03 mars 2014

Le tyran ecclésiastique du Texas

Le nouvel évêque de Fort Worth (détaché de Dallas en 1969), Mgr Michael Olson, interdit la messe de saint Pie V à l'université privée Fisher-More de la ville. Par une lettre comminatoire dépourvue de tout argument comme de tout sentiment chrétien (traduction ici). Cet acte non seulement contraire à la charité et à la justice, mais parfaitement arbitraire et illégal, est en outre un arrêt de mort pour l'université, puisque les parent y mettaient leurs enfants en raison notamment de la liturgie qui y était célébrée (en plein accord avec l’évêque précédent, par des prêtres “Ecclesia Dei”).

C’était la seule messe quotidienne dans la « forme extraordinaire » dans ce diocèse, et aussi la seule le dimanche matin.

Mgr Michael Olson a été nommé évêque de Fort Worth par François en novembre dernier et sacré le 29 janvier. L’un de ses premiers actes aura donc été une de ces mesures d’injustice et de cruauté dont les ecclésiastiques, particulièrement aujourd’hui, ont le secret.

La mesure étant parfaitement illégale, le collège pourrait en appeler à Rome. Mais à Rome règne le pape qui cautionne la même injustice et cruauté vis à vis des Franciscains de l’Immaculée…

Commentaires

Mais peut-être que le pape ne règne pas, mais l'évêque de Rome, qui selon certaines sources, pourrait n'être qu'un simple laïc: et donc, ceci expliquant cela...
En effet: où est leur souci de Dieu et du prochain, que veulent-ils, n'y a-t-il pas quelque intrus quelque part, n'est-ce pas...
Que signifient les Droits de Dieu, le Culte Divin, la Vérité, la Tradition, tout ça... Tout s'assombrit, devenant ténèbre...

Écrit par : marie | 04 mars 2014

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Je vous invite à lire le témoignage du philosophe Taylor Marshall https://www.facebook.com/DrTaylorMarshall?fref=ts. Lui-même très attaché à la forme extraordinaire, il a néanmoins démissionné de cette université l'année dernière comme la majorité du conseil d'administration.
Pour faire court, ce qu'il explique, c'est que le doyen de l'université a par des placements inconsidérés mis l'université presque en faillite et qu'il se prononce publiquement contre la validité de Vatican II, créant de sa propre initiative une sorte de communauté non approuvée.
Par ailleurs, Summorum Pontificum ne s'appliquerait pas car " the college chapel does not have a priest requesting to say the Latin Mass and the chapel therefore falls under the direct pastoral control of the bishop".
La controverse lancée comme "l’évêque contre la forme extraordinaire" pourrait bien être un prétexte pour faire diversion. En tout cas le problème pastoral paraît bien réel.

Écrit par : Hermine | 04 mars 2014

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Je vous remercie.

Mais quand Taylor Marshall dit que la controverse "créée par Rorate Caeli (sic) avec l'aide de la lettre à Michael King n'est pas à propos de la messe en latin ou de Summorum Pontificum", permettez-moi de dire qu'il se fout du monde: la lettre en question ne parle QUE de la messe, il n'y est question de RIEN d'autre que de l'interdiction de la messe. Une interdiction qui, contrairement à ce que prétend Taylor Marshall, est bien évidemment en violation de Summorum Pontificum:

Art. 2. Aux Messes célébrées sans le peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu’il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par le Bienheureux Pape Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par le Souverain Pontife Paul VI.

Art. 4. Aux célébrations de la sainte Messe dont il est question ci-dessus à l’art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

C'est contraire à la lettre de Summorum Pontificum, mais c'est d'abord contraire à l'esprit du motu proprio, qui est de donner la plus grande liberté à la messe de saint Pie V:

Art. 5. § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962.

Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l’article 5 § 1 n’obtient pas du curé ce qu’ils lui ont demandé, ils en informeront l’évêque diocésain. L’évêque est instamment prié d’exaucer leur désir. Episcopus enixe rogatur ut eorum optatum exaudiat.

Écrit par : Yves Daoudal | 05 mars 2014

Il faut reconnaître que VII a semé bien du désordre, même si je suis d'avis qu'il en a permis de belles aussi, un peu comme un temps de Grâce, mais aussi de Tri (trop long à développer); mais l'action du pape Benoît XVI était indispensable, et là, on a parfois une sensation de vide et de vertige depuis la nouvelle "direction"...

Écrit par : marie | 05 mars 2014

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