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  • Après la Grèce, l’Italie : ça y est

    Jean Quatremer (notes YD):

    Le scénario tant redouté est en train de se réaliser : l’Italie, troisième économie de la zone euro, est désormais frontalement attaquée par les marchés financiers, qui se débarrassent à tour de bras des obligations d’Etat de la péninsule. Vendredi, l’écart de taux d’intérêt entre l’Allemagne, la signature la plus fiable de la zone euro, et l’Italie, a atteint un record historique depuis le lancement de l’euro en 1999, à plus de 450 points de base. Rome doit désormais payer un taux d’intérêt de 6,37%, ce qui rendra le financement de sa gigantesque dette publique (120% du PIB) rapidement insupportable.*

    Or, après avoir sauvé de la banqueroute la Grèce, l’Irlande et le Portugal, la zone euro n’a absolument plus les moyens d’aider l’Italie : si ce pays tombe, la France suivra rapidement**, et la zone euro aura vécu.

    * Ce matin, le taux est monté à 6,596%, jamais vu depuis la création de l’euro.

    ** La France détient plus du tiers de la dette italienne :

     

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  • L’église du 2e concile de Nicée (re)devient une mosquée

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    L’église Sainte-Sophie de Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie), qui accueillit le 2e concile de Nicée, transformée en mosquée en 1331, détruite en 1923, reconstruite en 2007 comme “musée”, a de nouveau été transformée en mosquée. L'appel du muezzin a retenti le 2 novembre pour la première fois depuis 1923.

    (On voit bien sur la photo le minaret en construction, à gauche, surmonté du drapeau turc.)

  • Le résultat de la croissance consumériste et bâtie sur des dettes

    Propos d’Ettore Gotti-Tedeschi, président de l’IOR, la banque du Vatican.

    La politique a méconnu les causes de la crise, les vraies causes, les vraies origines, et depuis trois ans a continué à dire que l’origine était de nature financière, dû à l’excès de dettes faites par les banques et à l’écroulement du développement dû à la natalité. La crise que nous vivons est la conséquence de la mauvaise interprétation que le monde, y compris politique, a eue de la croissance économique en Occident. Aujourd’hui, nous parlons à profusion du 7 milliardième bébé qui est né, mais où est-il né ? Notre monde, le monde occidental, a eu l’effronterie d’ignorer qu’une économie ne se développe de manière stable et équilibrée qu’à condition que la population se développe aussi de façon harmonieuse et équilibrée. Nous avons minimisé l’importance des naissances, et avons remplacé le développement nécessaire par une croissance consumériste et bâtie sur des dettes. En faisant cela, nous avons blessé la dignité de l’homme, parce que nous l’avons contraint à se satisfaire matériellement pour faire croître la consommation. Pour pouvoir affronter concrètement les problèmes que nous avons, que nous vivons, il est nécessaire d’envisager une longue période d’austérité, de telle façon que l’on puisse ressaisir les fondamentaux de l’économie. Mais l’austérité semble une promesse politiquement impopulaire. Par conséquent, la politique veut ignorer ce qui est impopulaire et cherche encore à créer une nouvelle forme d’illusion trompeuse, pour encourager la reprise de la consommation, plutôt que la mise en valeur des fondamentaux de l’économie, par exemple l’épargne.

  • Bienvenue

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    Une communauté religieuse épiscopalienne, les Sœurs des pauvres de tous les saints, est devenue officiellement catholique le 1er novembre, fête de tous les saints, en la basilique du Sanctuaire national de l’Assomption de Baltimore. Ce sont dix religieuses en vrai habit de religieuse. Leur aumônier est lui-même un pasteur épiscopalien ordonné prêtre en juin dernier. Même si c’est une évidence, il est bon de souligner, parce que c’est bon pour l’Eglise, que ce sont les anglicans les plus traditionalistes qui deviennent catholiques.

     

  • Misit Dominus Angelum suum

    R. Misit Dominus Angelum suum, et conclusit ora leonum: * Et non contaminaverunt: quia coram eo iniustitia inventa non est in me.
    V. Misit Deus misericordiam suam, et veritatem suam: animam meam eripuit de medio catulorum leonum.
    R. Et non contaminaverunt: quia coram eo iniustitia inventa non est in me.
    V. Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto.
    R. Et non contaminaverunt: quia coram eo iniustitia inventa non est in me.

    Le Seigneur a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions. Et ils ne (m’) ont pas souillé. Parce qu'on n’a pas trouvé d’injustice en moi devant lui. Dieu a envoyé sa miséricorde et sa vérité, il a arraché mon âme des petits des lions.

    Répons des matines, formé de Daniel 6, 22 et du psaume 56, 4-5. On remarque le curieux « contaminaverunt » (les lions ne m’ont pas contaminé, souillé), quand la Vulgate dit « nocuerunt » : les lions ne m’ont fait aucun mal. Cela est dû au fait que le verbe grec de la Septante veut d’abord dire souiller ; mais il veut dire aussi maltraiter. Le fait d’avoir traduit par « contaminaverunt » veut sans doute dire que les lions païens impurs « contaminaient » les juifs quand ils les mangeaient, et que c’était plus grave que le fait de les dévorer…