(Trouvé sur le Forum catholique. Merci Mortimer.)
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Soudan et Soudan du Sud : ça ne se passe pas bien…
Les incidents ne cessent pas entre le Soudan et le Soudan du Sud. Le plus grave, ces derniers jours, a été la bataille de Heglig. Cette zone pétrolière est revendiquée par le Soudan du Sud, qui l’a militairement occupée, et s’en est fait déloger par les troupes de Khartoum. Depuis, des avions soudanais bombardent ici ou là au Soudan du Sud… surtout des installations pétrolières. Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, s’est rendu à Pékin pour demander l’aide de la Chine, qui est le principal acteur pétrolier dans les deux Soudan. Mais Salva Kiir vient de quitter Pékin précipitamment, en raison de l’aggravation des agressions aériennes soudanaises.
L’archevêque de Juba, Mgr Paulino Lukudu Loro, déclare à l’Agence Fides : « Le peuple du Soudan du Sud ne veut pas la guerre. Il s’agit là d’un conflit économique en vue du contrôle du pétrole. Le Soudan du Sud est prêt à parvenir à un accord avec le Soudan sur le pétrole. Mais ce qui a déçu les Sud-Soudanais a été l’attitude de l’ONU, de l’Union africaine et de différents pays occidentaux à propos de la question d’Heglig. A mon avis, ces organismes ont fait des déclarations prématurées, sans connaître la réalité sur le terrain. En particulier, il faut comprendre où se situe exactement Heglig : au Soudan du Sud ou au Soudan ? Des représentants de ces institutions internationales doivent se rendre sur place pour apurer ce point et délimiter précisément la frontière entre les deux Etats. »
La communauté internationale appelle Khartoum à négocier, surtout depuis sa victoire à Heglig. Mais Omar al-Bachir a déclaré, précisément à Heglig, qu’il n’y aurait d’autre négociation qu’avec « des fusils et des balles » avec ceux qu’il appelle des « insectes »…
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Mais oui, le moindre pire, monsieur l’abbé !
Un prêtre connu pour ses surabondantes qualités intellectuelles croit bon de convoquer saint Thomas d’Aquin pour réfuter le « moindre pire » de Bernard Antony.
Mais puisqu'il s’agit de faire comprendre que l’expression « moindre pire » n’est pas correcte (comme si c'était la question), il suffisait de faire appel à la grammaire. Pas la peine d’invoquer les mânes du grand maître du rationalisme théologique.
Or Bernard Antony, et moi-même qui ai repris l’expression, savons, évidemment, qu’en français correct (pas besoin du thomisme) on ne peut pas dire « moindre pire ».
Il n’en demeure pas moins que l’expression, qui certes fait appel non à la logique mais à un grain de sel dont était cruellement dépourvu le boeuf muet, a un sens… métagrammatical – ou poétique, que l’on comprend aisément : le monde du moindre pire, c’est celui qui est encore plus bas que le monde du moindre mal.
Or, monsieur l’abbé, ce n’est pas la concierge qui parle ainsi. C’est le petit enfant. Et quand mon petit-fils de 4 ans dit : « c’est moins pire », il sait très bien ce qu’il dit.
Si vous ne devenez pas comme de petits enfants…
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Saint Marc
L’évangile de saint Marc est, il est vrai, le plus court des quatre et est assez peu utilisé dans la liturgie. Cependant il a aussi ses avantages. C’est avant tout l’évangile romain. Il a été composé à Rome et est adressé à la chrétienté romaine ou, pour mieux dire, à la chrétienté occidentale. Un autre avantage, c’est qu’il expose la vie du Seigneur dans l’ordre chronologique et il est bien certain que nous tenons à connaître les événements de la vie du Seigneur dans leur succession historique. En outre, Marc est un miniaturiste. Souvent, d’un mot, d’une addition, il donne à une scène déjà connue une nouvelle lumière. Cet évangile est l’évangile de Pierre. Il est certain qu’il a été rédigé avec la collaboration et sous la surveillance du prince des Apôtres.
Dom Pius Parsch
