toute l'Eglise.

    (La fête de saint Silvestre abbé a naturellement été supprimée par Paul VI. Le site des silvestrins dit qu’il en reste une « mémoire facultative », mais elle est introuvable sur le calendrier officiel de l’Eglise de France.)