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  • Le mois du cochon

     

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    Photo volée à François Desouche, qui montre qu’au mois de novembre on tue le cochon (portail de la collégiale Saint-Ursin à Bourges).

    « Tue ton cochon à la Saint-Martin, et invite ton voisin », dit le dicton.

    Mais la « fête du cochon » peut avoir lieu jusqu’au carême.

  • L'Église n'oublie pas les plus petits de ses enfants

    Extrait du discours de Benoît XVI aux participants au congrès organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale des services de la santé, sur le thème: "La pastorale dans le soin des enfants malades", le 15 novembre.

    "Maxima debetur puero reverentia" (Juvénal, Satire xiv, v. 479) : les anciens reconnaissaient déjà l'importance de respecter l'enfant, don et bien précieux pour la société, auquel doit être reconnue la dignité humaine, qu'il possède déjà pleinement depuis que, non encore né, il se trouve dans le sein maternel. Tout être humain a une valeur en soi parce que créé à l'image de Dieu, aux yeux de qui il est d'autant plus précieux qu'il apparaît plus faible au regard de l'homme. Que d'amour doit-on mettre alors dans l'accueil d'un enfant non encore né et déjà affecté de pathologies médicales! "Sinite parvulos venire ad me", dit Jésus dans l'Evangile (cf. Mc 10, 14), en nous montrant quelle devrait être l'attitude de respect et d'accueil avec lequel prendre soin de tout enfant, en particulier quand il est faible et en difficulté, quand il souffre et qu'il est sans défense. Je pense en particulier aux petits orphelins ou aux enfants abandonnés à cause de la pauvreté et de la désagrégation familiale; je pense aux enfants victimes innocentes du sida ou de la guerre et de si nombreux conflits armés en cours dans diverses parties du monde; je pense à l'enfance qui meurt à cause de la misère, de la sécheresse et de la faim. L'Église n'oublie pas les plus petits de ses enfants et si, d'un côté, elle se félicite des initiatives des nations les plus riches pour améliorer les conditions de leur développement, de l'autre, elle ressent avec force le devoir d'inviter à prêter une plus grande attention à nos frères, pour que, grâce à notre solidarité concertée, ils puissent regarder la vie avec confiance et espérance.

  • Sainte Elisabeth de Hongrie

    Sainte "européenne", Elisabeth naquit dans un contexte social de récente évangélisation. André et Gertrude, les parents de cet authentique joyau de la nouvelle Hongrie chrétienne, se soucièrent de la former à la conscience de sa dignité de fille adoptive de Dieu. Elisabeth fit sien le programme de Jésus Christ, Fils de Dieu, qui, en se faisant homme, "s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave" (Ph 2, 7). Grâce à l'aide de maîtres excellents, elle se plaça sur les traces de saint François d'Assise, en se proposant comme finalité personnelle et ultime de conformer son existence à celle du Christ, unique Rédempteur de l'homme.

    Appelée à être l'épouse du Landgrave de Thuringe, elle ne cessa de se consacrer au soin des pauvres, dans lesquels elle reconnaissait les traits du Maître divin. Elle sut unir les dons d'épouse et de mère exemplaire à l'exercice des vertus évangéliques, apprises à l'école du saint d'Assise. Elle se révéla une véritable fille de l'Eglise, en offrant un témoignage concret, visible et significatif de la charité du Christ. D'innombrables personnes, au cours des siècles, ont suivi son exemple, en la considérant comme un modèle du reflet des vertus chrétiennes, vécues de manière radicale dans le mariage, dans la famille et même dans le veuvage. C'est à elle que se sont inspirées également des personnalités politiques, en y puisant une incitation à œuvrer à la réconciliation entre les peuples.

    L'année internationale d'Elisabeth, qui a commencé à Rome le 17 novembre dernier, suscite de nouveaux élans pour mieux comprendre la spiritualité de cette fille de la Pannonie, qui rappelle aujourd'hui encore à ses concitoyens et aux habitants du Continent européen l'importance des valeurs impérissables de l'Evangile.

    Monsieur le Cardinal, je forme des vœux fervents afin que la connaissance approfondie de la personnalité et de l'œuvre d'Elisabeth de Thuringe puisse aider à redécouvrir avec une conscience toujours plus vive les racines chrétiennes de la Hongrie et de l'Europe elle-même, en invitant les responsables à développer de manière harmonieuse et respectueuse le dialogue entre l'Eglise et les sociétés civiles, pour construire un monde réellement libre et solidaire. Puisse l'année internationale d'Elisabeth constituer pour les Hongrois, les Allemands et pour tous les Européens, une occasion plus que jamais propice pour souligner l'héritage chrétien reçu par les pères, afin de continuer de puiser à ces racines la sève nécessaire pour une abondante fructification du nouveau millénaire qui vient de commencer.

    Lettre de Benoît XVI au cardinal Erdö, primat de Hongrie, pour le septième centenaire de la naissance de sainte Elisabeth, le 27 mai 2007.