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  • « Vous serez comme des dieux »

    Thibon.pngLa superbe pièce de théâtre de Gustave Thibon est hélas très rarement jouée. Elle le sera vendredi 5 mars (20h 15) et samedi 6 (9h 45)  à l'Institution Saint-Thomas d'Aquin, à Pontcalec, Berné (Morbihan). Entrée libre. Tél. 02 97 51 61 57.

  • Pour se venger d’un policier musulman, des musulmans incendient… les églises

    Le 21 février, à Kazaure, dans le nord du Nigéria, un officier de police musulman a voulu arrêter un automobiliste musulman pour une infraction routière, mais le conducteur a refusé de s'arrêter. Le policier l'a poursuivi, l'a rattrapé et l'a violemment frappé après l'avoir sorti du véhicule. Le conducteur est mort de ses blessures avant son arrivée à l'hôpital.

    La foule musulmane s'est rassemblée et a essayé de prendre d'assaut le poste de police. Quand ils ont vu qu'ils n'y parviendraient pas, ils se sont retournés contre les chrétiens de la ville : ils ont incendié plusieurs magasins appartenant à des chrétiens et les huit églises de la ville.

    (via Bivouac-ID)

  • Chrétiens d’Irak

    Après l'Angélus, Benoît XVI a fait part de sa « profonde tristesse » en apprenant « les nouvelles tragiques des récents meurtres de chrétiens dans la ville de Mossoul », et en a appelé aux autorités civiles « pour qu'elles fassent tous les efforts possibles pour redonner la sécurité à la population et, en particulier, aux minorités religieuses les plus vulnérables ». Il a ajouté : « Je souhaite que l'on ne cède pas à la tentation de faire prévaloir les intérêts temporaires et partisans sur la protection et les droits fondamentaux de chaque citoyen. »

    Ce même dimanche, des chrétiens ont manifesté à Hamdaniyeh, à 35 km à l'est de Mossoul, pour exiger la protection des autorités et la poursuite en justice des auteurs des huit meurtres de chrétiens perpétrés depuis le 14 févier. Une manifestation a eu lieu également à Bagdad, avec notamment l'évêque auxiliaire de l'archidiocèse chaldéen, Mgr Chlimoune Wardouni.

    Quant au patriarche syriaque catholique Mar Ignatius III Joseph Younan, il a écrit une lettre très ferme au Premier ministre Nouri al-Maliki, accusant les autorités irakiennes de ne rien faire pour arrêter le bain de sang à Mossoul et d'en être complices.

  • Jésus seul

    Extrait de l'allocution de Benoît XVI avant l'Angélus d'hier.

    Les disciples ne sont plus devant un visage transfiguré, ni des vêtements blancs, ni une nuée qui révèle la présence divine. Devant leurs yeux, il n'y a que « Jésus, seul » (v. 36). Jésus est seul devant son Père, tandis qu'il prie, mais, en même temps, « Jésus seul », c'est tout ce qui est donné aux disciples et à l'Eglise de tous les temps : c'est ce qui doit suffire pour le chemin. C'est lui la seule voix à écouter, le seul à suivre, lui qui, en montant à Jérusalem, donnera sa vie et un jour, « transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire » (Philippiens 3, 21).

    « Maître, il est heureux que nous soyons ici » (Lc 9, 33): c'est l'expression extatique de Pierre, qui ressemble souvent à notre désir face aux consolations du Seigneur. Mais la Transfiguration nous rappelle que les joies semées par Dieu dans la vie ne sont pas des points d'arrivée, mais des lumières qu'Il nous donne dans notre pèlerinage terrestre, afin que « Jésus seul » soit notre Loi et que sa Parole soit le critère qui guide notre existence.

  • Vous saurez que Je Suis

    « Quand vous aurez élevé le fils de l'homme, vous saurez que Je Suis. »

    Quand vous aurez élevé le fils de l'homme : c'est-à-dire quand vous m'aurez fait mourir sur la croix. Mais vous m'aurez "élevé" sur la croix, et cette mort indique déjà que ma mort est une exaltation. Par la mort sur la croix, j'indique ma résurrection, mon élévation à la droite du Père. Et alors vous saurez que Je Suis. « Je Suis » qui ? Dans Ezechiel, on a 75 fois l'expression « et alors vous saurez que je suis YHWH ». Ça ne vous suffit pas ?

    Trois versets plus tôt, il a répondu à la question posée directement : « Qui es-tu ? » : « Ten arkhen o ti kai lalo umin. »

    « Ten arkhen ce que je vous dis ». Ten arkhen est a priori intraduisible, puisqu'il s'agit d'un accusatif, normalement un complément d'objet direct, mais qu'il n'y a pas de verbe permettant la construction avec un complément d'objet direct. On ne peut que remarquer que l'expression renvoie aux premiers mots de ce même évangile (de saint Jean) : En arkhe. Au principe.

    Dans le contexte, il est clair, n'en déplaise aux traducteurs modernes, que Jésus affirme sa divinité, ici comme dans plusieurs autres versets de ce discours (« vous saurez que Je Suis »). Un grammairien a établi que l'accusatif peut s'utiliser dans le cas d'une interpellation véhémente, qui sous-entend « je vous dis que ». Or cette expression n'est même pas sous-entendue, elle est précisément la seconde partie de la phrase. Et l'interpellation est véhémente, car c'est ce que Jésus ne cesse d'essayer de leur faire comprendre. « Ten arkhen » : je suis le Principe, comme je ne cesse de vous le dire.

    Et alors vous saurez que je suis le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.

     

    N.B. Le texte de l'évangile que Saint Augustin commente porte: "Ego sum principium, qui et loquor vobis." Et celui de saint Thomas d'Aquin: "Ego principium, qui et loquor vobis", ce qui est dans la liturgie l'antienne du Benedictus de ce jour. Au moyen âge il y avait un motet qui disait: "Ego principium et finis, qui loquor vobis" ("Je suis le principe et la fin, moi qui vous parle"), combinant le verset de saint Jean et celui de l'Apocalypse - de saint Jean: "Ego sum alpha et omega, principium et finis, dicit Dominus Deus : qui est, et qui erat, et qui venturus est, omnipotens".