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Monsieur le Maire…

De nombreux maires affirment qu’ils ne célébreront pas de « mariages » homosexuels, même si la loi le leur fait obligation sous peine de graves sanctions.

Ces réactions sont assurément utiles et bonnes à prendre. Toutefois, elles laissent planer une très importante incertitude.

Combien de ces maires omettent-ils sciemment d’ajouter ce qu’ils pensent si fort qu’on a parfois l’impression de l’entendre ?

« Je ne célébrerai jamais de mariage homosexuel, parce que c’est contraire à mes convictions… mais de toute façon il y aura toujours un adjoint pour le faire. » Ce qui en effet permet de braver les sanctions…

Mais s’il y a partout un adjoint pour le faire, il n’y aura nulle part de maire qui refuse de célébrer un « mariage » homosexuel…

(Précision : ceci n’est ni une hypothèse d’école ni un propos en l’air, mais résulte d’une expérience personnelle.)

Commentaires

  • Excellente remarque que je m'étais faite également.
    Remarque d'importance car, en effet, il me semble que le maire, même s'il ne célèbre pas lui-même un tel soi-disant mariage, le cautionne malgré tout de son autorité, non ? Il faudrait voir si l'adjoint célèbre par une autorité déléguée du maire ou par une autorité directement venue de l'État. Dans le premier cas, le maire en faisant célébrer par son adjoint se rendrait coupable de collaboration formelle au mal.

    Je ne suis par ailleurs pas certain que les petites mairies ont toutes des adjoints (mais ces petites mairies sont également celles où l'éventualité d'une demande de pseudo-mariage est faible -- mais pas nulle, surtout si le maire proclame haut et fort son refus...).

  • Code général des collectivités territoriales
    Article L2122
    Il y a, dans chaque commune, un maire et un ou plusieurs adjoints élus parmi les membres du conseil municipal.
    Le conseil municipal détermine le nombre des adjoints au maire sans que ce nombre puisse excéder 30 % de l'effectif légal du conseil municipal.

  • Une réaction qui peut paraître effectivement courageuse, mais tout en laissant entendre que la "sale" besogne légale sera fait par un "sous-fifre". Moi les mains propres, l'autre...c'est pas mon problème. Et donc d'obliger au "péché" un autre à sa place...car à un moment le subordonné du subordonné sera obligé de faire.
    La seule réaction éthique possible semble être la démission.

  • Merci de cette précision. Que de joyeusetés en perspective...

  • L'adjoint au maire n'est pas indispensable et ne l'est que par délégation (de pouvoir) du maire. Si les maires qui se sont prononcés sur le sujet ne s'engagent pas à retirer leur délégations aux adjoints félons, tout leur discours n'est que facade hypocrite...

    [PS : lors de la tentative de putsch parisien, Tibéri avait retiré leur délégation aux adjoints putschistes]

  • Xavier Lemoine, que j'évoque par ailleurs, explique qu'en tant qu'officier d'état civil, l'adjoint n'agit pas par délégation du maire mais sous la dépendance du procureur, comme le maire lui-même.

    Le maire n'est donc en rien responsable de ce que peut faire un adjoint comme officier d'état civil...

    Et hop...

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