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  • C’était plus malin

    Pour répondre à la contestation, le roi du Maroc avait lancé une révision de la Constitution. En bref on ne change rien mais on dit qu’on change tout (en dehors du fait que le roi est le commandeur des croyants et que l’islam est religion d’Etat).

    Ont fait campagne pour le oui les partis, les syndicats et les médias, et les imams dont le dernier prêche a été gracieusement fourni par le gouvernement. Le Mouvement des jeunes du 20 février a fait campagne pour le boycott…

    Résultat: 73% de participation, 98% de oui. Et hop, tout est bien qui finit bien.

    Je me demande pourquoi Ben Ali, Moubarak, et même Kadhafi, n’ont pas fait un référendum. Le résultat aurait été à peu près le même. Et, au lieu d’encourir l’opprobre international, ils auraient eu les compliments du jury…

  • L’horreur indienne (mauvais genre)

    Les rapports se suivent et se ressemble : en Inde on pratique à grande échelle l’avortement sélectif : on tue les filles, et « plus on est instruit et riche, plus on tue les filles ». Mais on apprend aussi que des parents transforment leurs filles en garçons. La Commission nationale de protection des droits de l'enfant a ordonné au gouvernement du Madhya Pradesh d'enquêter sur des allégations selon lesquelles près de 300 filles d'une même ville auraient été chirurgicalement transformées en garçons contre le paiement d'une somme de près de 2000 £ par leurs parents.

  • La nourriture objet de spéculation

    Les produits alimentaires sont devenus des objets de pure spéculation financière. C’est extrêmement choquant et terriblement immoral, mais personne ne le dénonce. Sauf le pape. Il vient de le faire dans son discours à la FAO. Et ce sont les seuls mots du discours qui sont soulignés dans le texte.

    La pauvreté, le sous-développement et donc la faim sont souvent le résultat d’attitudes égoïstes qui, partant du cœur de l’homme, se manifestent dans son activité sociale, dans les échanges économiques, dans les conditions de marché, dans le non-accès à la nourriture et se traduisent par la négation du droit primaire de toute personne à se nourrir et donc à être libérée de la faim. Comment pouvons-nous taire le fait que même la nourriture est devenue objet de spéculations ou bien est liée aux évolutions d’un marché financier qui, privé de règles sûres et pauvre de principes moraux, n’apparaît attaché qu’au seul objectif du profit ? L’alimentation est une condition qui concerne le droit fondamental à la vie. La garantir signifie aussi agir directement et sans délai sur les facteurs qui, dans le secteur agricole, pèsent de manière négative sur la capacité de fabrication, sur les mécanismes de la distribution et sur le marché international. Et ce, alors qu’une production alimentaire globale, selon la FAO et les experts autorisés, est en mesure de nourrir la population mondiale.

  • Visitation

    Veni præcelsa domina,
    Maria, tu nos visita,
    Ægras mentes illumina
    Per sacra vitæ munia.

    Veni salvatrix sæculi,
    Sordes aufer piaculi,
    In visitando populum
    Pœnæ tollas periculum.

    Veni regina gentium,
    Dele flammas reatuum,
    Rege quemcumque devium,
    Da vitam innocentium.

    Veni et ægros visites,
    Maria, vires robores
    Virtute sacri impetus,
    Ne fluctuetur animus.

    Veni stella, lux marium,
    Infunde pacis radium,
    Exsultet cor in gaudium
    Johannis ante Dominum.

    Veni virga regalium,
    Reduc fluctus errantium
    Ad unitatem fidei
    In qua salvantur cœlici.

    Veni, deposce Spiritus
    Sancti dona propensius,
    Ut dirigamur rectius
    In hujus vitæ actibus.

    Veni, laudemus Filium,
    Laudemus Sanctum Spiritum,
    Laudemus Patrem unicum,
    Qui nobis det auxilium. Amen.

    Venez, glorieuse souveraine ; Marie, vous-même visitez-nous : illuminez nos âmes malades, donnez-nous de vivre saintement.

    Venez, vous qui sauvâtes le monde, enlevez la souillure de nos crimes; dans cette visite à votre peuple, écartez tout péril de peine.

    Venez, reine des nations, éteignez les flammes du péché ; quiconque s'égare, redressez-le, donnez à tous vie innocente.

    Venez, visitez les malades ; Marie, fortifiez les courages par la vertu de votre impulsion sainte, bannissez les hésitations.

    Venez, étoile, lumière des mers, faites briller le rayon de la paix ; que Jean tressaille devant son Seigneur.

    Venez, sceptre des rois, ramenez les foules errantes à l'unité de foi qui est le salut des citoyens des cieux.

    Venez, implorez pour nous ardemment les dons de l'Esprit-Saint, afin que nous suivions une ligne plus droite dans les actes de cette vie.

    Venez, louons le Fils, louons l'Esprit-Saint, louons le Père, unique Dieu : qu'il nous donne secours. Amen.

    (Séquence de la fin du moyen âge, citée et traduite dans L'Année liturgique)