Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Les élections au « Kurdistan irakien »

    C’est loin et ça ne nous intéresse guère. Ça nous intéresse quand même dans la mesure où beaucoup de chrétiens irakiens de la plaine de Mésopotamie, quand ils ne sont pas partis à l’étranger, se sont réfugiés dans les montagnes kurdes. Et que de nombreux Syriens s'y sont réfugiés à leur tour... Et qu’une déstabilisation de ce secteur contribue à l’aggravation de la déstabilisation de la région.

    Ce qu’on appelle aujourd’hui le « Kurdistan irakien » sont trois provinces irakiennes à majorité kurde, deux d’entre elles à l’ouest (Dohouk, Erbil) sous le contrôle du clan Barzani, la troisième à l’est (Souleimaniyeh) sous le contrôle du clan Talabani. Ces dernières décennies, le clan Talabani était le plus puissant : il obtint donc la  majorité au Parlement autonome irakien, et son chef Jalal Talabani est devenu président de la République d’Irak. Quant à son rival Massoud Barzani, il devenait président de la région kurde autonome…

    Les élections qui viennent d’avoir lieu ont considérablement modifié la donne : l’« Union patriotique du Kurdistan » de Talabani (le président irakien en titre) n’a obtenu que 18 des 111 sièges, dégringolant à la troisième place, derrière le « parti démocratique du Kurdistan » de Barzani qui en obtient 38, et un parti d’opposition aux deux clans historiques, GORAN (« mouvement pour le changement ») qui en obtient 24.

    On constate d’autre part l’émergence spectaculaire d’un parti islamiste, l’Union islamique du Kurdistan, qui obtient d’emblée 11 sièges.

    Les chrétiens ont six sièges qui leur sont réservés : un pour les arméniens, cinq pour les assyro-chaldéens, qui se répartissent en trois « partis » rivaux malgré les appels à l’unité. Il y avait aussi des chrétiens sur les autres listes, mais ils ne sont jamais en position éligible.

  • Le 11 octobre, un nouveau monastère français en forme extraordinaire

    L’abbaye Saint-Paul de Wisques :

    Depuis le mois de janvier dernier, tous les deux mois environ, les frères de Fontgombault destinés à venir en aide à notre communauté sont venus, par équipe de quatre, passer trois semaines-un mois chaque fois, à l’Abbaye Saint Paul, en vue de préparer leur arrivée définitive. C’est ainsi que l’orgue de la chapelle vient d’être restaurée, grâce à la générosité de l’Association des Amis de Wisques.

    L’arrivée des frères est fixée au Jeudi 10 octobre prochain. Dom Jean Pateau, Abbé de Fontgombault, accompagné de son prédécesseur, Dom Antoine Forgeot, conduira les 13 frères qu’il a choisis pour mener à bien la reprise de notre Abbaye.

    À 9 h 45 notre évêque, Mgr Jaeger, présidera la messe où les prêtres des deux communautés concélébreront.  Tous les fidèles qui le désirent pourront assister à cette eucharistie et s’unir à notre prière.

    Par la suite, mais en privé, dans la salle du Chapitre, le Père Abbé de Solesmes, Dom Philippe Dupont, supérieur général de la Congrégation bénédictine de Solesmes, nommera Dom Jean Pateau, Abbé de Fontgombault, comme « Abbé administrateur de l’Abbaye Saint Paul ». Et il reviendra à ce dernier  d’organiser le monastère en donnant à chacun de ses moines les diverses charges nécessaires à la bonne marche de l’Abbaye.

    A compter du Vendredi 11 octobre, l’Abbaye Saint Paul adoptera les us et coutumes de l’Abbaye de Fontgombault ; en particulier la messe selon le ‘Rite extraordinaire’.

     

  • De la Sainte Vierge le samedi

    Embrassons les genoux de Marie, mes frères, et jetons-nous à ses pieds pour lui adresser nos très humbles prières. Tenons-la, et ne la laissons point aller qu’elle ne nous ait bénis ; car elle est puissante pour nous obtenir de grandes grâces. Marie placée entre Jésus-Christ et l’Eglise est cette toison de Gédéon qui était entre la terre et la rosée du ciel ; elle est cette femme de l’Apocalypse qui fut vue entre le soleil et la lune. Mais peut-être n’admirez-vous pas tant la toison couverte et non mouillée que la femme couverte et non brûlée du soleil. Union bien familière, mais en même temps bien étonnante de la femme avec le soleil. Car comment une nature si fragile peut-elle subsister avec une chaleur si véhémente ? Ce n’est pas sans raison, ô saint Moïse, que vous admirez le buisson qui brûle sans se consumer, et que vous voulez considérer de plus près cette merveille. Mais si vous désirez d’approcher, ôtez les souliers de vos pieds, c’est-à-dire, détachez votre esprit de toutes les pensées et de tous les fantômes de la chair.

    Saint Bernard.

    La lecture du bréviaire pour les samedis du mois d’octobre est ici dans la traduction du Breviarium benedictinum de 1725. On remarquera (texte latin et traduction plus précise ici) qu’elle ajoute des mots pour rendre le texte plus aisément compréhensible. En revanche « union bien familière » ne permet pas vraiment de comprendre « magna familiaritas » : il s’agit de la « grande intimité » entre Marie et le soleil. D'autre part il est assez curieux de traduire "vestigia", les pas, les traces des pas, par... genoux, d'autant qu'il faut une audace singulière pour embrasser les genoux de la Mère de Dieu...