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Saints Guy, Modeste et Crescence

Cette fête n’est plus qu’une mémoire depuis 1960. Il conviendrait cependant de ne pas oublier la messe, qui est une messe propre de cette fête, et antique. Dom Pius Parsch :

La messe contient presque uniquement des textes propres. Ces textes sont, comme c’est le cas dans les messes antiques, un éloge du martyre. Dès l’Introït, l’Église nous enseigne que les martyrs, malgré toutes leurs tribulations, sont dans la main de Dieu. Dieu les garde pour l’éternité. La communauté chante en même temps le psaume de prédilection de l’ancienne Église, le psaume 33. La leçon exprime la même pensée : le sort des justes (« justi » est l’expression habituelle de la liturgie) sur la terre et dans le ciel. Ici, ils souffrent de grands tourments, mais ils sont comme l’or qui doit être purifié dans le feu des souffrances. Dieu accepte leur mort comme un agréable holocauste. Là-haut, ils brilleront comme des étincelles et participeront à la royauté du Christ. Le Graduel se rattache, comme un écho, à l’Épître. L’Alléluia est un véritable « louez le Seigneur » dans la bouche des saints. L’Évangile ne se trouve sans doute nulle part ailleurs dans le missel. Les 72 disciples que le Seigneur a envoyés se réjouissent du succès merveilleux qu’ils ont remporté. Le Christ confirme qu’il leur a donné le pouvoir de « marcher sur les serpents et les scorpions, et la force contre toute puissance de l’ennemi ». Mais ils doivent estimer bien plus la joie d’être enfants de Dieu, le fait « que leurs noms sont écrits au ciel ». L’Évangile est très bien choisi par rapport au pouvoir des miracles qu’exerce saint Vit (il est considéré comme thaumaturge surtout pour ceux qui sont mordus par des chiens enragés et des serpents venimeux) ; mais l’Église nous enseigne aussi la véritable manière d’honorer les saints. Le rôle des saints n’est pas de nous aider dans nos besoins terrestres ; leur rôle, principal est de nous assurer le bonheur éternel. Les membres glorifiés du corps mystique doivent conduire à l’éternelle béatitude les membres qui ne sont pas encore glorifiés. Nous allons à l’Offrande en répétant ce cri qu’aimait tant l’ancienne Église : « Dieu est admirable dans ses saints ». L’antienne de communion se contente de répéter un verset de la leçon : « Les saints sont dans la paix ». Ce mot paix signifie la béatitude. Une partie de cette paix coule maintenant dans nos âmes par la sainte Eucharistie. La postcommunion nous enseigne que le pain du ciel est un remède pour le corps et pour l’âme.

Sur saint Guy voir aussi ma note de l’an dernier.

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