Le Parlement slovène a décidé hier à l'unanimité l'organisation d'un référendum, le 6 juin prochain, sur l'accord conclu en novembre dernier avec la Croatie concernant le différend frontalier (terrestre et maritime) entre les deux pays. L'accord a pourtant été ratifié par le Parlement le mois dernier. Mais la question est très sensible dans le pays, et l'opposition de centre-droit juge que l'accord lèse la Slovénie (ce qui semble bien être le cas). Elle a donc demandé un référendum, et la coalition au pouvoir a dit oui. L'opposition espère que les Slovènes rejetteront l'accord. Si tel était le cas, le processus d'adhésion de la Croatie à l'UE serait une nouvelle fois retardé.
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Le fric, plus important que la foi pour l'appareil épiscopal allemand
Dans le livre d'entretiens de Robert Spaemann "Nul ne peut servir deux maîtres" (Hora Decima), le philosophe allemand (très proche de Benoît XVI) évoque la question des catholiques allemands qui disent à leur employeur qu'ils ne sont plus catholiques, afin de ne plus verser l'impôt cultuel. Les évêques allemands, craignant une hémorragie de leurs finances, ont demandé qu'une telle demande soit assimilée à une apostasie, entraînant immédiatement l'excommunication. Le blog Osservatore Vaticano donne ce commentaire de Spaemann:
"Pour être excommunié, vous devez déclarer que vous êtes sorti de l'Eglise, répondit Rome. Vous devez dire que vous avez perdu la foi et vous devez donner vos raisons. Il faut le déclarer devant l'Eglise et dans ce cas l'excommunication est automatique. Le déclarer devant l'Etat ne suffit pas. C'est une bombe à retardement, parce que si cela se sait, beaucoup de gens peuvent décider de faire une telle déclaration et donner directement l'argent à leur paroisse ou au pape. S'ils ne veulent pas financer la grande bureaucratie ecclésiale, la solution est toute prête. Les évêques ont vu la menace. Immédiatement après la réponse romaine, le cardinal Lehmann a publié un texte précisant que ce texte ne concernait pas le cas allemand. Il est étonnant que les mêmes qui tolèrent tout sont capables ici d'être durs et d'évoquer l'excommunication. Jusque-là, vous pouviez nier la divinité du Christ ou la virginité de la Sainte Vierge, vous pouviez faire toutes les horreurs possibles tout en restant catholique. Et tout à coup, si vous ne payez plus l'impôt, vous risquez l'excommunication." -
Messe de saint Pie V : encore une première
Dimanche 2 mai, rapporte le blog Summorum Pontificum, le cardinal Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, « a célébré selon l'Usus Antiquior en l'église paroissiale Santa Maria della Pieta ». Et, « en guise de préparation à la messe traditionnelle qui retrouvait droit de cité après des décennies d'absence, les catholiques du diocèse ont pu entendre une conférence de Mgr Nicolas Bux le 28 avril, sur le thème de Benoît XVI et la liturgie ».
C'est la première fois qu'un cardinal, archevêque en fonction, célèbre la messe de saint Pie V en Italie depuis la réforme liturgique.
Le cardinal Caffarra est membre de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, du Tribunal suprême de la Signature apostolique, de celui de la Rote romaine et de l'Académie pontificale pour la vie. -
Sainte Monique
Beaucoup de nouvelles ont été fournies sur elle par son fils dans son livre autobiographique Les confessions, chef d'œuvre parmi les plus lus de tous les temps. Nous apprenons ici que saint Augustin buvait le nom de Jésus avec le lait maternel et fut éduqué par sa mère à la religion chrétienne, dont les principes restèrent imprimés en lui, même durant ses années d'abandon spirituel et moral. Monique ne cessa jamais de prier pour lui et pour sa conversion, et eut la consolation de le voir revenir à la foi et de recevoir le baptême. Dieu exauça les prières de cette sainte mère, à laquelle l'évêque de Thagaste avait dit : « il est impossible que le fils de telles larmes soit perdu ». En vérité, non seulement saint Augustin se convertit, mais il décida d'embrasser la vie monastique et, de retour en Afrique, fonda lui-même une communauté de moines. Les derniers colloques spirituels entre lui et sa mère sont émouvants et édifiants, dans la tranquillité d'une maison d'Ostie, en attendant de s'embarquer pour l'Afrique. Désormais, sainte Monique était devenue pour son fils « plus qu'une mère, la source de son christianisme ». Son seul désir pendant des années avait été la conversion d'Augustin, qui s'orientait maintenant vers une vie de consécration au service de Dieu. Elle pouvait donc mourir heureuse, et effectivement, elle s'éteignit le 27 août 387, à 56 ans, après avoir demandé à son fils de ne pas se donner de peine pour sa sépulture, mais de se souvenir d'elle, où qu'il se trouve, à l'autel du Seigneur. Saint Augustin répétait que sa mère l'avait « engendré deux fois ».
Benoît XVI, 30 août 2009