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  • Eviter les mots qui fâchent

    Plusieurs observateurs ont déjà remarqué que le nouveau pape évite soigneusement les mots qui fâchent. S’il parle de la vie, il ne prononce pas les mots avortement ou euthanasie ; s’il parle de la famille, il ne dit pas qu’il ne peut pas y avoir de mariage homosexuel ; etc.

    Lors de sa visite à une favela, aujourd’hui, il a donné un exemple spectaculaire de cette façon de faire. Ses propos pourraient tout aussi bien (ou plutôt mieux, car on attend autre chose d’un pape) provenir du discours d’un franc-maçon dit « spiritualiste ». Représentez-vous un tel franc-maçon dans sa loge (ou un politicien démocrate-chrétien faisant un discours électoral), et vous verrez :

    « Il n’y a ni de véritable promotion du bien commun, ni de véritable développement de l’homme quand on ignore les piliers fondamentaux qui soutiennent une Nation, ses biens immatériels : la vie, qui est don de Dieu, valeur à préserver et à promouvoir toujours ; la famille, fondement de la vie ensemble et remède contre l’effritement social ; l’éducation intégrale, qui ne se réduit pas à une simple transmission d’informations dans le but de produire du profit ; la santé, qui doit chercher le bien-être intégral de la personne, aussi dans sa dimension spirituelle, essentielle pour l’équilibre humain et pour une saine vie en commun ; la sécurité, dans la conviction que la violence peut être vaincue seulement à partir du changement du cœur humain. »

  • Bonnes fêtes de Bayonne !

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    (Via Le Salon Beige)

  • Vie quotidienne au Pakistan

    pakistanCela se passe dans le district de Sanghar, dans la province du Sindh, au sud-est du Pakistan. Au printemps dernier, un influent homme d’affaires musulman, Ghulam Muhammad, a jeté son dévolu sur une jeune infirmière catholique de Padri-Jo-Goth, Nazia Masih. Mais celle-ci ne veut pas, et ne veut pas se convertir à l’islam. D’ailleurs elle fréquente un jeune catholique, Ejaz Joseph. Ghulam Muhammad se fait insistant, au point de menacer de l’enlever… et de la défigurer à l’acide… Or on sait que Ghulam Muhammad a déjà enlevé des jeunes filles hindoues pour les violer et les convertir à l’islam. C’est une sorte de sport local : il y a de nombreux hindous dans ce district proche du Rajasthan indien. Les plaintes déposées par les familles restent sans suite…

    Le 10 mai, alors que Nazia Masih rentre chez elle, quatre hommes armés l’avertissent qu’elle doit accepter de se marier avec Ghulam Muhammad, ou sinon elle risque les pires avanies. De plus en plus effrayée, la jeune fille tente de demander l’aide de la direction de l’hôpital où elle travaille. En vain.

    Alors les parents décident d’accélérer le mariage avec Ejaz Joseph, qui a lieu le 26 mai. Mais Ghulam Muhammad arrive et interrompt la cérémonie. Il est venu avec plusieurs officiers de police, pour… arrêter les jeunes gens. Après discussion avec les anciens du village, les policiers arrêtent le frère et le père de Nazia Masih, avant de les relâcher quelques heures plus tard.

    Car Ghulam Muhammad a porté l’affaire en justice : il affirme être marié à Nazia Masih, et ajoute qu’un tribunal de la famille pourra le prouver. Mais le tribunal ne bouge pas.

    Depuis lors Ghulam Muhammad persécute Ejaz Joseph, et aussi Sœur Maria Khurshid, chef des religieuses de l’hôpital Sainte-Thérèse de Mirpur Khas, qui a osé demander aux autorités de procurer une protection à Nazia Masih. Lesquelles autorités n’ont même pas daigné donner un avertissement à Ghulam Muhammad.

    Samedi dernier, Ghulam Muhammad a de nouveau porté plainte, pour obliger Nazia Masih à se marier avec lui.

    Aujourd’hui, c’est le diocèse qui demande aux autorités de protéger Nazia Masih et sa famille, qui risque fort d’avoir à quitter le pays pour vivre en paix…

    (Asianews, Fides)

  • Saint Jacques le Majeur

    Il a pu participer, avec Pierre et Jean, au moment de l’agonie de Jésus dans le jardin du Gethsémani, et à l’événement de la Transfiguration de Jésus. Il s’agit donc de situations très différentes l’une de l’autre : dans un cas, Jacques avec les deux Apôtres fait l’expérience de la gloire du Seigneur. Il le voit en conversation avec Moïse et Elie, il voit transparaître la splendeur divine en Jésus ; dans l’autre, il se trouve face à la souffrance et à l’humiliation, il voit de ses propres yeux comment le Fils de Dieu s’humilie, en obéissant jusqu’à la mort. La deuxième expérience constitua certainement pour lui l’occasion d’une maturation dans la foi, pour corriger l’interprétation unilatérale, triomphaliste de la première : il dut entrevoir que le Messie, attendu par le peuple juif comme un triomphateur, n’était en réalité pas seulement entouré d’honneur et de gloire, mais également de souffrances et de faiblesse. La gloire du Christ se réalise précisément dans la Croix, dans la participation à nos souffrances.

    Cette maturation de la foi fut menée à bien par l’Esprit Saint lors de la Pentecôte, si bien que Jacques, lorsque vint le moment du témoignage suprême, ne recula pas. Au début des années 40 du I siècle, le roi Hérode Agrippa, neveu d’Hérode le Grand, comme nous l’apprend Luc, "se mit à maltraiter certains membres de l’Église. Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter". La concision de la nouvelle, privée de tout détail narratif, révèle, d’une part, combien il était normal pour les chrétiens de témoigner du Seigneur par leur propre vie et, de l’autre, à quel point Jacques possédait une position importante dans l’Église de Jérusalem, également en raison du rôle joué au cours de l’existence terrestre de Jésus. Une tradition successive, remontant au moins à Isidore de Séville, raconte un séjour qu’il aurait fait en Espagne, pour évangéliser cette importante région de l’empire romain. Selon une autre tradition, ce serait en revanche son corps qui aurait été transporté en Espagne, dans la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme nous le savons tous, ce lieu devint l’objet d’une grande vénération et il est encore actuellement le but de nombreux pèlerinages, non seulement en Europe, mais du monde entier. C’est ainsi que s’explique la représentation iconographique de saint Jacques tenant à la main le bâton de pèlerin et le rouleau de l’Évangile, caractéristiques de l’apôtre itinérant et consacré à l’annonce de la "bonne nouvelle", caractéristiques du pèlerinage de la vie chrétienne.

    Nous pouvons donc apprendre beaucoup de choses de saint Jacques : la promptitude à accueillir l’appel du Seigneur, même lorsqu’il nous demande de laisser la "barque" de nos certitudes humaines, l’enthousiasme à le suivre sur les routes qu’Il nous indique au-delà de toute présomption illusoire qui est la nôtre, la disponibilité à témoigner de lui avec courage, si nécessaire jusqu’au sacrifice suprême de la vie. Ainsi, Jacques le Majeur se présente à nous comme un exemple éloquent de généreuse adhésion au Christ. Lui, qui avait demandé au début, par l’intermédiaire de sa mère, à s’asseoir avec son frère à côté du Maître dans son Royaume, fut précisément le premier à boire le calice de la passion, à partager le martyre avec les Apôtres. Et à la fin, en résumant tout, nous pouvons dire que le chemin non seulement extérieur, mais surtout intérieur, du mont de la Transfiguration au mont de l’agonie, symbolise tout le pèlerinage de la vie chrétienne, entre les persécutions du monde et les consolations de Dieu. En suivant Jésus comme saint Jacques, nous savons que, même dans les difficultés, nous marchons sur la bonne voie.

    Benoît XVI

    Un train à grande vitesse faisant la liaison entre Madrid et Ferrol a déraillé mercredi à 20h42 peu avant son arrivée en gare de Saint-Jacques de Compostelle. Le train était composé de huit voitures et transportait 218 passagers.

    L'impact fut d'une telle violence que l'avant-dernier wagon a été en grande partie détruit. Un autre a été retrouvé au dessus des voies, cinq mètres plus haut. Des passagers affirment que certaines voitures ont fait plusieurs tonneaux.

    Selon un bilan encore provisoire, l'accident aurait fait au moins 77 morts. Plus de 140 personnes ont été hospitalisées.