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  • Les enfants de la République

    Marie-Ségolène a déclaré à la Martinique : « Le métissage est une chance pour la France. Je serai présidente de la République de la France métissée. »

    Mais elle a de la concurrence. Car Sarkozy l’a précédée. Dans son discours du sacre, il a déclaré : « Je veux être le président d’une France qui aura compris que la création demain sera dans le mélange, dans l’ouverture, dans la rencontre, je n’ai pas peur du mot, dans le métissage. » (Le Salon Beige fait remarquer que Sarkozy a effectivement dit cela, mais que ces derniers mots ne figurent pas dans le texte imprimé du discours.)

    Marie Ségolène a poursuivi : « Je n’accepterai plus qu’on parle d’enfants de première génération, deuxième, troisième génération. Nous sommes tous des enfants légitime de cette République qui doit ouvrir ses bras. »

    La première phrase est une nouvelle atteinte à la liberté d’expression, une nouvelle censure imposée aux sociologues et aux historiens.

    La deuxième phrase est quasiment une citation de Jacques Chirac, qui avait proclamé dans son fameux discours sur la laïcité, le 17 décembre 2003 : « Tous les enfants de France, quelle que soit leur histoire, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur croyance, sont les filles et les fils de la République. Ils doivent être reconnus comme tels, dans le droit mais surtout dans les faits. »

    Je réponds à Marie-Ségolène comme j’avais répondu à Jacques Chirac (dans Reconquête et dans une conférence) : Eh bien non. La République ne m'a pas donné la vie, elle n'est donc pas ma mère. Je suis l’enfant de mes parents, je suis aussi un fils de l’Eglise qui m’a engendré à la vie surnaturelle, je ne suis pas un fils de la République. La République n’a jamais donné naissance à personne. On peut se dire enfant de la nation (non dans l’acception révolutionnaire du mot, mais dans son sens traditionnel lié à son étymologie : nation et naître ont la même racine), ou enfant de la patrie (même raisonnement, patrie et père). Jean-Marie Le Pen a souvent dit quelle émotion il avait eue quand on l’avait fait « pupille de la nation », et quelle responsabilité cela lui conférait vis-à-vis de la nation. Mais précisément on ne dit pas « pupille de la République ».

    Mettre la république au-dessus, et en fait à la place de la nation, à savoir un régime politique au-dessus, et en fait à la place de la communauté charnelle et historique, c’est une radicale subversion, typique d’une certaine idéologie de gauche, qui est désormais l’idéologie de la pensée unique. Il est vrai que c’est celle de la Révolution française, à laquelle chacun se réfère. Or la république (au contraire de la nation) est par vocation la république universelle, elle ne connaît pas de frontières : c’est la république qui se fond dans l’Union européenne et dans le mondialisme, et dont l’avenir est donc forcément le métissage, qui est l’une des façons de détruire la nation. (Ce n’est pas un hasard si Condoleezza Rice a eu des propos très forts sur cette nécessité de métisser les sociétés européennes afin de parvenir à la démocratie mondiale du melting pot.)

  • Le devoir de l’Etat

    Jean-Marie Le Pen a prononcé aujourd’hui, lors d’un banquet patriotique à Yvetot, un discours sur l’insécurité sous toutes ses formes. En voici la conclusion :

    La première mission de l'autorité constituée, de l'Etat, la raison du respect que l'on a pour lui, c'est qu'il assure à chacun la sécurité de sa vie, de ses proches, de ses biens.

    Supprimez cela, et vous retournez à la barbarie.

    Le devoir fondamental de l'homme politique, ce n'est donc pas de permettre que demain on rase gratis, qu'on vivra sans travailler, que les autres paieront.

    Non, c'est d'assurer qu'on ne vous assassinera pas, qu'on ne vous dépouillera pas, de votre portefeuille ou de votre emploi, qu'on ne vous empoisonnera pas, avec de la nourriture avariée ou des produits médicaux infectés.

    Cela, c'est la base de la civilisation, le but ultime de la politique, et pour cela, il faut contrôler, réglementer quand c'est nécessaire et empêcher les dangers extérieurs de pénétrer dans le pays.

    Eh bien nous, mes chers camarades, nous qui ne rêvons que d'être les serviteurs du peuple Français, nous acceptons de passer pour réactionnaires ou pour " fascistes ", lorsque nous disons qu'il faut savoir stopper certaines dérives politiques, économiques et sociales.

    Nous acceptons de laisser la compassion aux moralistes, pour nous astreindre à notre devoir d'état, celui de protéger et de défendre nos compatriotes d'abord.

    Nous voulons rendre à l'homme politique sa dignité, mais aussi sa responsabilité, afin que plus jamais, le peuple Français ne puisse souffrir des erreurs de politiques économique, de politique familiale, de politique d'immigration, de politique de sécurité.

    L'objectif n'est pas de faire du passé table rase pour reconstruire une société nouvelle qui ne peut être qu'une utopie meurtrière et une réalisation injuste et désordonnée.

    Nous en appelons simplement au bon sens.

    Il faut agir, et simplement garder raison, au plus proche de la terre, des paysages, des hommes et de leurs attaches naturelles, afin que les pages à écrire de l'Histoire de France ne soient pas les dernières.

    (On peut lire le texte intégral du discours sur le site du Front national ou sur le blog de Jean-Marie Le Pen.)

  • Saint Jean Chrysostome

    L’Eglise latine a adopté le 27 janvier pour la fête de saint Jean Chrysostome. Dans le calendrier byzantin (celui de la « liturgie de saint Jean Chrysostome »), ce jour est celui de la fête de la translation de ses reliques, lorsque, en 438, l’empereur et le patriarche firent rapatrier ses cendres d’Arménie, où il avait été exilé. On dit que le peuple alla à sa rencontre sur des barques si nombreuses que la mer paraissait la terre ferme, illuminée par d’innombrables flambeaux couvrant le détroit du Bosphore.

    Ceci est le tropaire de la fête de saint Jean Chrysostome, le 13 novembre ; il est également chanté pour la fête de la translation :

    « La grâce de ta bouche, resplendissante comme un flambeau, a illuminé le monde. Elle y a déposé les trésors de la pauvreté, elle a démontré la grandeur de l’humilité. En nous instruisant par tes discours, ô Jean Chrysostome notre père, prie le Verbe, le Christ Dieu, de sauver nos âmes. »