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  • « Blogueur conservateur » ?

    Voilà que, à mon grand étonnement, j’ai été cité sur le site de France 24. C’était vendredi dernier, dans la rubrique France, dans un article signé Thomas Hubert sur l’affaire du SMS de Sarkozy à Cécilia. Et ce n’était pas pour dénoncer les immondes propos d’un horrible fasciste, mais pour éclairer la question...

    Afin de me citer comme quelqu’un de fréquentable, l’auteur de l’article parle du « blogueur conservateur Yves Daoudal ».

    C’est bien la première fois qu’on me traite de conservateur.

    Je comprends bien que Thomas Hubert devait trouver un qualificatif qui donne une indication de mon orientation, et qu’il ne pouvait pas me définir comme « lepéniste » ou quelque chose dans le genre sans encourir l’immédiate accusation de faire le jeu  de l’extrême droite...

    Mais c’est l’occasion de signaler que j’ai une véritable allergie à ce mot de « conservateur ». C’est au point que je ne vais que très rarement sur le blog intitulé « un blog conservateur parmi tant d’autres », malgré ses évidentes qualités. Uniquement à cause du nom.

    C’est que je ne me sens pas du tout conservateur. Pour une raison précise, c’est que je ne vois pas du tout ce qu’il y aurait à conserver, en France, tant sur le plan politique que sur le plan religieux. Tout est à refaire.

    Je ne veux conserver ni notre classe politique, ni nos évêques. Ni l’idéologie qui nous gouverne, ni la liturgie de nos églises.

    Pour aller d’emblée au fond des choses, le mot conservateur est l’antithèse du Saint Esprit. Le Saint Esprit souffle où il veut, il est jaillissement de vie. On ne conserve pas cette vie, on la reçoit à chaque instant, toujours nouvelle. On ne conserve pas les sacrements. On les confère. Chaque messe est une nouvelle actualisation de la Rédemption. L ’Eglise ne met rien en conserve (la sainte réserve n’est pas une conserve). Elle nous relie à l’éternité, et chacun de ces liens est toujours nouveau, parce que lorsque l’éternité touche le temps de la terre elle apparaît forcément et toujours comme absolument nouvelle.

    Je pourrais dire en forme de boutade que je préfère les produits frais. Ce n’est pas tout à fait une boutade.

  • Pas de commentaire

    Que disait David Martinon quand on lui posait des questions embarrassantes ?

    – Pas de commentaires.

    Que dit Nicolas Sarkozy (exilé en Guyane) quand on lui demande ce qu’il pense de l’affaire Martinon ?

    – Pas de commentaire.

    Sic.

    C’est la dernière facétie en date de cet hilarant impromptu de Neuilly, qui n’a pas fini de nous faire rire. Merci Sarko (père et fils).

    Pour ajouter à l’extrême confusion de la situation (malgré le retrait de Martinon), le Nouveau Centre de Neuilly se dit « tout à fait horrifié des méthodes qui ont amené trois personnes à contrer la candidature de David Martinon » : « Ceci est à l’opposé des valeurs d’humanisme et de loyauté auxquelles nous sommes attachés et remet en cause notre soutien à la liste UMP »

    Ouarf, ouarf, ouarf.

  • Plan banlieue : Sarkozy à bout de souffle

    Communiqué de Marine Le Pen

    Annoncé par Nicolas Sarkozy, voilà donc le énième plan pour les banlieues, qui, pour la énième fois, est censé régler le chômage des "jeunes" issus de l’immigration, changer la vie des "quartiers" et mettre fin aux "incivilités" et à l’insécurité...

    Depuis 1982 et la création de la "Délégation à l’insertion professionnelle des jeunes en difficulté", les pouvoirs de "gauche" comme de "droite" ont injecté, en pure perte, des dizaines de milliards d’euros dans la "politique de la ville". En 2006, l’Etat avait déjà investi 4 milliards d’euros dans les banlieues. Pour quels résultats ?

    Les beaux discours ne doivent pas masquer la réalité aux Français. Tant que le système persistera dans cette folle politique de submersion migratoire qui accentue la crise sociale et obère la cohésion nationale, tous les plans pour les banlieues  ne serviront qu’à une chose : dilapider l’argent des contribuables.

  • Traité de Lisbonne : une Constitution à l’insu du peuple

    Communiqué de Bruno Gollnisch

    Contrairement à ce qu’a déclaré le chef de l’Etat, le Traité européen de Lisbonne n’est pas distinct de la Constitution rejetée en 2005 par les peuples français et néerlandais.

    Tous les dirigeants européens le disent en effet, par franchise, ou par cynisme :  de la chancelière allemande Angela Merkel (« Let us keep the substance, and change the wording ») à l’ancien Président du Conseil italien Giorgio d’Amato, du ministre des Affaires étrangères néerlandais Karel de Gucht au Premier Ministre luxembourgeois Junker,  et même Valéry Giscard d’Estaing, le père de la Constitution européenne de 2005 rejetée par le peuple : le traité de Lisbonne n’est ni “mini”, ni “simplifié”. C’est la Constitution européenne bis !

    Avec des institutions anti-démocratiques : un Président non élu qui n’aura de comptes à rendre à personne ; la Commission de Bruxelles,  gouvernement eurocratique d’où même, fait inouï, la France pourrait être complètement absente ;

    avec un Quasi-Ministre des Affaires Etrangères et de la défense,  inféodé aux Etats-Unis et à l’OTAN, qui pourrait nous entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ;

    avec des décisions désormais supérieures à notre droit national et même à notre Constitution, prises à la majorité dans presque tous les domaines, sans plus aucune garantie pour nos intérêts vitaux ;

    la France ne sera plus qu’une collectivité locale asservie, morcelée, écartelée en Euro-Régions ou en Euro-Länder, que préfigure déjà le découpage de son territoire aux dernières élections européennes de 2004.

     Ce n’est pas le retour de la France en Europe ; c’est la fin (provisoire ?) de quinze siècles d’indépendance de la plus ancienne nation du monde après la Chine. C ’est imposer sous une autre forme aux Français  exactement le texte même qu’ils ont rejeté.

  • Une honteuse tentative de diversion

    Communiqué de Jean-Marie Le Pen

    Face au flop retentissant de son plan banlieue et au grotesque vaudeville de Neuilly, le président de la République a tenté hier soir de détourner l’attention en se prévalant du « succès » que serait son « traité simplifié ».

    Mais en alignant une fois de plus les contre-vérités sur ce traité, qui n’est ni mini, ni simplifié, ni de lui, puisqu’il est la copie conforme de la Constitution européenne, Nicolas Sarkozy a seulement souligné qu’il a trompé les Français.

    Le plus grave demeure qu’il a trahi la France, avec la complicité d’une représentation nationale qui a illégitimement disposé de la souveraineté de la nation.

    « Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. »

  • L’Acathiste à la Mère de Dieu

    Le 11 février est la fête de l’apparition de la Sainte Vierge à Lourdes, qui n’est qu’une mémoire cette année en raison du carême. Le 11 février est la date de la première apparition, et cette année c’est le 150e anniversaire. Depuis le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, l’Eglise fête cette année jubilaire, et le pape viendra à Lourdes sans doute à l’automne.

    Pendant le carême, l’Eglise byzantine célèbre une autre apparition de la Mère de Dieu. La nuit du 7 août 626.

    Byzance était assiégée par les Perses. L’empereur était parti chercher d’éventuels renforts. Ce jour-là les Perses décident d’attaquer. Le patriarche Sergius fait monter sur les remparts l’armée et le peuple. Tous se mettent à chanter des strophes de louanges à la Mère de Dieu. L’ennemi se met en mouvement. Mais voici qu’apparaît dans le ciel une femme d’une sublime beauté, qui lève la main, et cette main levée fait fuir l’ennemi dans le plus grand désordre.

    Au matin, le peuple reprend l’hymne qu’il chantait sur les remparts. Le patriarche déclare la Vierge « invincible chef d’armée » et reine de la ville, et ordonne de célébrer la mémoire de ce jour chaque 5e vendredi de carême.

    Chaque 5e vendredi de carême sont donc chantées les 24 strophes de l’hymne acathiste à la Mère de Dieu, précédées des 9 odes ajoutées par la suite. Acathiste veut dire simplement qu’on ne s’asseoit pas pendant tout le temps de l’office (par opposition aux cathismes qui se chantent assis), parce que les habitants de Byzance avaient chanté l’hymne debout sur les remparts.

    Les quatre vendredis précédents, on chante l’acathiste par morceaux : 6 strophes chaque fois, précédées des 9 odes.

    Il s’agit d’un incomparable joyau de la liturgie byzantine. Pour le faire découvrir à ceux qui ne le connaîtraient pas, et pour célébrer Marie en cette année particulière, je vais donner chaque jour un petit morceau de cet hymne. Je souligne que je donne la traduction utilisée dans l’Eglise melkite grecque-catholique, qui n’est pas polluée par l’air du temps.

    Pour commencer, voici le chant final des odes. Il s’agit du chant de libération de Byzance. C’est le kondakion qui est chanté dans la Divine Liturgie les dimanches de carême, et le jour de l’Annonciation (sur une musique d’une impressionnante solennité) :

    Invincible chef d’armée,
    A vous les accents de victoire !
    Libérée du danger,
    Votre ville, ô Mère de Dieu,
    Vous offre des hymnes de reconnaissance.
    Vous dont la puissance est irrésistible,
    De tout péril délivrez-moi,
    Pour que je puisse vous acclamer :
    Salut à vous, Epouse sans époux !