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  • La réponse hongroise au Soviet suprême européen

    Le 17 janvier, la Commission européenne avait lancé un ultimatum à la Hongrie : elle avait un mois pour répondre à ses questions concernant trois réformes apparaissant contraires aux « valeurs européennes » (alors que d’habitude les gouvernements ont deux mois pour répondre).

    Le gouvernement hongrois a donc envoyé hier sa réponse à la Commission européenne. Un texte d’une centaine de pages, répondant aux trois critiques qui lui sont faites, sur l’indépendance de la Banque centrale, l’indépendance de l’autorité de protection des données, et l’âge de la retraite pour les magistrats.

    L’ambassadeur de Hongrie près l’UE a précisé qu’une vingtaine de pages sont consacrées à expliquer les raisons pour lesquelles les Hongrois ne doivent pas modifier le serment de fidélité à l’Etat que doit prêter le gouverneur de la Banque centrale. Serment qui ne met pas en cause l’indépendance de la Banque centrale, garantie dans la Constitution.

    En ce qui concerne les magistrats, le texte explique que c’est un problème de retraites. Les juges de plus de 62 ans touchent à la fois une retraite et un salaire, car l’âge de la retraite est de 62 ans, mais ils continuent à exercer jusqu’à 70 ans. La réforme vise à rappeler que l’âge de la retraite est de 62 ans, et d’en finir avec le caractère quasi automatique de la prolongation. (Rappelons que la critique ubuesque de la Commission est qu’en alignant l’âge de la retraite des magistrats sur le régime général, le gouvernement se rend coupable de discrimination…).

    Concernant l’indépendance de l’autorité de protection des données, le gouvernement hongrois, qui rappelle comment la nouvelle instance a été constituée et ne voit pas ce qu’on lui reproche, se dit prêt à faire des concessions, pour montrer sa bonne volonté.

    D’autre part, le gouvernement hongrois a également répondu aux lettres comminatoires des commissaires Viviane Reding et Neelie Kroes. Sur la première, l’ambassadeur déclare que les critiques (sur l’indépendance de la justice) ne correspondaient tout simplement pas au contenu réel de la loi mise en cause, et sur la seconde (la loi sur les médias), que le gouvernement soumettra au Parlement des amendements à la loi selon l’avis donné en décembre par la Cour constitutionnelle (qui a validé la loi pour l’essentiel).

  • La malédiction

    Le plus grand yacht immatriculé en France, le « Yogi », de Stéphane Courbit, battant pavillon tricolore, a sombré hier vendredi dans la mer Egée.

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  • CQFD

    Certains pourraient se demander pourquoi l’Eglise catholique, au Pakistan, se bat pour l’abolition des lois anti-blasphème : il n’y a pas que les musulmans qui puissent se plaindre de blasphème, et les chrétiens pourraient eux aussi s’en servir…

    Zenobia Richards, une habitante du centre catholique Gosh-e-Aman, rasé le 10 janvier dernier, de façon impromptue, par les autorités du Pendjab, avait porté plainte pour blasphème au motif que des Bibles, un rosaire, et une statue de la Sainte Vierge avaient été détruits. La Haute Cour de Lahore vient de rejeter sa plainte.

     

  • Monseigneur prône le métissage... religieux

    Lu dans le dernier numéro de Faits et Documents :

    « Dans la Presse de la Manche (16/01/12), Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Coutances et d’Avranches, se confie quant à ses valeurs : « L’avenir est dans le métissage. Qu’il soit culturel, éthique, philosophique, religieux ou de nationalités. Nous ne pouvons pas nous replier sur nos seules préoccupations personnelles. Il y a deux solutions : celle d’avoir peur et d’opter pour le repli identitaire, et puis il y a l’ouverture et la responsabilité. La foi chrétienne nous invite à cette ouverture. »

  • Sainte Marie-Bernard (sainte Bernadette)

    [18 février, troisième apparition.]

    Que dit Marie ? Elle dit une phrase essentielle, dont la véritable forme doit être cherchée dans le premier livre paru, en 1869, le livre d'Henri Lasserre, qui avait eu un contact direct avec Bernadette et qui ne peut l'avoir inventée : « Je vous promets de vous rendre heureuse, non pas dans ce monde mais dans l'autre. » (Avouons que « je vous promets » sonne différemment de « je ne vous promets pas » !). Pourquoi cette phrase a-t-elle été maladroitement « simplifiée » par la suite ? Nous ne savons pas.

    Cet « autre monde » n'est évidemment pas seulement le bonheur du ciel. Pourquoi ? Parce ce serait la mort du message chrétien. Le règne de Dieu est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint, dit saint Paul (Rm 16, 17) : c'est aujourd'hui que nous devons le vivre, d'autant plus que Jésus affirme : Celui qui écoute ma parole et croit en Celui qui m'a envoyé possède la vie éternelle (Jn 5, 24).

    Cette vie avec Dieu s'accompagne d'une joie mystérieuse, d'une sagesse particulière, que nous voyons chez les saints, chez les martyrs, et qui est comme la signature même de Dieu : Bernadette disait, sur son lit de souffrance, cette parole que le Père Petitot, dominicain, auteur d'un livre remarquable, écrit juste après la canonisation de 1933, considère comme essentielle. Bernadette la prononce sur son lit de malade où elle souffre tant, avec le grand crucifix qu'on lui a donné, à la fin de sa vie : « Je suis plus heureuse qu'une reine sur son trône ».

    Père André Doze