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  • C’était trop facile...

    Je lis dans Présent de ce jour :

    « Remarquons que la traduction liturgique actuelle du début de ce même verset 39 n’est pas totalement fidèle au texte grec. On lit, en effet, dans le Lectionnaire : “Moi je vous dis de ne pas riposter au méchant !” (Mt 5, 39). Le grec emploie le verbe antistêmi, qui est nettement moins actif. Il peut se traduire par “résister”, “faire face”, “s’opposer“ (les versions syriaques ont “se lever contre”). »

    Belle démonstration. Il manque seulement l’essentiel. L’essentiel évident qui rend cette démonstration sans objet… Il manque le texte. Le texte de l’Eglise latine. Qui est en latin. Le texte qui fut celui de l’Eglise latine jusqu’au XXe siècle, qui est toujours le texte officiel de l'Eglise latine et de sa liturgie, et qui reste le texte de référence pour ceux qui savent, par exemple, que les traductions « officielles » en langue vulgaire sont une trahison permanente.

    Le texte de la langue officielle de l’Eglise latine dit : « resistere ». Non seulement le mot grec antistêmi « peut » se traduire par résister, mais il se traduit évidemment par résister, puisque c’est ce qu’a fait la Vulgate au Ve siècle, et même, en fait, bien avant.

    Parce que, à la différence des traductions modernes, la Vulgate traduit exactement le texte grec, et le traduit d’autant plus exactement qu’elle a été écrite par des gens qui parlaient aussi bien le grec que le latin, et qui savaient – alors que nous ne le savons plus – quel sens précis avaient les mots grecs au premier siècle.

    Mais c’était trop facile, sans doute, de se référer à la Vulgate, alors on l’a oubliée. Cela fait tellement plus intelligent, plus savant, de se livrer à des comparaisons entre un texte français forcément mauvais et le texte grec originel en passant par une traduction syriaque… en français…

  • En Egypte

    Un tribunal de Bani Suef a rejeté la demande de libération de Rzik Naguy, 10 ans, et  Mina Fara, 9 ans : les deux enfants, accusés de blasphème, devront rester en prison jusqu’à leur procès.

    Ils sont en prison depuis le mois d’avril. Le 9 avril, ils furent interpellés par un imam qui dit les avoir vus uriner sur le Coran. L’imam alla avec les enfants voir le curé pour demander à celui-ci de les punir. Le prêtre refusa, car les pages du Coran se trouvaient parmi des ordures et les enfants ne pouvaient pas savoir ce que c’était, d’autant qu’ils sont illettrés. L’imam envoya les enfants au tribunal local qui les mit en détention préventive. C’est une triste première.

    Le P. Rafic Greiche, porte-parole de l’Egise catholique en Egypte, dénonce l’islamisation rampante du pays :

    « Les Frères musulmans sont tranquillement en train de remplacer tous les fonctionnaires locaux, dans les gouvernorats, par des gens qui leur sont dévoués. L’Egypte est en train de devenir un pays islamique, avec de sérieux risques pour la minorité chrétienne. » En toute discrétion, les islamistes remplacent les fonctionnaires de deuxième et troisième rang, dans les divers secteurs (y compris la justice). « La population ne remarque rien. Mais c’est par dizaines que des personnes sont remerciées et remplacées par des proches des appareils extrémistes. Grâce à cette infiltration, l’aile radicale des Frères musulmans et les salafistes peuvent agir impunément. »

    Par exemple, le 24 février, des islamistes ont de nouveau interrompu la construction d’une église dans le district Shubra al-Kheima du Caire. (Il s’agit de l’église construite sur un terrain que les islamistes avaient occupé en juillet dernier, y déployant une bannière indiquant : Mosquée Ebad al-Rahan.)

    (Asianews)

  • A Benghazi

    La chasse aux chrétiens se poursuit à Benghazi. Quelque 48 marchands ambulants coptes égyptiens ont été arrêtés la semaine dernière sur le marché. Parce que sur leurs étals il y avait des images religieuses. Une vidéo montre les hommes arrêtés, tous avec la tête rasée, portant des traces de coups, entassés dans une toute petite pièce sous la garde d’un barbu.

    Les « autorités » de Benghazi ont fait savoir que ces hommes n’ont pas été arrêtés parce qu’ils sont chrétiens mais parce qu’ils ont enfreint les lois sur l’immigration en entrant de façon illégale sur le territoire libyen. Ce qui serait une bonne blague si le sort de tant de braves gens n’était en jeu, vu que la Libye est une vaste zone de non-droit et que les trafiquants et terroristes en tout genre circulent et passent les « frontières » comme ils l’entendent…

  • Samedi de la deuxième semaine de carême

    Le chant responsorial provient aujourd’hui du psaume 91 : « Combien il est doux de chanter vos louanges, Seigneur, et de jouer de la cithare en votre honneur, afin d’annoncer dès l’aurore vos miséricordes, et de glorifier votre lumière et votre vérité parmi les ténèbres de la nuit. » Le juste sent le besoin de s’élever et de communiquer sans cesse avec Dieu dans la prière. C’est pourquoi, de bon matin, il rend grâces à Dieu de la miséricorde avec laquelle il le prévient avant que le soleil dore les montagnes de ses rayons ; et le soir, quand tout se tait autour de lui, et qu’un voile de ténèbres enveloppe la nature, à l’exemple de Jésus qui erat pernoctans in oratione Dei, il élève son âme vers le Seigneur et il puise Là-Haut ces lumières et cette force qui lui sont nécessaires pour les œuvres de la journée. Ainsi agit l’Église dont il est écrit dans la Sagesse : De nocte surrexit deditque praedam domesticis suis... non extinguetur in nocte lucerna eius ; ainsi ont toujours fait les grands apôtres et les saints, par exemple, saint François Xavier, qui, durant le jour, se fatiguait dans les œuvres de son apostolat chez les Indiens, et, la nuit, traitait les affaires de son ministère avec le divin Sacrement de l’autel.

    Bienheureux cardinal Schuster