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  • Merkel amnésique

    « Le chancelier Schröder a accepté la Grèce [dans la zone euro] et a affaibli le pacte de stabilité ; ces deux décisions furent fondamentalement mauvaises, et l’un des points de départ des problèmes actuels. »

    Ce propos d’Angela Merkel a fait le tour des médias. Mais ce n’est pas Schröder qui a accepté la Grèce dans la zone euro, c’est tout l’ensemble des eurocrates qui a absolument voulu la Grèce dans la zone euro, sachant pertinemment que les comptes étaient maquillés.

    Mais au-delà encore, la Grèce dans la zone euro, c’est tout simplement l’application normale du traité de Maastricht. Ce traité était un traité d’union monétaire. Tous les signataires s’engageaient à abandonner leur monnaie nationale et à adopter la monnaie unique dès qu’elle serait opérationnelle. Or la Grèce faisait partie de la Communauté européenne depuis 1981. Il va de soi qu’en 2002 elle ne pouvait qu’entrer dans la zone euro. Grâce (tout le monde le savait, je m’en souviens très bien) à des statistiques falsifiées. Mais authentifiées par toute l’eurocratie.

  • David Cameron obligé de faire marche arrière

    Tous les Britanniques ne sont pas aussi amnésiques et va-t-en guerre que David Cameron. Au point qu’il a découvert avec surprise qu’il n’aurait pas de majorité au Parlement pour faire la guerre contre le régime syrien.

    Il avait convoqué le Parlement pour avaliser ce jeudi une déclaration de guerre et une attaque immédiate, et voilà que la motion élaborée par les conseillers du Premier ministre et les travaillistes dit que… le Royaume-Uni estime que le Conseil de sécurité de l'Onu ne doit pas décider d'une action militaire avant d'avoir pu examiner les résultats de l'enquête des inspecteurs dépêchés à Damas, sur l'utilisation présumée d'armes chimiques par les forces de Bachar al Assad…

    Obama a un peu le même problème (même s’il peut lancer une offensive sans demander l'avis du Congrès) et a fait lui aussi un pas en arrière, et le flamboyant Fabius dit - comme l'oncle Sam - que des décisions seront prises « le moment venu »…

  • Le patriarche chaldéen et la guerre contre la Syrie

    Une intervention contre la Syrie placée sous la conduite des Etats-Unis constituerait « un malheur. Cela équivaudrait à faire exploser un volcan. L’explosion serait destinée à emporter l’Irak, le Liban, la Palestine et peut-être quelqu’un recherche-t-il justement cela ». C’est en ces termes que le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, fait part à l’Agence Fides de son état d’esprit alarmé à propos de la perspective d’une attaque extérieure contre le régime d’Assad. Se trouvant à la tête de la plus consistante communauté chrétienne présente en Irak, l’éventuelle intervention occidentale en Syrie rappelle fatalement l’expérience vécue par son peuple : « Dix ans après l’intervention de la coalition qui abattit Saddam Hussein, notre pays est encore martyrisé par les bombes, les problèmes de sécurité, l’instabilité, la crise économique. » En outre, dans le cas de la Syrie, les choses sont encore plus compliquées, à cause de la difficulté consistant à appréhender les dynamiques réelles de la guerre civile qui déchire depuis des années cette nation. « L’opposition à Assad – remarque le Patriarche – est divisée, les différents groupes se combattent entre eux. Les milices jihadistes se multiplient… Quel serait le destin de ce pays après une telle intervention ? ». Les formules utilisées par les pays occidentaux pour justifier une éventuelle intervention paraissent instrumentales et confuses au Patriarche. « Tous parlent de démocratie et de liberté mais pour atteindre ces objectifs, il faut passer par des processus historiques et il n’est pas possible de les importer de manière mécanique et encore moins par la force. Le seul chemin possible en Syrie comme ailleurs consiste dans la recherche de solutions politiques : pousser les combattants à négocier, imaginer un gouvernement provisoire impliquant tant les partisans du régime que les forces d’opposition et ce en écoutant ce que veut vraiment le peuple syrien dans sa majorité ». Le Patriarche chaldéen se montre également prudent quant au choix de justifier l’intervention comme des représailles inévitables contre l’usage d’armes chimique de la part de l’armée syrienne. « Les Occidentaux – rappelle le Patriarche – ont justifié l’intervention contre Saddam Hussein en l’accusant de posséder des armes de destruction massive. Mais ces armes n’ont pas été trouvées ». (Agence Fides 28/08/2013)

     

  • Le patriarche melkite et la guerre contre la Syrie

    Le patriarche grec melkite catholique Grégoire III Laham à AsiaNews :

    « Nous devons écouter l'appel du pape pour la paix en Syrie Si les pays occidentaux veulent créer une véritable démocratie, alors ils doivent la construire sur la réconciliation, à travers le dialogue entre chrétiens et musulmans, et non avec des armes. Cette attaque planifiée par les Etats-Unis est un acte criminel, qui récoltera seulement davantage de victimes, en plus des dizaines de milliers de ces deux années de guerre. Cela va détruire la confiance du monde arabe dans l’Occident.

    « La voix des chrétiens est celle du Saint-Père. En ce moment, nous devons être pragmatiques. La Syrie a besoin de stabilité et une attaque armée contre le gouvernement n'a vraiment aucun sens.

    « Qui conduit ou a est conduit la Syrie jusqu’à cette mince ligne rouge, ce point de non-retour ? Qui a créé cet enfer dans lequel notre peuple vit depuis des mois ? Chaque jour, des extrémistes islamiques des quatre coins du monde affluent vers la Syrie avec la seule intention de tuer, et pas un seul pays n'a fait quoi que ce soit pour les arrêter, et même les États-Unis ont décidé d'envoyer plus d'armes.

    « Notre communauté [chrétienne] se réduit chaque jour. Les jeunes fuient, les familles quittent leurs maisons et leurs villages. La disparition des chrétiens est un danger non seulement pour la Syrie, mais pour toute l'Europe : notre présence est la condition essentielle pour un islam modéré, qui n’existe que grâce aux chrétiens. Si nous partons, il ne peut pas y avoir de démocratie en Syrie. C’est ce que soutiennent des musulmans eux-mêmes, qui craignent la folie islamiste. Beaucoup disent qu'ils ne peuvent pas vivre là où il n'y a pas de chrétiens. »

    D’autres propos de S.B. Grégoire III, répondant à l’AED.

  • Décollation de saint Jean Baptiste

    Préface de la messe, dans certains anciens sacramentaires dont le sacramentaire grégorien :

    Vere dignum et justum est, æquum et salutare, nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, æterne Deus : Qui præcursorem Filii tui tanto munere ditasti, ut pro veritatis præconio capite plecteretur : Et qui Christum aqua baptizaverat, ab ipso in Spiritu baptizatus, pro eodem proprio sanguine tingeretur. Præco quippe veritatis, quæ Christus est, Herodem a fraternis thalamis prohibendo, carceris obscuritate detruditur, ubi solius divinitatis tuæ lumine frueretur. Deinde capitalem sententiam subiit, et ad inferna Dominum præcursurus descendit. Et quem in mundo digito demonstravit, ad inferos pretiosa morte præcessit. Et ideo cum Angelis…

    Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, qui avez enrichi d’une telle grâce le précurseur de votre Fils : pour l’affirmation de la vérité il donna sa tête ; lui qui avait baptisé le Christ dans l’eau, baptisé par lui dans l’Esprit, fut lavé pour lui dans son propre sang. Car ayant, comme héraut de la vérité qui est le Christ, rappelé Hérode au respect de la couche de son frère, il fut jeté dans l’obscurité d’une prison où ne lui restait pour biens que la lumière de votre divinité. Ensuite, puni de mort, il descendit comme précurseur du Seigneur aux enfers, y précédant par son précieux trépas Celui qu’en ce monde avait désigné son doigt. C’est pourquoi donc, avec les Anges…