Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Sur le sentier de la Vierge

    Tsuwano+otome.jpg

    Les Japonais célébraient hier la fête de Notre Dame de Tsuwano, au sanctuaire d’Otome Toge (« sentier de la Vierge »), lieu où furent torturés 253 chrétiens en 1867-69.

    L’agence Asianews rappelle qu’en 1867 3.500 chrétiens de la région de Nagasaki furent arrêtés, et que 28 d’entre eux furent envoyés à Tsuwano, dans un temple shintoïste abandonné. Ils étaient l’un après l’autre mis dans une cage d’un mètre sur un mètre, dehors, pour qu’ils craquent et apostasient. Après la mort des trois premiers, on mit dans la cage un homme de 30 ans appelé Yasutaro. Ses compagnons craignaient qu’il meure rapidement, car il partageait ses rations et était devenu faible. Or c’était le début de l’hiver et la neige commençait à s’entasser sur la cage. Au bout de trois jours deux de ses amis allèrent le voir de nuit et lui demandèrent s’il ne se sentait pas seul et frigorifié. Il répondit : « Non, non, tout va très bien. Chaque nuit, une belle dame vient ici et me dit des choses merveilleuses. Elle est habillée en bleu et ressemble à la statue de Marie dans notre église de Nagasaki. Mais, s’il vous plaît, ne dites rien aux autres avant ma mort. »

    Quelques jours plus tard ses amis revinrent le voir. Ils étaient sûrs de pouvoir s’enfuir et demandèrent à Yasutaro ce qu’ils pouvaient dire à sa mère. Il répondit en souriant : « Dites lui que je suis heureux de mourir ici. Je suis sur la croix avec notre Seigneur Jésus-Christ. » La nuit même, il mourut. Il était toujours souriant.

    GIAPPONE_-_Tsuwano1.jpg

    40c8d1acb4667b8d073100e056944d2813727708.jpg

  • Les évêques d’Irlande réagissent

    La Conférence des évêques d'Irlande a vivement réagi au projet de loi sur l’avortement, en publiant hier un texte dont voici une traduction.

    Les évêques catholiques d'Irlande soulignent une fois encore l'importance qu’il y a à continuer de fournir un service de soins de santé en Irlande qui assure le plein respect du caractère sacré de la vie, tant de la mère que de son bébé à naître. Les évêques expriment leur appréciation du travail effectué quotidiennement dans cet esprit par les médecins, infirmières, sages-femmes et autres personnels de santé. Grâce à Cura, l'agence de l’Eglise pour les grossesses difficiles, une aide est disponible pour n'importe quelle femme confrontée à une grossesse non désirée.

    Les chapitres du projet de loi de « protection de la vie pendant la grossesse » publié mercredi par le gouvernement, une fois approuvés, rendra légitime le meurtre direct et intentionnel de l'enfant à naître en Irlande. Le projet de loi tel qu’il est exposé représente un changement dramatique et moralement inacceptable de la loi irlandaise, et il est inutile pour s’assurer que les femmes reçoivent le traitement vital dont elles ont besoin pendant la grossesse.

    L'Evangile de la vie est au cœur du message de Jésus ; la décision délibérée de priver de la vie un être humain innocent est toujours moralement condamnable. Nous soutenons le droit à la vie comme le fondement de tous les autres droits de l'homme. Nous encourageons une meilleure compréhension de l'inviolabilité du droit à la vie à la fois pour la mère et son enfant à naître, en toutes circonstances. En conséquence, en ce moment crucial, il est essentiel que tous ceux qui partagent ces croyances l’expliquent à leurs législateurs.

    Il semble également que le projet de loi impose aux hôpitaux catholiques l’obligation d’assurer des avortements. Ce serait totalement inacceptable et cela a de graves conséquences quant aux dispositions juridiques et constitutionnelles existantes qui respectent l'autonomie légitime et l’éthique des institutions confessionnelles. Cela soulèverait également de graves difficultés pour la conscience religieuse de nombreux citoyens.

    L'avortement, au sens de tuer directement l'enfant à naître, n'est jamais un remède aux idées suicidaires et par conséquent ne devrait jamais être cité comme une justification pour le meurtre direct d'un être humain innocent. C'est un moment tragique pour la société irlandaise si nous considérons la destruction délibérée d'une personne totalement innocente comme une réponse acceptable à la menace de mort évitable d'une autre personne.

    Nous invitons tous ceux qui chérissent la vie humaine à soutenir la Vigile pour la vie qui aura lieu à Knock demain. Nous encourageons tous ceux qui pourront assister à la veillée à le faire ou à se joindre à nous par la prière. Chéris la mère et le bébé ! Choisis la vie !

    [« Choisis la vie, nous les chérissons tous les deux ! » est le thème de la vigile qui a lieu aujourd’hui et qui était prévue de longue date au sanctuaire marial de Knock. Procession du Rosaire à partir de 13h, et messe à 15h, célébrée par le cardinal Sean Brady, archevêque d’Armagh et primat d’Irlande.]

  • Le cardinal Barbarin en plein confusionnisme « œcuménique »

    Le 11 mai à Lyon aura lieu la création officielle de l’« Eglise protestante unie de France », aboutissement du rapprochement entre les luthériens et les calvinistes.

    Le cardinal archevêque de Lyon Philippe Barbarin sera présent, ce qui en soi n’appelle aucun commentaire. Mais il croit bon d’en faire un, quant à lui : « C’est un grand événement œcuménique, le mouvement d’unité que font les luthériens et les réformés, je pense que c’est un bel appel pour d’autres Eglises à retrouver le chemin de l’Eglise une, sainte, comme nous disons dans le Credo. »

    De la part d’un cardinal archevêque, c’est ahurissant. On ne voit pas en quoi ce rassemblement, qui n’est en rien un mouvement vers l’unité catholique, pourrait être un appel à d’autres pour retrouver le chemin de l’Eglise une ; et surtout on attend d’un cardinal archevêque qu’il rappelle qu’il n’y a pas d’« Eglise » là où il n’y a ni succession apostolique ni sacerdoce.

  • Sainte Monique

    La messe (Cognovi) reflète la vie de cette noble femme. Elle avait servi Dieu dans la sainte crainte et dans une conduite sans tache (Introït). L’oraison rappelle les larmes de cette pieuse mère, larmes qui opérèrent la conversion de son fils. C’est pourquoi aussi l’Évangile raconte la résurrection du fils de la veuve de Naïm. C’est l’image de la conversion de saint Augustin par les larmes de sa mère ; c’est aussi l’image de la conversion des pécheurs de tous les temps par les larmes de leur mère l’Église. L’Épître parle des fonctions des veuves dans la primitive Église ; elle veut caractériser par là la sainte veuve Monique. Les chants entonnent le cantique nuptial de l’Église (psaume 44) ; ils expriment l’amour de cette sainte femme.

    Dom Pius Parsch