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  • Une dépénalisation originale de l’infanticide

    C’est aux Pays-Bas, bien sûr. Une femme de 42 ans a été acquittée alors qu’elle était poursuivie pour trois infanticides. Le tribunal de Maastricht a décidé qu’il n’y avait pas de preuve que les bébés, dont les corps ont été retrouvés dans son jardin, fussent nés vivants. Sur les trois experts appelés à la barre, deux ont dit que les corps étaient trop décomposés pour qu’on puisse savoir s’ils étaient nés vivants. Le troisième expert a affirmé que le dernier bébé était né vivant et avait été étouffé ou étranglé. Mais comme il était minoritaire il n’a pas été entendu. Au contraire, les juges ont demandé à un autre expert s’il était possible qu’une femme qui a donné naissance à deux bébés morts puisse donner naissance à un troisième bébé mort. L’expert a répondu que ce n’était « pas impossible ». Donc la femme, qui a affirmé qu’elle n’avait jamais su qu’elle était enceinte, est innocente. (Le parquet envisage toutefois de faire appel de ce jugement.)

  • Liban, Syrie…

    Samedi dernier au Liban, à Jounieh (en plein pays maronite) avait lieu la messe annuelle des Forces libanaises pour les martyrs. Elle était présidée par l’ancien patriarche maronite SB Nasrallah Sfeir, qui a été deux fois très longuement ovationné. A la fin de la seconde ovation, il a dit : « Je vous souhaite un meilleur avenir que ces misérables jours que nous vivons actuellement. » Au cours de ce rassemblement, Samir Geagea (lui aussi, naturellement, ovationné) a déclaré que les chrétiens du Proche Orient ne devaient pas être des « sacs de sable pour protéger des régimes odieux et arriérés » mais devaient être « les chefs de file des mouvements de libération et du progrès ».

    Le même jour, au sud du pays, en plein fief Hezbollah, l’actuel patriarche maronite SB Béchara Raï se faisait acclamer par le Hezbollah auquel il reconnaissait le titre de Résistance, et par les maronites alliés au Hezbollah – dans la ligne de ses propos en défense de Bachar al-Assad lors de sa visite en France.

    Comme le dit L’Orient Le Jour :

    L’image est double : « complémentaire », diraient d’incorrigibles optimistes ; « antinomique », diraient les autres.

    Aujourd’hui, selon AsiaNews, a lieu à Beyrouth, chez le grand mufti du Liban, une rencontre discrète entre le grand mufti de la République syrienne et des prélats catholiques résidant en Syrie dont le patriarche grec-catholique Grégoire III. La presse libanaise a fait écho la semaine dernière à une rumeur selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait dit à SB Béchara Raï que les chrétiens n’avaient plus leur place au Proche Orient et qu’ils devaient tous émigrer en Europe. Le propos a été formellement démenti par l’Elysée, mais la rumeur court toujours, et le vrai sujet de la rencontre est l’évaluation (ou la conjuration) de la menace que ferait peser un gouvernement islamiste sur les chrétiens de Syrie.

     

    Addendum

    Finalement, le grand mufti de Syrie n'a pas participé à la réunion. Si bien que le seul "représentant syrien" (?) a été le patriarche grec-catholique. Et que la réunion n'a donc eu aucun intérêt.

     

  • La foi n’est pas un monde parallèle

    Extrait du discours improvisé de Benoît XVI aux séminaristes de Fribourg.

    La foi n'est pas un monde parallèle aux sentiments, ni un sentiment de plus, car elle les contient tous, leur donne un sens, les conditionne en leur donnant une dimension éthique et intérieure, de manière à être vécue en fonction de Dieu et à partir de lui.

    (VIS)

  • Saints Côme et Damien

    Côme et Damien étaient jumeaux ils naquirent dans la ville d'Egée, d'une sainte. mère nommée Théodote. Instruits dans l’art de la médecine, ils reçurent une telle abondance de grâces du Saint-Esprit qu'ils guérissaient toutes les maladies non seulement des hommes, mais encore des animaux ; et ils donnaient leurs soins sans exiger de salaire. Une dame appelée Palladie, qui avait dépensé tout son bien en frais de médecins, s'adressa à eux et ils lui. rendirent une parfaite santé. Alors elle offrit un petit présent à saint Damien, et comme celui-ci ne voulait pas l’accepter, elle le conjura, avec les serments les plus terribles, de le recevoir. Ce à quoi il acquiesça, non que la cupidité le poussât à se procurer cette récompense, mais bien par complaisance pour cette dame qui lui offrait ce témoignage de sa reconnaissance, et pour ne paraître pas mépriser le nom du Seigneur par lequel elle l’avait conjuré. Dès que saint Côme sut cela, il commanda de ne pas mettre son corps avec celui de son frère. Mais la nuit suivante, le Seigneur apparut à Côme et disculpa Damien au sujet du don qu'il avait accepté. Le proconsul Lysias, instruit de leur renommée; les fit appeler devant lui et commença par demander leur nom, leur patrie et quelle fortune ils possédaient. Les saints martyrs répondirent : « Nos noms sont Côme et Damien, nous avons trois autres frères qui s'appellent Antime, Léonce et Euprépius notre patrie, c'est l’Arabie : quant à la fortune, les chrétiens n'en connaissent point. »

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