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En Autriche

Le ministre autrichien de l'Intérieur, Herbert Kickl, du FPÖ, est au centre d’une intense polémique parce qu’il a déclaré avant-hier soir à la télévision :

« Je crois au principe selon lequel la loi doit suivre la politique et non la politique la loi. Or il existe des constructions juridiques étranges, certaines très anciennes, nées dans des contextes très différents et qui nous empêchent de faire ce qu'il faut. »

Et il a ajouté qu’il souhaitait « mener un débat » sur le sujet.

L’opposition libérale et sociale-démocrate a vu dans ces propos une attaque contre la Convention européenne des droits de l'homme. Le chef de l'Etat Alexander Van der Bellen lui-même s’est fendu d’un tweet vengeur : « La Convention européenne des droits de l'homme occupe depuis 59 ans un rang constitutionnel en Autriche. La mettre en cause serait mettre fin au consensus fondamental de la Deuxième République. »

« Le ministre de l'Intérieur a gravement porté atteinte à l'Etat de droit en Autriche », déclare le SPÖ, alors que Herbert Kickl avait pris soin de préciser que son propos s’inscrivait naturellement dans le respect de l’état de droit.

Aujourd’hui, le président du Tyrol, Markus Abwerzger (FPÖ), a pris la défense du ministre : «  Si vous souhaitez que les demandeurs d’asile ayant un casier judiciaire avec voies de fait, harcèlement sexuel, infraction aux stupéfiants, restent en Autriche, vous pouvez tranquillement prendre le train de l’horreur. Trois récents assassins présumés étaient des demandeurs d’asile avec un tel casier judiciaire. »

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