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  • Le mythe Descoings s’effondre pour de bon

    Six mois après la mort de Richard Descoings dans un palace newyorkais, la Cour des comptes se livre à un travail de démolition de sa politique, au marteau-piqueur et au bulldozer. Dès le 3 septembre, elle avait demandé que soit gelé le processus de désignation du successeur de Descoings jusqu’à la publication, en novembre, de son rapport définitif. Ce rapport qui a déjà été transmis au Monde par des petites mains pressées…

    En bref, « la politique de développement de Sciences Po n'a pu être mise en œuvre qu'au prix d'une fuite en avant financière et d'une gestion peu scrupuleuse des deniers publics ». Les dirigeants s’en mettaient plein les poches, et le ministère avait augmenté d’un tiers les subventions sans aucun contrôle…

    On rappellera quand même que Richard Descoings était un véritable héros de la pensée unique, encensé en permanence par tous les médias du système, et aussi bien par le pouvoir sarkozyste que par la gauche.

  • Mauvais Nobel 2011

    La Libérienne Leymah Gbowee, prix Nobel 2011 de la Paix avec sa compatriote Ellen Johnson Sirleaf, présidente du pays, démissionne de la commission de réconciliation nationale du Liberia. Elle affirme qua la lutte contre la corruption n’a fait aucun progrès, et qu’elle regrette de na pas avoir parlé plus tôt.

    Ce n’est pas vraiment une surprise. Mais il fallait absolument donner le Nobel à la « première femme élue présidente d’un pays africain »…

  • Un bon Nobel 2012

    Le prix Nobel de médecine 2012 a été décerné au biologiste John Gurdon et au médecin et chercheur Shinya Yamanaka, pour leurs travaux sur les cellules souches. Sur les cellules souches adultes. Pour avoir montré qu’on pouvait programmer des cellules différenciées adultes pour qu'elles redeviennent pluripotentes, ce qui a ouvert, dit le comité Nobel, un potentiel infini en thérapie cellulaire. D’autant que ces cellules adultes remplacent avantageusement les cellules souches embryonnaires sur le plan scientifique.

    Addendum

    Des précisions (et bémols) chez Jeanne Smits.

  • Monsieur le Maire…

    De nombreux maires affirment qu’ils ne célébreront pas de « mariages » homosexuels, même si la loi le leur fait obligation sous peine de graves sanctions.

    Ces réactions sont assurément utiles et bonnes à prendre. Toutefois, elles laissent planer une très importante incertitude.

    Combien de ces maires omettent-ils sciemment d’ajouter ce qu’ils pensent si fort qu’on a parfois l’impression de l’entendre ?

    « Je ne célébrerai jamais de mariage homosexuel, parce que c’est contraire à mes convictions… mais de toute façon il y aura toujours un adjoint pour le faire. » Ce qui en effet permet de braver les sanctions…

    Mais s’il y a partout un adjoint pour le faire, il n’y aura nulle part de maire qui refuse de célébrer un « mariage » homosexuel…

    (Précision : ceci n’est ni une hypothèse d’école ni un propos en l’air, mais résulte d’une expérience personnelle.)

  • Le synode

    La XIIIe Assemblée générale ordinaire du synode des évêques s’est ouverte hier par une messe présidée par le pape. Le thème du synode est : La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Extrait de l’homélie du Saint-Père :

    Maintenant, je voudrais réfléchir brièvement sur la « nouvelle évangélisation », en la mettant en rapport avec l’évangélisation ordinaire et avec la mission ad gentes. L’Église existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus Christ, ses disciples sont allés dans le monde entier pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Églises bien organisées avec de nombreux fidèles. À des périodes historiques déterminées, la divine Providence a suscité un dynamisme renouvelé de l’activité évangélisatrice de l’Église. Il suffit de penser à l’évangélisation des peuples anglo-saxons et des peuples slaves, ou à la transmission de l’Évangile sur le continent américain, et ensuite aux époques missionnaires vers les populations de l’Afrique, de l’Asie et de l’Océanie.

    Sur cet arrière-plan dynamique, il me plaît aussi de regarder les deux figures lumineuses que je viens de proclamer Docteurs de l’Église : Saint Jean d’Avila et Sainte Hildegarde de Bingen. Dans notre temps, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Église un nouvel élan pour annoncer la Bonne Nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux « branches » spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la missio ad gentes, c’est-à-dire l’annonce de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus Christ et son message de salut ; et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Église, et vivent sans se référer à la pratique chrétienne. L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes, une nouvelle rencontre avec le Seigneur, qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix ; pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale. Évidemment, cette orientation particulière ne doit diminuer ni l’élan missionnaire au sens propre, ni l’activité ordinaire d’évangélisation dans nos communautés chrétiennes. En effet, les trois aspects de l’unique réalité de l’évangélisation se complètent et se fécondent réciproquement.

     

  • Sainte Brigitte

    Ayant quitté la Suède en 1349, Brigitte s'établit à Rome, siège du Successeur de Pierre. Son transfert en Italie constitua une étape décisive pour l'élargissement non seulement géographique et culturel, mais surtout spirituel, de l'esprit et du cœur de Brigitte. Beaucoup de lieux d'Italie la virent encore en pèlerinage, désireuse de vénérer les reliques des saints. Elle visita ainsi Milan, Pavie, Assise, Ortona, Bari, Benevento, Pozzuoli, Naples, Salerne, Amalfi, le Sanctuaire de saint Michel Archange sur le Mont Gargano. Le dernier pèlerinage, effectué entre 1371 et 1372, l'amena à traverser la Méditerranée en direction de la Terre Sainte, lui permettant d'embrasser spirituellement, en plus de beaucoup de lieux sacrés de l'Europe catholique, les sources mêmes du christianisme dans les lieux sanctifiés par la vie et par la mort du Rédempteur.

    En réalité, plus encore que par ce pieux pèlerinage, c'est par le sens profond du mystère du Christ et de l'Église que Brigitte participa à la construction de la communauté ecclésiale, à une période notablement critique de son histoire. Son union intime au Christ s'accompagna en effet de charismes particuliers de révélation qui firent d'elle un point de référence pour beaucoup de personnes de l'Église de son époque. On sent en Brigitte la force de la prophétie. Son ton semble parfois un écho de celui des anciens grands prophètes. Elle parle avec sûreté à des princes et à des papes, révélant les desseins de Dieu sur les événements de l'histoire. Elle n'épargne pas les avertissements sévères même en matière de réforme morale du peuple chrétien et du clergé lui-même (cf. Revelationes, IV, 49; cf. aussi IV, 5). Certains aspects de son extraordinaire production mystique suscitèrent en son temps des interrogations bien compréhensibles, à l'égard desquelles s'opéra le discernement de l'Église; celle-ci renvoya à l'unique révélation publique, qui a sa plénitude dans le Christ et son expression normative dans l'Écriture Sainte. Même les expériences des grands saints, en effet, ne sont pas exemptes des limites qui accompagnent toujours la réception par l'homme de la voix de Dieu.

    Toutefois, il n'est pas douteux qu'en reconnaissant la sainteté de Brigitte, l'Église, sans pour autant se prononcer sur les diverses révélations, a accueilli l'authenticité globale de son expérience intérieure. Brigitte se présente comme un témoin significatif de la place que peut tenir dans l'Église le charisme vécu en pleine docilité à l'Esprit de Dieu et en totale conformité aux exigences de la communion ecclésiale. En particulier, les terres scandinaves, patrie de Brigitte, s'étant détachées de la pleine communion avec le siège de Rome au cours de tristes événements du XVIe siècle, la figure de la sainte suédoise reste un précieux « lien » œcuménique, renforcé encore par l'engagement de son Ordre dans ce sens.

    (Jean-Paul II, motu proprio Spes ædificandi proclamant sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix co-patronnes de l'Europe, 1er octobre 1999)