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  • Ils reconnaissent le « CNT »

    "Le Groupe de contact sur la Libye tout entier a décidé de reconnaître le CNT comme l'autorité légitime de la Libye", a déclaré Franco Frattini, lors de la réunion du groupe à Istanbul. Ce sont ainsi plus de 30 pays qui reconnaissent comme autorité légitime de la Libye un « Conseil national de transition » dont on ne connaît toujours que quelques membres : des défenseurs des droits de l’homme qui vivent en Europe ou aux Etats-Unis, des islamistes revenus d’Afghanistan, des islamistes royalistes, des hommes de Kadhafi en rupture de ban, dont le ministre tortionnaire des infirmières bulgares…

    Et tout cela fait un excellent gouvernement démocratique, souligne Hillary Clinton : les Etats-Unis ont décidé de reconnaître officiellement le CNT comme le « gouvernement légitime » de la Libye (ce qui permet aux Etats-Unis de reverser aux rebelles plus de 30 milliards de dollars d'avoirs du régime Kadhafi gelés dans les banques américaines).

  • Les Philippins en Libye

    « Quand la guerre sera terminée, le travail des catholiques restera une des pages les plus héroïques de l’histoire de l’Eglise en Libye », a déclaré Mgr Martinelli. Le vicaire apostolique de Tripoli. Quelque 2.000 Philippins travaillant dans les hôpitaux sont restés à leur poste. « Quand l’OTAN a commencé à bombarder, la plupart des migrants ont perdu leur travail et ont fui. Ceux qui sont restés ont eu à faire face à d’énormes difficultés. Les infirmières et les médecins philippins ont choisi de rester, pas pour l’argent, mais pour servir le peuple libyen et l’Eglise. Beaucoup de migrants subsahariens, travaillant dans la construction, sont également restés. Ils ont montré un grand courage. Ces gens donnent leur temps et leur vie pour l’Eglise et ils sont un signe d’espoir pour les Libyens. »

  • Nouvelle provocation chinoise contre Rome

    Une nouvelle ordination illégitime d’évêque a eu lieu hier en Chine. Cette fois, pas moins de huit évêques légitimes participaient à l’ordination, dont les quatre qui avaient été enlevés par le régime quelques jours auparavant pour être sûr qu’ils seraient présents. Il manquait un 9e évêque, Mgr Pei Junmin : les prêtres du diocèse avaient décidé d’occuper la cathédrale jour et nuit, pour garder l’évêque. Les autorités ont laissé tomber.

    C’est la 2e ordination illégitime cette année, la 3e depuis l’an dernier. L’Association patriotique a annoncé son intention de sacrer 40 évêques…

  • Saint Henri

    Henri, surnommé le Pieux, duc de Bavière, puis roi de Germanie, et enfin empereur des Romains [Henri II], ne se contenta point des bornes étroites d’une domination temporelle. Aussi pour obtenir la couronne de l’immortalité, se montra-t-il le serviteur dévoué du Roi Éternel. Une fois maître de l’empire, il mit son application et ses soins à étendre la religion, réparant avec beaucoup de magnificence les églises détruites par les infidèles et les enrichissant de largesses et de propriétés considérables, érigeant lui-même des monastères et d’autres établissements religieux, ou augmentant leurs revenus. L’évêché de Bamberg, fondé avec ses ressources patrimoniales, fut rendu par lui tributaire de Saint-Pierre et du Pontife romain. Benoît VIII étant fugitif, il le recueillit et le rétablit sur son Siège. C’est de ce Pape qu’il avait reçu la couronne impériale.

    Retenu au Mont Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière toute miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Il publia une charte importante spécifiant de grandes libéralités en faveur de l’Église romaine, entreprit pour la défendre une guerre contre les Grecs, et recouvra la Pouille, qu’ils avaient longtemps possédée. Ayant coutume de ne rien entreprendre sans avoir prié, il vit plus d’une fois l’Ange du Seigneur et les saints combattre aux premières lignes, pour sa cause. Avec le secours divin, il triompha des nations barbares plus par les prières que par les armes. La Pannonie [Hongrie] était encore infidèle ; il sut l’amener à la foi de Jésus-Christ, en donnant sa sœur comme épouse au roi Etienne, qui demanda le baptême. Exemple rare : il unit l’état de virginité à l’état du mariage et sur le point de mourir, il remit sainte Cunégonde, son épouse, entre les mains de ses proches, dans son intégrité virginale.

    Enfin après avoir disposé avec la plus grande prudence tout ce qui se rapportait à l’honneur et à l’utilité de l’empire, laissé ça et là, en Gaule, en Italie et en Germanie, des marques éclatantes de sa religieuse munificence, répandu au loin la plus suave odeur d’une vertu héroïque, et consommé les labeurs de cette vie, il fut appelé par le Seigneur à la récompense du royaume céleste, l’an du salut mil vingt-quatre. Sa sainteté l’a rendu plus célèbre que le sceptre qu’il a porté. Son corps fut déposé à Bamberg, dans l’église des saints Apôtres Pierre et Paul. Dieu le glorifia bientôt après par de nombreux miracles opérés auprès de son tombeau ; ces prodiges ayant été canoniquement prouvés, Eugène III l’a inscrit au catalogue des Saints.

    (bréviaire)