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  • Je ne suis pas d’accord

    Ici et là on s’en prend à Frigide Barjot parce qu’elle a diffusé le texte suivant :

    « ATTENTION ! Le Collectif pour l'Humanité Durable tient à informer les personnes qui ont reçu des tracts non signés pour une manifestation le dimanche 18 novembre 2012 (ministère de la Famille-Assemblée Nationale) qu'elle est organisée par l'Institut Civitas de la Fraternité Saint-Pie X. Alors, maintenant, à vous de décider ! »

    Pour moi, c'est d'abord une information. Selon Frigide Barjot, une organisation (connue pour avoir des objectifs et des méthodes très spécifiques) appelle à une manifestation sans dire que c’est elle qui l’organise.

    Est-ce vrai ou non ? Si c’est vrai, c’est à mettre au passif de Civitas.

    Est-ce qu’on ne doit pas dire que Civitas c’est la Fraternité Saint-Pie X, au motif qu’ils tentent de le cacher ? Eh bien non.

    Quand on combat, on combat sous sa bannière. Ouvertement. Ou l’on fait autre chose. Les chrétiens ne sont pas des francs-maçons.

    J’ajoute que lorsqu’on va à une manifestation de Civitas on se fait instrumentaliser car on fait ainsi partie de ces « nombreux manifestants » qui ont rejoint les rangs de ce qu’ils appellent la « Tradition »… On a parfaitement le droit de le faire. Mais, comme dit Frigide Barjot (que je ne connais pas), il faut savoir pour pouvoir décider.

  • Un avortoir en Irlande du Nord

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    L’officine de culture de mort Marie Stopes international a ouvert hier un avortoir à Belfast : une évidente provocation, puisque l’avortement est quasi interdit en Irlande du Nord : il n’est admis qu’en cas de grave danger pour la mère. Depuis l’annonce de l’ouverture de l’avortoir, une manifestation quotidienne, permanente, avait lieu devant les locaux du « planning familial ». Hier, un millier de personnes se sont réunies (et pas seulement des vieux et des machos, comme en témoigne la photo…) pour dire non.

    Le procureur général a écrit aux députés pour leur offrir son aide s’ils décidaient de lancer une enquête sur les activités de l’établissement. Le ministre de la Santé, de son côté, a assuré les députés que le centre serait poursuivi s’il enfreignait la loi.

    Il n’est pas inintéressant de savoir que la directrice de l’avortoir, Dawn Purvis, a été permanente, porte-parole pour les droits des femmes, député, et enfin présidente du Parti unioniste progressiste, un petit parti protestant extrémiste lié à la tristement célèbre Force des Volontaires d’Ulster, UVF). En 2010, elle a démissionné du PUP après l’assassinat par l'UVF de son ancien militant Bobby Moffet, assassinat qui avait pour but de montrer que l’UVF « n’a pas l’intention de se laisser emmerder ». Sic.

    Dawn Purvis s’est alors présentée en tant que candidate indépendante, l’année dernière, et elle a perdu. La voici reconvertie en avortueuse. « La loi en Irlande du Nord a toujours été très floue pour beaucoup de femmes et de professionnels de la santé. Notre centre va apporter pour la première fois un environnement sûr, chaleureux et à l’écoute », dit-elle…

  • Les lesbiennes sont des pères comme les autres…

    La commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale a décidé de transformer le "congé de paternité" en "congé d'accueil à l'enfant". D’après un amendement de Marie-Françoise Clergeau, député PS, au projet de loi de finances de la sécurité sociale. L’amendement se fonde sur un avis de la Halde, qui en 2007 avait soutenu des lesbiennes qui jugeaient discriminatoire l’expression même de congé de paternité. La Halde n’avait pas été suivie par le tribunal des affaires sociales, qui avait simplement jugé qu’un congé de paternité ne pouvait pas être accordé à une femme. L’affaire, qui avait commencé en 2004, était allée jusqu’à la Cour de cassation, qui le 11 mars 2010 avait pris la même décision, qui est une simple application de la langue française : «Il résulte des articles L. 331-8 et D. 331-4 du code de la sécurité sociale, que le bénéfice du congé de paternité est ouvert, à raison de l'existence d'un lien de filiation juridique, au père de l'enfant.»

    Il suffit donc de faire du "congé de paternité" un "congé d'accueil à l'enfant" pour résoudre le problème, c’est-à-dire pour le donner aux lesbiennes qui se croient pères de l’enfant de leurs compagnes.

    Mais voilà. Le congé de paternité de 11 jours avait été inventé par Ségolène Royal en 2002 lorsqu’elle était ministre de la Famille dans le gouvernement Jospin. Et sur son compte Twitter elle s’oppose à la dénaturation de son bébé : « Ce fut aussi un autre regard sur les pères dans l'entreprise. S'il y a réforme, la spécificité du congé de paternité ne doit pas reculer ! » « Je m'étonne donc de l'amendement parlementaire qui en ferait disparaître le concept avec le risque de disparition du droit des pères. »

    Sans doute faudra-t-il donner à Ségolène Royal des cours accélérés de « genre », pour qu’elle comprenne qu’une lesbienne peut être père comme un autre.

    En attendant, le conseil général de Seine-et-Marne a déjà accordé en toute illégalité, au début du mois, un congé de paternité de 11 jours à une lesbienne (l'appeler "congé parental" ne change rien), et le conseil général de l’Essonne vient de faire la même chose, aujourd’hui même, en faveur d’une ancienne championne de football, « pour accueillir le petit garçon que sa compagne va mettre au monde »…

  • Notules sur un concile (8) "Lumen gentium" (7)

    On dit qu’il y eut au concile Vatican II une grande discussion pour savoir si l’on rédigeait un document sur la Sainte Vierge ou si l’on intégrait un texte sur la Sainte Vierge à la constitution sur l’Eglise. Ne m’intéressant pas à l’histoire du concile mais aux textes finalement promulgués, je ne suis pas allé voir de plus près. Il n’est pas difficile de comprendre que les évêques (et leurs « experts ») les plus avides d’œcuménisme avec les protestants ne voulaient pas d’un document sur la Sainte Vierge (et tant pis pour un éventuel rapprochement avec les orthodoxes, dont les mêmes ne se souciaient guère).

    Donc les partisans de l’œcuménisme avec les protestants remportèrent la partie. Et le texte sur la Sainte Vierge fut le chapitre VIII de Lumen gentium. Cela dit, il est incontestable qu’un texte sur la Sainte Vierge a sa place dans un document qui redonne à l’ecclésiologie toute son ampleur.

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  • Saint Pierre d’Alcantara

    Par sainte Thérèse d’Avila :

    Quel parfait imitateur de Jésus-Christ Dieu vient de nous ravir, en appelant à la gloire ce religieux béni, Pierre d'Alcantara ! Il avait gardé dans toute sa rigueur la règle primitive de saint François, et pratiqué cette pénitence dont je ne pourrai rapporter que quelques traits. Le monde, dit-on, n'est plus capable d'une perfection si haute ; les santés sont plus faibles, et nous ne sommes plus aux temps passés. Ce Saint était de ce siècle, et sa mâle ferveur égalait cependant celle des temps anciens ; aussi tenait-il le monde sous ses pieds. Mais sans porter le dépouillement aussi loin que lui, sans faire une aussi âpre pénitence, il est plusieurs choses que, comme je l'ai souvent dit, nous pouvons pratiquer en mépris du monde, et que Notre Seigneur nous inspire d’accomplir dès qu'il voit en nous du courage. Qu'il dut être grand le courage que reçut de Dieu le Saint dont je parle, pour soutenir pendant quarante-sept ans cette pénitence si austère que tous connaissent aujourd'hui ! En voici quelques détails que je me plais à rapporter, et dont la vérité m'est parfaitement connue ; c'est de sa propre bouche que je les ai entendus avec une autre personne dont il se cachait peu. Quant à moi, je dus cette ouverture de cœur à l'affection qu'il me portait ; Notre Seigneur la lui avait inspirée, afin qu'il prît ma défense et m'encourageât en un moment de ma vie où son appui m'était si nécessaire... Entre autres austérités, il avait porté pendant vingt années un cilice de lames en fer blanc, sans jamais le quitter. Il avait passé quarante ans sans jamais dormir plus d'une heure et demie par jour ; de toutes ses mortifications, celle qui lui avait le plus coûté dans les commencements, c'était de vaincre le sommeil ; à cette fin, il se tenait toujours ou à genoux ou debout. Le peu de repos qu'il accordait à la nature, il le prenait assis, la tête appuyée contre un morceau de bois fixé au mur ; eût-il voulu se coucher, il ne l'aurait pu, parce que sa cellule, comme on le sait, n'avait que quatre pieds et demi de long (1,50 m). Durant le cours de toutes ces années, jamais il ne se couvrit de son capuchon, si ardent que fût le soleil, ou si forte que fût la pluie. Jamais il ne se servit d'aucune chaussure. Il ne portait qu'un habit de grosse bure, sans autre chose sur le corps ; encore cet habit était-il aussi étroit que possible ; au-dessus il mettait un petit manteau de même étoffe. Pendant les grands froids, il le quittait, et laissait quelque temps ouvertes la porte et la petite fenêtre de sa cellule ; il les fermait ensuite, il reprenait son léger manteau, et c'était là, nous disait-il, sa manière de se réchauffer, et de donner à son corps un peu de soulagement. Il lui était fort ordinaire de ne manger que tous les trois jours ; et comme j'en paraissais surprise, il me dit que c'était très facile à quiconque en avait pris l’habitude. Un de ses compagnons m'assura qu'il passait quelquefois huit jours sans prendre aucune nourriture. Cela devait arriver, je pense, quand il était en oraison et dans ces grands ravissements où le jetaient les brûlants transports de son amour pour Dieu ; je l'ai vu moi-même une fois entrer en extase. Sa pauvreté était extrême, et il était si mortifié, même dès sa jeunesse, qu'il m'a avoué en confidence qu'il avait passé trois ans dans une maison de son Ordre sans connaître aucun des religieux, si ce n'est au son de la voix, parce qu'il n’avait jamais levé les yeux ; de sorte qu'il n'aurait pu se rendre aux endroits où l'appelait la règle, s'il n'avait suivi les autres. Il gardait cette même modestie en voyage. Il passa plusieurs années sans jamais regarder de femmes ; mais il me confessa qu'à l'âge où il était parvenu, c'était pour lui la même chose de les voir ou de ne pas les voir ; à la vérité, il était déjà très vieux quand je vins à le connaître, et son corps était tellement exténué, qu'il semblait n'être formé que de racines d'arbre. Avec toute cette sainteté, il était très affable ; il ne parlait guère que lorsqu'il était interrogé ; mais la justesse et les grâces de son esprit donnaient à ses paroles je ne sais quel charme irrésistible. Je raconterais volontiers beaucoup d'autres particularités, si je n'appréhendais qu'une plus longue digression ne m'attirât un reproche... J'ajouterai donc seulement que ce saint homme est mort comme il avait vécu, en instruisant et en exhortant ses frères. Quand il vit que sa fin approchait, il récita le psaume « J’étais dans la joie quand on m’a dit : allons à la maison du Seigneur » (Ps. 127), et s'étant mis à genoux, il expira.

    Le Seigneur a voulu, dans sa bonté, qu'à partir de ce jour il m'ait encore plus assisté que durant sa vie : j'en ai reçu des conseils en diverses circonstances. Je l'ai vu plusieurs fois tout éclatant de gloire. Il me dit dans la première de ces apparitions : « O bienheureuse pénitence qui m'a mérité une si grande récompense ! » Ces paroles furent suivies de plusieurs autres. Un an avant sa mort, il m'apparut, malgré la distance qui nous séparait, et je sus qu'il devait bientôt nous être enlevé. Je l'en avertis, en lui écrivant dans le lieu où il était, à quelques kilomètres d'ici. Le jour où il rendit le dernier soupir, il se montra à moi, et me dit qu'il allait se reposer. Huit jours après cette vision, nous vint la nouvelle qu'il était mort, ou plutôt qu'il avait commencé à vivre pour toujours. Le voilà donc l’aboutissement de cette vie si austère : une éternité de gloire !

    Depuis qu'il est au ciel, il me console beaucoup plus, ce me semble, que quand il était sur la terre. Notre Seigneur me dit un jour qu'on ne lui demanderait rien au nom de son serviteur, qu'il ne l'accordât. Je l’ai très souvent prié de présenter au Seigneur mes demandes, et je les ai vues toujours exaucées. Louange, et louange sans fin, à ce Dieu de bonté ! Ainsi soit-il.