Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le Yémen enfin démocratique

    L’affreux dictateur yéménite Ali Abdallah Saleh a fini par jeter l’éponge. Les électeurs, bénéficiant enfin de la démocratie, ont élu président le bon démocrate Abd al-Rab al-Mansour Hadi. Qui a obtenu le score impeccablement démocratique de 99,8% des voix.

    On sait que l’accession au pouvoir de Mansour Hadi résulte d’un accord de transition négocié entre les monarchies du Golfe. Mais pourquoi faire semblant de le faire élire ? La démocratie n’est plus une religion, c’est une superstition, que les monarchies islamiques ridiculisent. Et elles ridiculisent dans le même temps tous ces chiens d’Occidentaux qui rapportent avec le plus grand sérieux le résultat de l’élection présidentielle au Yémen…

    Abd al-Rab al-Mansour Hadi état un général (ayant fait ses études militaires en URSS) de l’ancienne République populaire du Yémen (Yémen du Sud). Avant son élection, il était le vice-président du Yémen, et le secrétaire général du parti au pouvoir. Comme on le voit, tout est changé…

  • Egypte : le Sénat aussi (bien sûr)

    Les Frères musulmans ont annoncé, avec 24 heures d’avance sur les autorités (comme ils l’avaient fait – de façon fiable - à chaque étape des législatives), le résultat des élections à la Choura (Sénat consultatif) : leur parti de la Liberté et de la Justice a remporté 107 des 180 sièges (59%).

    Les salafistes remportent 46 sièges. Viennent ensuite les libéraux (19 sièges) et le « Bloc égyptien » (les cocus du printemps arabe) avec 7 sièges…

  • Le Koweit islamiste

    Comme je l’indiquais le 3 février, les islamistes ont remporté les élections au Koweit. Et ils ne traînent pas. Ils viennent d’annoncer le dépôt d’une proposition de loi visant à interdire la construction d’églises (et de tout autre lieu de culte non musulman).

    Et encore, le projet a été modifié. Osama Al-Munawer, le principal auteur du texte, avait annoncé une proposition de loi visant à démolir les quelques églises existantes…

    Le groupe islamiste au Parlement koweitien s’intitule « groupe de la Justice »…

    Il est en train de préparer sa demande de révision de la Constitution, pour faire de la charia la source principale de la législation et du droit.

  • La langue perse interdite de célébration chrétienne

    Les autorités iraniennes ont ordonné aux deux dernières églises chrétiennes célébrant en farsi (langue perse) à Téhéran de cesser immédiatement cette activité. Il s’agit de deux églises presbytériennes.

    Comme il y a à Téhéran des églises d’à peu près tous les rites, vous pensez sans doute que l’église latine, si elle ne célèbre pas en « vernaculaire », célèbre donc en latin. Raté. Elle célèbre en anglais. Comme l’église évangélique…

    Cette décision de supprimer toute célébration en farsi, donc d’établir une stricte barrière linguistique (la Bible en farsi est interdite depuis longtemps) montre que les autorités s’inquiètent des conversions, qui seraient paraît-il nombreuses.

    Mahmood Amiry-Moghaddam, Iranien émigré, fondateur de l’ONG Iran Human Rights, déclare à Fides :

    « Nous disposons de rapports concernant l’arrestation de nombreux chrétiens, en particulier de convertis, ceux qui sont considérés comme apostats et représentent l’objectif principal. C’est une question qui a commencé au cours de ces dernières années et s’intensifie actuellement. Les autorités islamiques ont exprimé leur préoccupation pour ceux qui quittent la religion islamique et agissent en conséquence. »

  • Le nouvel archevêque de Tolède et la liturgie mozarabe

    Le 19 février dernier, l’archevêque de Tolède, Mgr Braulio Rodríguez Plaza, a célébré la messe selon le rite mozarabe au Collège majeur Saint Clément des Espagnols, à Bologne. Dans son homélie, il a affirmé que le rite Mozarabe est « une liturgie vivante, jamais morte ».

    On est heureux de l’entendre dire (et surtout faire). La liturgie mozarabe, qui était celle de toute l’Espagne sous domination maure, a été confinée à une chapelle de la cathédrale de Tolède, et il se pourrait bien que l’ancien archevêque, le cardinal Canizares Llovera (aujourd'hui préfet de la congrégation pour le culte divin), ait célébré plus souvent la messe de saint Pie V que la messe mozarabe…

  • Saint Mathias

    Bienheureux Mathias, Éden spirituel, tu as coulé de la fontaine divine, comme un fleuve inondant ; tu as arrosé la terre de tes mystiques ruisseaux, et tu l’as rendue féconde : prie donc le Seigneur d’accorder la paix à nos âmes et sa grande miséricorde.

    Apôtre Mathias, tu as complété le divin collège après la chute de Judas ; la splendeur céleste de tes sages discours a dissipé les ténèbres de l’idolâtrie, par la vertu de l’Esprit-Saint ; prie maintenant le Seigneur d’accorder la paix à nos âmes et sa grande miséricorde.

    Celui qui est la vraie Vigne t’a soigné comme une branche féconde destinée à porter la grappe qui verse le vin du salut. Ceux que retenaient les liens de l’ignorance ont bu de ce vin, et ont rejeté l’ivresse de l’erreur.

    Devenu le char du Verbe de Dieu, ô glorieux Mathias, tu as brisé à jamais les roues de l’erreur, les chars de l’iniquité ; par une vertu divine, tu as détruit de fond en comble les idolâtres, les colonnes et les temples ; mais tu as élevé à la Trinité des temples qui font entendre ce cri : Peuples, célébrez le Christ à jamais !

    (Liturgie byzantine)

    NB - La fête de saint Mathias tombe normalement le 24 février, mais c’est le 25 les années bissextiles. Parce que, nous apprend Introibo, l’usage ancien était de doubler le sixième jour avant les calendes de mars, c’est-à-dire le 24 février. Et c’est cet usage qui a donné le nom bissextile : bis-sexta kalendas martii.